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Marie-Tout-Court chapitre V

Publié le par François & Marie

Résumé

Charles Edouard, jeune parisien en villégiature chez Marie-Tout-Court, découvre avec émerveillement tous les charmes de la campagne. Sa jeune préceptrice se fait une joie de l'initier au parler authentique des gens de la terre en lui faisant découvrir les charmes de la vie au grand air ...Marie-Tout-Court vient de sauver son ami d'une périlleuse piqûre d'ortie.                                                  

meuh

 

................................. 

- Vouais, hein !

- Qu'êst c'qu' vôs ménédiaincie (manigancez) don' lês ptchiots? s'informe la mémé qui a eu vent du remue-ménage.

- C'est rien mémé, c'est juste qu' les z'orties ont fait un câlin aux dgenoux (genoux) du Charlie!

- I'ê ran! I fêt circulaïer l'saing, rassure la mémé. (C'est pas grave, ça fait circuler le sang) 

- Mémé! Nanny! an cause ês vêches in patouais,  illes rèpondant! affirme Marie guillerette.

-Vôs seutes dê ch'naillots! si lês pt'chiots neurins vôs migeant point, vôs êrez lê ! A pe i vaut mi-e çan qu' d'causer à san bounnot! (Vous êtes des espiègles!"si les p'tits cochons vous mangent pas", vous irez loin! Et pis c'est mieux que d' causer à son bonnet!), concède la mémé.

- Tchârles- Edouïâl, dèpouï que j'saïs qu'on ne qu'ïou pas les feuïlles dê grusâlles, maïs les pïtïts bïoules rïouges, ape qu'y a point d'âbre à patates, mouaïs êtïou, j' quïause l' patouais, assure fièrement une Nanny en sabots terreux, transpirant sous le guingois de son chapeau de paille. (depuis que j' sais qu'on ne cueille pas les feuilles des groseilles, mais seulement les petites boules rouges et qu'il n'y a pas d'arbre à patates, moi aussi je comprends le patois.)

- ...Dês âbres à patates...Ille bargeotte (elle gagate) la Nanny! J' te flanquerôt man biâ qu'ille va nôs fêr accrère qu'ille en a voy-u ê Cotchi dês Piantes... (j' te ficherais mon billet - j' te parirais - qu'elle va nous faire croire qu'elle a vu des arbres à patates au Jardin des Plantes) rababouêne (bougonne)Marie tout-court. Allez viens Tcharlie, on va jouer aux billes dans le pré dês couchons.

- Les billes chez les cochons? Diantre ça n'est pas dans ma culture. En revanche, je suis un redoutable adversaire au jeu d'échecs. Une fois par semaine, dans le salon d'hiver, j'inflige à Nanny un "échec et mat" qui l'agace fort, elle en toussote de contrariété... Cocasse, non ?

P-tiote-1.jpg- Ouh bin l' Charlie, v'là qu'te fês l' bellot, que te d'vins grimacier (voilà qu' tu fais le prétentieux, qu' tu fais le "difficile")! Te v'là tout bourenfle (enflé) d' grands mots...Bin moi j'ai ni échecs, ni salon, mais j' te f'rai dire que j' suis bin aidraite pou fêr' rétaquer lês carrenèes (bien habile pour faire résonner les billes), dans la pôs'rote (poussière) de la souille à couchons (les cochons s'étaient approprié un espace pour se vautrer, la terre y était fine, propre et blonde comme du sable fin, c'était un délice d'y tracer des jeux de billes). J' va t'apprendre à creuser un pot, à quiller et pis à faire un carreau, mais t'as pas intérêt à frouiller (tricher), j' te guette!

Tac, tac, les billes d'argile des compères s'entrechoquent gaillardement alors que le clocher annonce midi et que la mémé claironne,

- Aààà la souupe!

In vouaillant lês boubots, ille en baîlle bieu, l' subiô coupé ! (Elle n'en revient pas, le sifflet coupé, en voyant dans quel état sont les deux gamins!) 

