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Défi n° 50 "Femmes en Haiku" proposé par L'île de Lilie pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

DEFI N° 50-                          "FEMMES EN HAIKU".
Proposé par "L' île de Lilie" pour la Communauté "Les croqueurs de mots."

                               Japonaise2.jpg
Voile mousseline
bergamote jasmin santal
plane esprit de femme

Maigres cheveux gris
mains noueuses visage las
pleurs de vieille femme

Froufrou de jupon
ethérée bouclée cambrée
sillage de femme

Femme aux yeux cernés
bouche crispée front soucieux 
mère au chevet prie

Fine la cheville 
rire de bouche cerise
danse jeune femme

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Après-midi d'hiver

Publié le par François & Marie

Dring.jpg
Pour débuter un calme après-midi d'hiver... parée! 
Choisi le fauteuil, le chouchou, le vieil-avachi!
Installé le pouf pour pieds. Rien à voir avec la salade d'été!
Déployé le plaid tout mou, tout doudou...
Attisé le feu. Dans les romans et les films le feu sait se tenir, il danse et pétille. Là il  joue au vrai feu, il chuinte et écume, le capricieux.
Dénichée sous la pile la revue préférée, dix fois feuilletée et dix fois délaissée. 
Perchées sur le nez les lunettes...obligées.
Souhaité le ...chuttt...
..............................
..............................
.......................... 
Chuttt, le magazine mollement chute...
Chuttt, des lunettes la carpette a amorti la chute...
Chuttt, la nuque et les coudes fondent dans les coussins, chuttt.
Chuttt, plongeon en cotonneuse torpeur...Chuttt...
Chuttt.............................................................................
......................................................................................
DRINGGGG /DRINGGGGGGGGGGGG /DRINGGGGGGGGGGGG /DRINNNN /DRI.
- ...lo!
Brouhaha- accents mêlés -brouhaha...
- Sondage...Enquête...Santé..." Le sommeil des Français"...
- SABOTEURS!  
                   SCHLAC-CLIC!

Couji-vôs, que j'drem'!    (Chuttt- patoisé.)

T'veux qu' j'te diè? Qu'm'en veux-te que j'patouaise ta mèriène?
Y'avôt ren, in c'timps-là que r'sembiôt à c'que t'dis:
Lè fauteu-yes, t'en avôt vit'ment fè l'te, y'en avôt point chu nôs autres! 
Aprés l'kèfé ape la goutte du mingi l'midi, quind la patronne avôt essué la touèl ciria, an fiôt in ptchiot soun', asté su not' chér, la tét' su nôtè deux brès à piat su la tabi-e.
Y risquôt point qu'an sait révouailli pou l' téléphon', y'en avôt point dans lè majons. Quind t'avôt b'sin du véteurnér' ou bin du mind'cin, t'allôt à c'ta "cabine téléphonique publique", au café-tèbac-épicerie d'la Marthe. Ill tougnôt la signôle ape y'ètôt li que fiôt lè chiffres. Dè coups, y'ètôt li que causôt pou tè! T'vouais un pchôt!
Dè leunettes, y'en avôt dè coups renque èn' pér pou toute la majon! An ètôt point r'gaidjant!
An risquôt point d'te d'mander si t' dremôt bin ou ben pas bin! Te dremôt qu'm'en t'pouvôt, y r'gaidjot gnion! 
Te vouais, j't'avôs diè que j' pourrôs point la pètouaisie t'n'histouèr'! Crè- me don dè coups!

 

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Défi n°49 "Un métier à vos mesures" proposé par ABC pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Défi n° 49- 
"Un métier à vos mesures." proposé par ABC pour la communauté "Les croqueurs de mots."
Au royaume de l'imaginaire les nouveaux métiers sont multiples. Créez le vôtre. Donnez-lui un nom. Décrivez en quoi il consiste. Développez les qualités nécessaires pour l'exercer.
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Coq-Ovin.jpg
Pastourelle des mots escampés-

