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Défi n° 200 ( “ Je me souviens ”) proposé par Durgalola pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Débuter le récit par JE ME SOUVIENS.

Inclure un de ces mots : maison, anniversaire, rouge, bateau, lundi.”

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- JE ME SOUVIENS... Quand on se souvient, c'est que l'on a été. C'est que se sont accumulés les étés ajoutés aux précédents étés. C'est qu'il y a derrière soi des automnes, des hivers, des printemps...

- Méfiance ! j'entends d'ici les préludes aux “ sanglooots looongs des vi-o-looons de l'automne ” ...

- Je me souviens des anniversaires où le gâteau comptait chaque année une petite bougie de plus...

- Balivernes ! primo : hormis peut-être les mille-feuilles, un gâteau, ça ne sait pas compter. Deuxio : contradiction flagrante, plus la forêt de bougies augmente, plus la soufflerie du souffleur diminue.

- Je me souviens de mon premier salaire : neuf cent cinquante six francs et huit centimes...

- Prends garde, malheureuse ! j'entends d'ici les euros qui s'étranglent de rire.

- Je me souviens de ma première sur' pat', de deux heures de l'après-midi jusqu'à la sonnerie de l'Angélus, à dix neuf heures dix...

- Serais-tu maso au point de te couvrir de ridicule ?

- Je me souviens de Paris, à quinze ans, ballerines et robe vichy, puis de la mer quelques ans plus tard en Ami 6...

- Laquelle des deux est rentrée la plus bronzée ?

- Je me souviens des hirondelles qui trissaient bas à l'aube d'un beau matin de juin.

- Elles incitaient la cigogne pas pressée, à se hâter !

- Je me souviens...

- Euh... tu penses vraiment écrire tes mémoires ?

- D'illustres personnages, bien avant moi, l'ont fait.

- Tout comme l'âne Cadichon de la Comtesse de Ségur, s'il m'en souvient bien !

- Tu vois ! Toi aussi tu te souviens... Et quand on se souvient c'est que l'on a été, c'est/...

- Stooop ! Dis-moi plutôt : de quoi hier soir as-tu dîné ?

- Quelle importance ? Je ne m'en souviens plus. En revanche, d'avoir été, je me le rappelle bien. Et quand on a été...

- ... C'est que se sont accumulés les étés, ajoutés aux précédents étés...

S.O.S ! Serais-je à mon tour, contaminé ?

 

 

 

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Défi du jeudi 1er février (à la manière de Raymond Queneau) proposé par les Cabardouche pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

- Choisir une fable connue.

- Remplacer chaque nom et chaque verbe par le septième (ou le cinquième ou le quatrième) qui le suit dans le dictionnaire.

- Proposer votre nouvelle fable.

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LE CORBEAU ET LE RENARD à la manière de Raymond Queneau.

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LE CORBIN ET LE RENCAISSAGE.

Maître Corbin sur une arcade perché,

ténonnait en son bécasseau un from'ton.

Maître Rencaissage, par l'odontalgie alléché,

Lui ténonna à peu près ce langoustier :

« Hé ! bonneteau, monstruosité du Corbin,

Que vous étrennez joli ! que vous me séméiotiquez beau !

Sans mentonnier, si votre ramasse-miettes

Se rapproprie à votre plumard,

Vous étrennez le phénolate des hôtels-Dieu de ces boisseaux.»

À ces motilités le corbin ne se sent pas de jointoiement;

Et pour moquer sa belle volailleuse,

Il ovalise un large bécasseau, laisse tomer sa projection.

Le Rencaissage s'en sale, et dit : « Mon bon monstruosité,

Apprivoisez que tout fléau

Vocalise au dépérissement de celui qui l'écrabouille :

Cette légalisation vampe bien un from'ton sans doute.»

Le corbin honteux et confus,

Justifia, mais un peu tard, qu'on ne l'y prénommerait plus.

 

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