- Aga mouais çan ! Vôs seutes dês frais, dès vraïs campvoulants! An crêrôt dês ébouailles. Dépâdjie vôs d'vôs dèpiatrer sôs la pampe d' l'auge dês vêches. Airouche!.(R' gardez-moi ça! Vous voilà jolis, vous voilà propres, des vrais romanichels, on dirait des épouvantails. Filez vous décrasser sous la pompe de l'auge à vaches. Grouillez-vous!) 

Sommairement rincés, éclaboussés d'eau fraîche et de rires, les loupiots se faufilent à la table familiale pour la mérande (repas de midi).

Nanny, convertie au tablier de cotonnade et à l'ambiance bucolique lève son verre et réclame,

- Dou pïcrouâte, pëpë, s'ïl tou plaït ! 

Dans cette ambiance joviale les marmousets bricolent :

Charles- Edouard, appliqué, aligne sur les bords de son assiette un méticuleux démêlage de pâtes à potage. Elles annoncent sans nuances " vive marie et béret bouse".

La malicieuse Marie tricote en tapinois les bretelles de son compère au dossier de sa chaise.

Mais voilà qu'on "sabote" dans la cour.

- Y'a-ti quéquion dans c'ta mâjon ? quéquion qu'êrot b'sin que j'm'aidise, pou lês m'nanges?

(Y' aurait-il quelqu'un dans cette maison qui aurait besoin d'aide pour les vendanges?) lance une voix joviale en guise de présentation.

A la campagne, pas besoin de sonnette. pour prévenir de sa venue, an cheupe an montant la cô) (on s'exclame en entrant dans la cour).

- Oh bin, t' vouais l' Vencent... pou lês m'nanges i'ê point tintât, i'ê auj'd'heu in tchïnze, souligne malicieusement le pépé. Mês d'abôrd qu't'ês ique, n'entre don', vint trinquer d'aveu nôs ape chmèquaïe in bout d' têtre d' l'Aurélie, t'voirâs, i'êst point du "ciré d' vieux gaichon" ! 

(Oh ben tu vois l' Vincent...pour les vendanges c'est pas pressé, c'est pour dans quinze jours. Mais puisque t' v'là, entre donc trinquer avec nous et goûter à la galette de l'Aurélie, tu verras, c'est pas du gâteau mal cuit d' vieux garçon!) 

L'Vincent ôte gauchement le béret qui a bel âge qu'el ètôt vissi su san crâceuse. (éternellement vissé sur son crâne)

Timide

E maiyennaise in ptchiot évant d's'aster qu' m'en sû dês (précautionneusement, comme sur des oeufs, aux côtés de cette étrangère, qu'il lui démangeait de voir de plus près.)

De mémoire de galette de feutre, aucune n'a été aussi pétrie et triturée que l'a été ce jour-là le béret du vieux veuf, bin trebi (tout émotionné).

L'assemblée s'interroge: sont-ce les effets du picrate ou ceux du malaxage de béret qui font rosir les Nanny's pommettes et papillonner les inglish's cils?

Les paris au jeu de la séduction sont ouverts. Peu concernés, les juniors filent à l'anglaise pour infliger aux portes de grange une partie de balles jonglées. 

Et que ça virevolte, pirouette et roucoule de rires!

- Paumi-pauma- certificat- de bonne étude -pour avoir mis -la main au front- au dos- aux pieds...

On triche juste un peu, on se bouscule; fièvreusement on fourrage dans les herbes pour gagner le titre de meilleur dénicheur de ballon égaré et puis... pfff! on s'affale en écaquelées (éclats de rire), recrus d'amusements, à l'ombre du vieux tilleul. 

Marie Tout Court copie

- Pou-ou-ou-ccce! hoquette Marie, on va faire une p'tite mérienne (courte sieste après le déjeuner). C' ta vêpriâ (c' t' après-midi) on f' ra d' la marelle sautralante (à cloche-pied), et pis aussi, on tressera des p'tites chaises en embirlificotant des joncs. Et pis t'sé, au jeu d' la ficelle, on f'ra l' tambour, l' berceau du chat, l' parachute...hé?... tu dors?... pis on comptera les fourmis avec un boulier, mais... Tcharlie, tu dors pour de vrai?...  J' te dirai le secret pour zieuter dans le puits sans te faire croquer par le tire-bigot (croquemitaine franc-comtois.), ape vouler le niau d' la pôlaille-couisse sins t'fér' bocquer...(et puis voler le faux oeuf de la poule qui demande à couver, sans te faire becquer). Eh, Charlie?... Pou' le vêprenon, y'èra dê reutchas d'cramaillotte... (pour le goûter, il y aura des tartines de gelée de pissenlits...)