- Votre ouïe...
- Oui? Mon ouïe...
- Que dit-elle?
- Elle ne dit rien, elle perçoit.
- Et, jeune péronnelle, que perçoit-elle?
- Que moult internautes sont présentement à maudire, fulminer, tempêter, pester contre "la" Technologie qui a encore beugué, laissant fuir les mots pianotés au clavier.
Un parterre de messieurs tatillons à bedons et lorgnons, a voulu vérifier ce que mon ouïe est finement apte à capter.(Aptacapter, péronnelle vient de l'inventer!) 
L'enjeu est de taille. Au rang envié de "Pastourelle des mots escampés" je viens de postuler.
Ce qu'ignorent ces grisons, c'est que j'entends jusques (oui!) à leurs pensées, qui ruminent des amabilités telles que pièger, déstabiliser, pas de quartiers...  
- Comment préserver du néant les mots perdus qui s'envolent, que l'on ne revoit plus? Ont-ils interrogé, l'air roublard de vieux routiers qui ne s'en laisseront  pas conter.
-  Seules les fées le savent, les arcs en ciel sont leurs perchoirs préférés!
Il y eut de l'oeil rond et un peu de flottement dans le rang des barbons...
- Admettons!  En fatras méli-mélo vous les adoptez et leur offrez votre bienveillante hospitalité, mais comment les cibler, les cribler, en un mot les trier?
- En redistribuant à chacun la mission qui lui est destinée.
- Mais encore...Des exemples précis, je vous prie, s'exclame d'une même voix les membres du jury.
- C'est tout simple, il suffit de plouffer les mots d'esprit dans le champagne pour les faire pétiller! 
D'expédier d'une pichenette les traits d'humour inaugurer la pitrothèque. 
De murmurer, à l'édredon des mots doux, qu'on le verrait en héros si des phrases assassines il apaisait le courroux.
De calmer d'une camomille les "j'ai deux mots à te dire" retricotant, véloce, en mitaine de laine leurs querelleurs gants de boxe.
De débusquer les Abracadabras des mots de passe en tonnant "Qui va là ?"
D'accueillir les mots désuets, leur offrant pour leurs oreilles un cornet. 
D' offrir un mégaphone aux mots rebelles aussi bien qu'à ceux qui ne pipent mot.
D'engouffrer pour les polir dans un tambour émerisé les gros mots. 
De confisquer les ciseaux des demi- mots.
De savourer les clés des fins mots de l'histoire...
De féminiser les amours, les délices et les orgues,
De viriliser en revanche, amour, délice et orgue!
De bousculer sans états d'âme la colonne des mots d'ordre.
D'aligner, sur la plus haute étagère les mots communs tout étonnés,
De reléguer au niveau inférieur les majusculés courroucés. 
De temporiser d'un regard appuyé l'impétuosité du bon mot à placer.
D'organiser en orchestre les onomatopées!
De chausser de binocles azur les mots bleus, en rappelant ainsi qu'ils ne se disent qu'avec les yeux...
De réconcilier "l'espoir" avec le définitif "adieu". 
De sourire aux mots croisés, à cheval sur leurs hypothèses...
- Satisfaisant ce classement, nous en sommes bien aise! Entonnent les censeurs, gigotant sur leurs chaises.
- Du titre de Pastourelle, messieurs allez-vous me gratifier?
- Il se pourrait en effet...font miroiter ces vieux matous matois. La houlette en emblême allons vous décerner.
- Elle arrive à point nommé! 
Houlette.jpgEt la pastourelle voulant sa baguette étrenner, chambarde en riant tout ce drastique agencement! 
Ses moulinets libèrent de leurs entraves tous ces mots ligotés, heureux d'être à nouveau escampés. 
Voilà que l'on suffoque, trépigne, s'indigne dans le tribunal alarmé. 
Tandis que l'impertinente bergère, sa houlette en plumeau, redonne liberté à ses amis les mots.

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La Mèriènne

Publié le par François & Marie

Marianne(Marianne du 30 janvier, patoisée-)

Yètot din lè ègnias quarinte. J'ètos la réne d'la Majon qu'mune, mouais, la Mèriènne.
J'en è t'y eu lè esgourdes rébètues pou lè bisbilles dè ra-unions du mére ape san canseil. E s'arguignint, faillôt vouèr!
C'que j'èmos bin y'ètôt quand y'avot dè ptchiots jeûnôts que v'ni-int pou s'mèrier- "Ouais, j'la veux bin"- "Ape mouais atou!", qu'è djint. C'je là, l'mére s'preniôt poû in ministre! El ètôt ruge ape gonfié qu' m'en in poulôt!
L'raist' du temps, j'dremos, aveu dè areugnes su l'bounnot.
In je qu'ètôt point qu'm'en lè autres, yètot l' mèriaige d'la fi du mére, è z'an tout bin réqueuré. V'là t'y pas, vlan, qu'in côp d'pieumeau m'a fè dégarrouchi.
Me v'là t'y pas pou tarre, d'binel, in dô boûts... Bin j'ètôs èn' brav'!
An m'a queichi dan in quertan, lavousque j'a meusi, oh... bin dix âns.
In je, j'me rèvouaille è puges! T'y crè-te? 
J'ètôs toute ébarlutée, touj' in dô bouts, brav qu'm'en in vieux pigne à totos, t'vouais çan!
T'me crairas si t'veux, y'en avôt èn' que piètnôt qu'men èn' poule couisse, ill me viôt, ill me viôt! Mouais, y m' djiot ran, ill me fiôt pô! Hareus'ment, èn' brave fone (la traductrice est d'accord !) m'a sotchi d'ique. Bin gentite (la traductrice est re-d'accord!), ill m'a ramonée chu li, ill m'a dépous'rôtée, ill m'a renjibotée. Ill m'a mise au soulè, su la f'nétr' de s'n'âvier. L'âvier, li, è m'a fait la quaire, j'crais bin qu'el ètôt enviou: j'ètôs pi-e bi-inche que li! 
Daipeu l'temps an è dev'nis aimis. E s'mouque de mouais, not' dame m'a affubié d'aveu dè binocles! Pou que j'sè èn' Mèriènne aveu d' la jugeotte qu'ill a dit!
J'crè point qu'è m'servant à grind cheuse, ill m'lè a mises sû min bounnot!

Décodage de Marianne patoisée-

                   
AVIS: ceux qui crieraient HARO sur la redite auraient...RAISON! 
                  
CECI n'étant qu'un condensé patoisé du CELA du 30 janvier 2010.


C'était dans les années quarante. J'étais la reine de la Maison commune, moi la Marianne.
J'ai eu bien des fois les oreilles rebattues par les bisbilles au cours des réunions du maire et son Conseil. Il fallait voir comme ils s'envoyaient des piques!
Ce qui me plaisait, c'était quand des jeunots venaient pour se marier. - Oui, je la veux bien! - Et puis moi aussi! 
Ce jour là, le maire se prenait pour un ministre! Il était rouge et se redressait comme un coq!
Le reste du temps, je dormais, des araignées sur le bonnet.
Un jour différent des autres, c'était le mariage de la fille du maire, ils ont fait le ménage à fond. Vlan, je suis tombée, d'un malencontreux coup de plumeau.
Me voilà par terre, déglinguée, en deux morceaux...Ah, j'étais chouette!
On m'a cachée dans un carton où j'a moisi...bien dix ans.
Un jour je me réveille... aux puces, tu crois ça!
J'étais toute éblouie, toujours en deux bouts, jolie comme un vieux peigne à poux, tu vois un peu!
Tu me croiras si tu veux, malgré ça, il y en avait une qui piétinait comme une poule qui demande à couver, elle me voulait, elle me voulait! Moi, je n'en avais pas envie, elle me faisait peur!
Heureusement, une brave femme m'a sortie de là! Bien gentille, elle m'a ramenée chez elle, m'a dépoussièrée, m'a remise d'aplomb. Elle m'a placée au soleil sur la fenêtre de son évier. L'évier, lui, il a boudé. Je crois bien qu'il était jaloux : j'étais plus blanche que lui!
Marianne CopieAvec le temps, on est devenus amis. Il se moque de moi depuis que la patronne m'a affublée de binocles pour que je sois une Marianne qui a de la jugeotte!
Ses binocles ne me servent pas à grand chose, elle les a perchés sur mon bonnet!

Publié dans Histoire en Patois

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St Valentin

Publié le par François & Marie

Bonne fête gourmande à tous les petits biscuits !

St-Valentin2.jpg

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Chute de lichen

Publié le par François & Marie

lichen.jpgMèfiè-te bin!

- Bin t'vouais, è z'ant bin fè d'prèv'ni. Te devrôs bin t' méfi, y pourrôt fér' prou mô si c'tè ptchiots meusis t' chaillint su lè ètiots! Su l'crèn' y s'rôt du prôgi, y te r'baillerôt dè pouè!

- Heureusement, qu'ils ont prévenu. Méfie-toi des ces minus lichens, ils pourraient te faire très mal en tombant sur tes orteils! Sur le crâne ça te ferait du profit en te redonnant des cheveux!