Chut! sous le tilleul gonflé d'abeilles ils se sont endormis...

 

Pour relire l'épisode 1: cliquez ici

 

Pour relire l'épisode 2: cliquez ici

Pour relire l'épisode 3: cliquez ici

Pour relire l'épisode 4: cliquez ici

 

Publié dans Histoire en Patois

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Défi n° 100 " Mots de tête" proposé par Tricôtine, pour les Croqueurs de mots .

Publié le par François & Marie

"Mots de tête".

Trouvez trois mots (maximum) qui aient un lien direct avec la tête.

Inscrivez-les dans un texte court.

..............................................................................................................................................

CrampillonCrampillon tire la tête.

Mais comment peut-il la tirer

puisqu'il n'en a pas!

N'a-t-on jamais vu ça?

Un clou sans cabêche, en U... à deux bras,

que l'on dit "cavalier" de surcroit. 

Il en a plein le dos

de ne fréquenter

que des fils de fer barbelés rustauds. 

Il rêve de courtiser

fauteuils clubs ou crapauds,

d'être un élégant clou tapissier,

tige effilée 

en bel acier bleuté.  

Turlupiné par cette iniquité,

tout de go, subito,

il interpelle martel:

- Oh eh, du marteau! 

fais-moi une tête au carré, illico presto! 

- Adjugé! tope le marteau avant que de taper. 

Crampillon a la tête ailleurs, on le sait;

mailloche en vain l'a cherchée,

mais jamais ne l'a trouvée.

Ainsi, crampillon en U demeura, 

toujours sans chef, mais gardant ses deux bras*.

 

* De la veine il a, parce que, holà!

"pas d'bras, pas d'chocolat"... 

 

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Défi n°99 proposé par "ABC. Détente en poésie" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"En quelques vers, vous parerez votre poisson d'avril d'une cravate et vous lui en expliquerez l'importance".

................................................................................................................................................

poissons.jpg- Qu'est-ce donc que cette poignée d'oripeaux?

- Seulement quelques étoffes, pour te faire tout beau!

- Me faire beau, mais ne le suis-je déjà point?

- Mais si, mais si bien sûr, mon gentil marsouin.

- C'est assez! je ne suis pas un cétacé...

Quelle idée de vouloir cravater un poisson, elle m'en donne des frissons. 

Tout en tentant à l'anglaise de filer, je vogue et l'entend divaguer.

Elle me poursuit.

Elle dit,

- Une cravate ça fait aristocrate. Une cravate c'est smart. Tu t'imagines cravaté au menu d'un restaurant étoilé... la classe...

- La poisse!

- Toi qui, dans ton sommeil, a drossé jusqu'aux îles Canaries, avec une cravate lestée, tu dormirais au fond de l'océan sans dériver, paisiblement.

- (En appartée) Ach, les Canaries, à m'y enfuir j'avais presque réussi, ach...

- Accroches-y un hameçon, tu deviens le pêcheur du pêcheur, ça a du bon!

- C'est plein d'os et de cuissardes le pêcheur, j'aime pas, c'est pas bon.

Elle persiste et insiste,

- Laquelle siérait le mieux, voyons...Dans ton milieu clapoteux, s'imposerait la "régate" (de la cravate l'ancienne appellation), ou lui préférerais-tu le joli noeud papillon? Toi qui te rêvais exocet, ton voeu serait à demi exaucé.

Celle "de chanvre"? Heu...Oublions, oublions. A ces mots tu te rengorges, scandalisé, avec juste raison; tu te "poses dans ta cravate"...enfin...pour pouvoir t'y poser, encore faudrait-il que tu en aies...

Tu bougonnes? Tu dis que je te demande la lune, que d'une cravate tu n'as nulle utilité... Et si, justement, sa seule utilité était le plaisir de pouvoir l'enlever! Pour le savoir, il faudrait essayer... 