Publié dans Histoire en Patois

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Le Ténor

Publié le par François & Marie

"LA RECETTE DU DEFI"  - n° 48 -
Proposée par Anne Le Sonneur pour la communauté "LES CROQUEURS DE MOTS".

"Prenez une recette de cuisine.
Sélectionnez cinq noms d'ingrédients ou/et d'ustensiles et autant de verbes d'action.
Battez ces mots dans un grand saladier métaphorique, fouettez-les à grand renfort de comparaisons.
Saupoudrez de quelques oxymores, litotes ou autres figures de votre goût.
Faites fi de la gourmandise! Brûlez la recette.
Puis, écrivez un texte descriptif (paysage ou portrait) qui tourne dos à la cuisine."

Ténorissime

Avant de se produire, le ténor mafflu avec soin, s'oint. 

Sa peau mi-glabre d'un baume gras il enduit.     (faire fondre le beurre) 

D'une poudre albe se farde.                              (ajouter la farine)

D'un geste prompt déparie les fruits d'Araucana,                  

(séparer les blancs des jaunes des oeufs à coquilles bleues d'une race de poules Araucana- Amérique du sud) 

Touille de sa mouvette leur partie rebondie,  (touiller les jaunes avec une cuillère en bois)

Ses iris dérobant prestement le pigment de l'écale.                  (garder le bleu de l'écale pour ses yeux)

Activant l'autre fraction d'un moussoir, en tignasse opaline.    (battre les blancs en neige)

Emboirant son teint d'un fluide lactescent.                              (ajouter du lait)

Fleurissant ses bacchantes de mignonnette et d'esprit,             (poivrer, saler)

Les embaumant de macis.                                            (parfumer de poudre de muscade)

Empâtant de Galalithe ses pâles rouflaquettes.                       (épaissir de comté râpé)

Se coiffant d'un caseret,                                              (mettre dans un moule à soufflé)

Béant, entonne con calore, delicatezza,           (ouvrir grand le four, délicatement chaud)

Frissonnant  vingt mesures simples du célébrissime Opéra "Formaticus caseus"...

 (faire cuire doucement vingt minutes le soufflé au fromage)

 

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Marianne revisite ses départements

Publié le par François & Marie

Marianne.jpg
- Dis donc bidule, quand cesseras-tu d'éclabousser, de clapoter, de glouglouter, de m'indisposer de tes disgracieux borborygmes ?
- "Bidule" te signale qu'il est un évier et qu'un évier ça éclapotegloute, il faudra t'y faire ma chère. J'étais là avant toi! Qui es-tu monticule de chantilly et que fais-tu sur ma fenêtre?
- Traiter de "chantilly" une Marianne en buste, égérie de la République est une mesquinerie qui ne vaut pas la peine qu'on s'y attarde. Dorénavant, de par la volonté de la citoyenne-maîtresse de maison, je te dominerai depuis le rebord de "notre" fenêtre.
- On aurait pû me demander mon avis, ronchonne la laiteuse céramique. Où Madame t'a-t-elle dénichée?
- Je vais retracer mon parcours en te faisant réviser quelques numéros de départements!  