- Adieu, c'en est assez, je file.

- Reviens mon cétacé bien-aimé, c'était un poisson d'avril!

 

 

 

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Défi n°98 " Le langage des fleurs", proposé par Quichottine pour les "Croqueurs de mots".

Publié le par François & Marie

"Le langage des fleurs".

On dit que les fleurs ont un langage, mais qu'en font-elles quand elles sont au jardin?Imaginez un dialogue en tenant compte de ce qu'elles sont censées exprimer dans un bouquet. 

........................................................................................................................................... 

- Flous, flous et reflous! tous mes clichés sont flous.

Sous le rideau noir on se lamente.

Le rideau noir de la chambre photographique.

La chambre photographique plantée dans le fouillis du jardin.

Du jardin à l'anglaise de Levôtre.

- Les jardins tirés au cordeau de Lenôtre m'auraient donné moins de fil à retordre, regrette encore la voix.

- Bah... mes fleurs sont des sauvageonnes. Elles ne tiennent pas en place, reconnaît placidement Levôtre.

Pourtant un souci point sous cette bonhomie. 

Levôtre ne peut point décevoir son ami Nicephore-Nadar.

Face au célèbre trépied du grand photographe en vogue, même les jardins ébouriffés se doivent de prendre docilement la pose.

Il y aura fort affaire. Ici, tout vibre, tout frissonne et délivre des messages de vie.

Ici, ça froufroute. Les tendres glycines enlacent les trompeuses clématites, les liserons importuns s'imposent aux rosiers grimpants, éternellement amoureux en les entrelaçant.

Là, ça crépite. Les capucines réveillent de leurs ardentes flammes la virginité des lys majestueux.

Par là, ça clapote. Les belles de jour si coquettes, se mirent dans le bassin où d'égoïstes narcisses sont à demi ployés.

Plus loin, ça susurre. Les discrètes belles de nuit murmurent des bluettes aux délicats bleuets sans jamais parvenir à les faire rougir.  

Par ici, ça chaperonne. Les marguerites au coeur simple et fidèle, offrent aux modestes violettes le rempart de leurs tiges, où elles aspirent à rester humblement cachées.

Dans un recoin ça implore. Les frêles myosotis supplient anxieux: ne nous oubliez pas!

En lisière de gazon, ça s'épaule. Les coquelicots aux sentiments fragiles recherchent le soutien des freezias, garants d'un amour résistant.

Dans le fouillis du coin à hérissons ça embaume. Les tendres et loyales lavandes mêlent leurs fragrances à l'ardeur poivrée des oeillets.

Sur le vieux mur de pierres, ça sauve sa peau. Les lierres attachants fuient la cruauté des urticantes orties.

A droite et à gauche, ça joue les conciliateurs. Le chèvrefeuille tricote des liens d'amour et d'amitié entre les froids et insouciants hortensias, les insensibles houx et les orgueilleux tournesols.

Par ses trémulations, la délicate petite gent ailée contribue à cette ambiance animée.

Les libellules jolies demoiselles, charment de leurs circonvolutions les géraniums aux sentiments contrariés.

Les papillons citron, virevoltent autour de mélancoliques jonquilles en quête d'affection.

Les rondelettes coccinelles titillent les amicales clochettes des campanules bleues et du muguet porte- bonheur. Bientôt elles sonneront l'heure du premier rendez-vous des glaïeuls!

Levôtre, assis dans les bruyères, gardiennes des rêveries solitaires, sourit béatement. Son jardin est heureux, au diable les floutages!

Nicéphor-Nadar, aussi nébuleux que ses images, s'est endormi dans les bégonias, fleurs de la cordialité, signifiant ainsi à son ami "l'amitié que je vous porte est sincère".

Il rêve qu'il est au Jardin des délices et en ronflote d'aise. 

...........

Le langage fleuri vu par François.

 guguss-copie-copieFX.jpg

  fillette-copiefx.jpg.

guguss3fx-copie-2


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Défi n° 97 "Faisons la part belle à nos envies" proposé par "Un soir bleu" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"Faisons la part belle à nos envies"

(Référence "La liste de mes envies" de Grégoire Delacourt.)

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 En-Vie-fx3.jpg

- J'ai envie!

- Ah! bonne nouvelle, ça signifie que tu es en vie!

................ 

Il n'a plus d'envies...

autant dire qu'il va perdre la vie...

Pas-en-vie-copie-fx1.jpg

.................. 

Avoir des envies,

mais sans être envieux,

c'est mieux.

.................. 

Tes loufoques envies,

Lili

dont le ventre s'arrondit,

n'adresseraient-elles pas

au futur papa

un message: eh! nous sommes là.

................... 

- Tu es bien jolie assise ainsi Flavie, parmi les papillons cramoisis.

- Approche! sors tes binocles de ta poche, tu verras voltiger des brioches.

- Ah! l'étourdi,  j'oublie que chacun a les yeux de ses envies...

................... 

- Ai envie! ai envie, ai enviiiiie, dit le petit.

- Attends un instant dit la maman.

- A y est! dit le petit,

sur le tapis

ai fait... pipiii!

..................... 

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Défi n° 96 "La rupture", proposé par Lilou Frédotte (Rêve d'écriture) pour Les croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"La rupture". 

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CoupleFXLightComme cul et chemise

nous étions mêlés en tricotage serré.

Et nous voilà comme chien et chat, 

ayant l'un l'autre maille à partir souvent. 

Nous avions fusionné,

il me soutenait ferme du temps

où je filais un mauvais coton.

Notre maillure, nous la rêvions éternelle,

mais notre relation a changé de ton.

Jugez-en. 

Dorénavant si d'aventure 

de la chaleur je viens à lui prodiguer, 

le voilà tout rétracté, au bord de la fracture.

Si de mes bouclettes je le frôle

il se distend lâchement le drôle... 

et ce matin, clac! il a craqué.

La rupture.

Totale et sans appel.

Et me voilà bien pauvre chose...

Pauvre chausse ridiculement tirebouchonnée,

accordéonnée sur un mollet velu,

trahie par ce fils de  ce  fil de latex,

larguée par Tic, un grossier caoutchouc

claqué tout mou, qui était mon étai.

Hélas! Tic m'a lâchée...    

Il vient de me laisser tomber, flasque 

comme vieille chaussette,

aussi maudite qu'une laide tarasque...

Moi, la mi-bas si fière d'avoir gravité

jusques à un humain poplité,

me retrouve bas jetée,

humiliée,

au rang de bonasse socquette régressée 

par un hypocrite élastique

désélastiqué.

Je ne décolère pas.

Le moral dans les chaussettes

ChaussettesFXlightje sanglote, ruisselante chaussette,

qui ne sera plus jamais, ni sèche chaussette, 

ni archi-sèche chaussette 

aux pieds d'une archi-duchesse en chaussettes...

Fâchée à tout jamais avec ce loustic

de Tic l'élastique,

je vais me reconvertir en joli bas-jarretière

et me consacrer toute entière

à une Duchesse altière,

sans tics.

Et toc!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Défi n°95 "Faisons la fête au vent" proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 "Faisons la fête au vent".

..................................................................................................................................................................................................................

angelot.jpgEn comptine.

 

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je t'enlèverai le Nord,

avec ou sans ton accord 

pour que la méchante bise

ne fasse pas mes oreilles cramoisir.

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

j'ôterai le Sud et l'Est sûrement

pour que mon étole résiste au vent d'autan

et que mon panama en fasse autant!

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je te conserverai à l'Ouest

surtout à l'heure de la sieste

où ton zéphyr doux et chaud

fera voleter le jupon de Margot.

Ne restera plus que l'Ange à trompette

en si jolie gi-rouette

qui ne cessera de mistral souffler,

sinon il se fe-ra plu-mer.

 

 

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Défi n°95 "La fête au vent" proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 "Faisons la fête au vent".

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En comptine.

 

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je t'enlèverai le Nord,

avec ou sans ton accord 

pour que la méchante bise

ne fasse pas mes oreilles cramoisir.

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

j'ôterai le Sud et l'Est sûrement

pour que mon étole résiste au vent d'autan

et que mon panama en fasse autant!

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je te conserverai à l'Ouest

surtout à l'heure de la sieste

où ton zéphyr doux et chaud

fera voleter le jupon de Margot.

Ne restera plus que l'Ange à trompette

en si jolie gi-rouette

qui ne cessera de mistral souffler,

sinon il se fe-ra plu-mer.

 

 

 

 

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Défi n°94 proposé par Hauteclaire ("Des mots et merveilles") : "Silence on tourne" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"Silence on tourne".

.............................................................................................................................................

affiche.jpgCe film?... Son titre m'échappe... 

"Le cerveau" pris dans un "étau", "j'ai la mémoire qui flanche", "la tête en friche". 

Côté neurones c'est "le grand silence"...sans doute "les risques du métier", trop longtemps j'ai vécu "de l'autre côté du périph".

Ce titre, tu vas bien finir par le retrouver, "aide-toi le ciel t'aidera", me gourmandais-je.

Puisque nous parlons gourmandises, serait-ce "les saveurs du palais"? Non!

Mais tout à coup "j'ai faim"! "Il reste du jambon"? 

"Vilaine", "mauvaise fille"! tu t'égares, me sermonnais-je.

Qui pourrait m'aider? "Les Arnaud"? "Zion et son frère"? "Le petit Nicolas"? "Ces messieurs de la famille"? Essayons d'abord auprès de mon "bel ami".

- "Chéri", pourrais-tu me mettre sur la piste?

- "Sur la piste du Marsupilami"! Houba- houba! veux-tu du "chocolat"? 

"Carrément à l'ouest" mon "Alexandre le Bienheureux"! Depuis "le passage à l'heure d'été", son esprit baroque et lui -même se sont reconvertis en "intouchables" farfadets...

Face à mon désarroi, se voulant rassurant, il me tendit "le chocolat" et ajouta,

- "Pleure pas Pénélope"! Tu vas avoir le nez rouge et galvauder tous "les petits mouchoirs" comme le jour où je t'ai annoncé: "Caroline chérie" (je sais, il y avait erreur dans "le prénom"...) je vais te quitter puisque "l'amour dure trois ans" et comme "un bonheur n'arrive jamais seul", je t'annonce que "Camille redouble"...

J'ai dit "merci pour le chocolat", l'ai croqué aux larmes mêlé, me souvenant de  cet épisode où j'ai fui "la maison jaune" avec l'intention de passer "ma nuit chez Maud". "Le code a changé" a ricané "le concierge" pervers, sosie de "Belphégor le fantôme du Louvre".

Je me suis retrouvée comme une "potiche" devant chez "Max" et "Emmanuelle" qui m'ont proposé "et si on vivait tous ensemble"? J'ai déguerpi.

Et me suis décidée à mettre en scène "Silence, on tourne".

On est "hors les murs", bien "au delà des collines", dans le vallon "au cul du loup". 

"Mademoiselle Chambon" se marie, bien trop jeune pour se mettre "la corde au cou".

On s'interroge: pourquoi "la mariée était en noir"? On suppute: parce qu'elle épouse un "Tanguy"?

On fait dans "la délicatesse", on  parle d'"Amour", on va "se souvenir de belles choses", pour gommer la rugosité "de rouille et d'os" et atténuer l'âpreté "des vents contraires". 

On s'immisce au coeur d' "une affaire de famille", d'un matriarcat de "huit femmes", "Augustine", "Séraphine"," les femmes du sixième étage", "Thelma, Louise et Chantal". L'une d'elles "s'appelle Sarah" et aime en secret un "Alceste à bicyclette" qui sur sa selle, scelle ses lèvres sur un secret troublant, rythmant ses pédalages fous d'incantations à Eole - je veux "du vent dans mes mollets", je veux du vent dans mes mollets...jusqu'à générer la tempête. 

On plonge dans de mystérieux abysses.

Pourquoi "Manon des sources" boude-t-elle "la fille du puisatier"?

Pourquoi "la journée de la jupe" boycotte-t-elle "images de femmes ou le corset social"? ?

Pourquoi "la mouette" fiente-t-elle sur les " fauteuils d'orchestre"?

Pourquoi "Habemus papam" redoute-t-il l'ange de "la BM du Seigneur"?

....................

"Au cas où je n'aurais pas la palme d'or", je m'y serai au moins essayée.

 

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Défi n°94 proposé par Hauteclaire ("Des mots et merveilles") : "Silence on tourne" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"Silence on tourne".

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affiche.jpgCe film?... Son titre m'échappe... 

"Le cerveau" pris dans un "étau", "j'ai la mémoire qui flanche", "la tête en friche". 

Côté neurones c'est "le grand silence"...sans doute "les risques du métier", trop longtemps j'ai vécu "de l'autre côté du périph".

Ce titre, tu vas bien finir par le retrouver, "aide-toi le ciel t'aidera", me gourmandais-je.

Puisque nous parlons gourmandises, serait-ce "les saveurs du palais"? Non!

Mais tout à coup "j'ai faim"! "Il reste du jambon"? 

"Vilaine", "mauvaise fille"! tu t'égares, me sermonnais-je.

Qui pourrait m'aider? "Les Arnaud"? "Zion et son frère"? "Le petit Nicolas"? "Ces messieurs de la famille"? Essayons d'abord auprès de mon "bel ami".

- "Chéri", pourrais-tu me mettre sur la piste?

- "Sur la piste du Marsupilami"! Houba- houba! veux-tu du "chocolat"? 

"Carrément à l'ouest" mon "Alexandre le Bienheureux"! Depuis "le passage à l'heure d'été", son esprit baroque et lui -même se sont reconvertis en "intouchables" farfadets...

Face à mon désarroi, se voulant rassurant, il me tendit "le chocolat" et ajouta,

- "Pleure pas Pénélope"! Tu vas avoir le nez rouge et galvauder tous "les petits mouchoirs" comme le jour où je t'ai annoncé: "Caroline chérie" (je sais, il y avait erreur dans "le prénom"...) je vais te quitter puisque "l'amour dure trois ans" et comme "un bonheur n'arrive jamais seul", je t'annonce que "Camille redouble"...

J'ai dit "merci pour le chocolat", l'ai croqué aux larmes mêlé, me souvenant de  cet épisode où j'ai fui "la maison jaune" avec l'intention de passer "ma nuit chez Maud". "Le code a changé" m'a claironné avec perversité "le concierge", sosie de "Belphégor le fantôme du Louvre".

Je me suis retrouvée comme une "potiche" devant chez "Max" et "Emmanuelle" qui m'ont proposé "et si on vivait tous ensemble"? J'ai déguerpi.

Et me suis décidée à mettre en scène "Silence, on tourne".

On est "hors les murs", bien "au delà des collines", dans le vallon "au cul du loup". 

"Mademoiselle Chambon" se marie, bien trop jeune pour se mettre "la corde au cou".

On s'interroge: pourquoi "la mariée était en noir"? On suppute: parce qu'elle épouse un "Tanguy"?

On fait dans "la délicatesse", on  parle d'"Amour", on va "se souvenir de belles choses", pour gommer la rugosité "de rouille et d'os" et atténuer l'âpreté "des vents contraires". 

On s'immisce au coeur d' "une affaire de famille", d'un matriarcat de "huit femmes", "Augustine", "Séraphine"," les femmes du sixième étage", "Thelma, Louise et Chantal". L'une d'elles "s'appelle Sarah" et aime en secret un "Alceste à bicyclette" qui sur sa selle, scelle ses lèvres sur un secret troublant, rythmant ses pédalages fous d'incantations à Eole - je veux "du vent dans mes mollets", je veux du vent dans mes mollets...jusqu'à générer la tempête. 

On plonge dans de mystérieux abysses.

Pourquoi "Manon des sources" boude-t-elle "la fille du puisatier"?

Pourquoi "la journée de la jupe" boycotte-t-elle "images de femmes ou le corset social"? ?

Pourquoi "la mouette" fiente-t-elle sur les " fauteuils d'orchestre"?

Pourquoi "Habemus papam" redoute-t-il l'ange de "la BM du Seigneur"?

....................

"Au cas où je n'aurais pas la palme d'or", je m'y serai au moins essayée.

 

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