 - Je somnole dans une salle de Mairie orientée au 59. J' 61 un vilain mur blafard qui gâche mon teint. Mes amies araignées m'y tiennent ligotée. Malgré la bonne volonté des mouches qui me constellent de taches de rousseur, je suis blême. Mon train de vie est 25, hormis douze vendredis, où le maire et son conseil, grillant des Ninas, bleuissent et empuantissent mon atmosphère. Leurs éclats de voix apeurent les frêles arachnides harponnées à mon dos, jusqu'à ce qu'ils 29. (...!)
Un samedi matin, je vacille de mon socle sous le plumeau trop zélé de la secrétaire de Mairie. Elle fait du propre, le Maire marie sa fille dans l'27 qui suit. Elle me récupére en deux morceaux et me camoufle lâchement au fond d'un vieux carton. J'y ai dormi dix ans. 
Hier, je suis éveillée par le froid du petit matin qui taquine le toupet de mon bonnet phrygien. C'est l'10. Me voilà dans le fatras d'une brocante-vide-grenier. Je fais partie d'un 46.
Une espèce de déjantée, une folle 03 une crête bleue émergeant de ses cheveux rouges, trépigne en m'apercevant. Elle halète, me griffe de ses ongles carminés - 78,78, je la veux! Elle sera mon 34, elle est si 33! 
78, les lèvres 32cées et l'air hautain tente de la calmer,
- 11, cette Marianne n'est qu'un pauvre rossignol. Décapitée, 23, en pauvre plâtre sale et usé. Pas du tout Fen Chui. Oublie!
11 la foldingue vermillonne de la moue, me rejetant brutalement. Elle s'enfuit, ondulant du fessier, vers une cage vert fluo,
- Oh ce petit 42, il est adorable, je le veux!
- 11, tu as vu son prix? Mille euros, c'est de la folie!
- Ah, ma p'tite dame, de nos jours, le 41! affirme son propriétaire. C'est la dernière saison que je 85 loirs...Si vous voulez faire une affaire, 53 est en promotion.
- J'55...patoise -t-il, vivement que 86 le temps de raccrocher. Je 51 pour des prunes, maugrée-t-il en comptant bizarrement 37 au lieu de une, deux, trois en rendant la monnaie. D'ailleurs lundi, je vais à 974 pour les retraites, en 21. J'y dégusterai un bon Pommard, ce sera toujours ça de gagné!
- En attendant lui propose son voisin, marchand de gaufres, viens donc te réchauffer avec un petit 14
et 72 donc (souvenir de patois!) en 15, ça va te redonner le moral!
 - J'étais encore toute estourbie par cette l'89 agressive lorsque les mains précautionneuses de notre maîtresse ont doucement rajusté mes deux morceaux. Elle a soufflé la poussière qui me grisaillait, m'a rassurée, m'apaisant d'un 18 Marianne, je vais te chouchouter. Elle tendait au vendeur les quelques euros de ma chine, lorsque l'11 au loir est arrivée en vitupérant. Elle 39 qu'elle m'emporterait dans sa large 50 pour me cacher dans les 40. Elle 80 ma citoyenne de me lâcher, elle hurle si fort qu'elle en perd 73. Il y avait de la 02 dans son regard, on peut même dire que la colère lui 74! 
Elle piaffe, écrasant le ray-grass de ses talons aiguilles sans aucun é30 pour les lombrics alarmés. L'78 gercée, s'en mêlait, on aurait dit 79 zozotantes et bêlantes!

- 01 ! Gronde notre maîtresse se retenant de lui botter le 67, je te fais le 75 que je l'emporterai!
- Marché conclu! gloussa le vendeur.
- 07 (avec un accent teuton) vociféra-t-elle, 35 ajouta-t-elle en sanglotant.
- 09! me laissant emporter comme un trophée.
Marianne-Copie.pngMaintenant que tu me connais mieux, nous allons pouvoir cohabiter!
- Mais, dis-moi, pourquoi t'a-t-elle affublée de binocles ovales?
- Sans doute pour signifier qu'en République tout ne tourne pas toujours bien rond...

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Le r'loge.

Publié le par François & Marie

( L'horloge comtoise en patois.)

LE R'LOGE.
Comtoise22.jpgBin t'sés que j'seus pi-e èn' donzelle! J'é bin deux cints ins, te t' rends t'y compte? 
Poutchant, j'seus point trop berdaleuse, j'tins l'coup recta huit je, encheute j'me couge !

Vôs crètes qu'ês m' laisserint dremi, va t' fér lanlaire! Ês me r'montant, vas-y que j'te fredalle d'aveu yeute çié ! Bin brave, je r' mets à frondaller daveu du r'jinguo ! Paraîtrôt que ch'eu ique pou çan, qu'ês ant b'sin d' man tic ape d' man tac, ape atou d' man dingue-dongue. 

Sâs-te pouquouais y' èst môtemps quind ê m' fiant cougi a pe qu' ê m' caichant d'sôs in coulaichon ? Y' èst que quéquion d' la mâjon a meuri...


Y'a bin dè coups que j'baille point trop l'heûr' recta de c'tu Greenwich, j' m'éçhouche, je r'taidje un pchot... qu'm'en dit la patronne - Y'è èn' ville daime, ill a bin l'drêt d'èller ballement. Quand ant aira s' n'âge, an f'ra t'seurement qu'm'en li...

De quouais rabattre l'caquet ê godelurôts-jeunôts qu'ant mém' point in siécl'!

T' sés, j'seus bin tchainçouse d'étr' encor' ique; dins lès ènians cinquinte, dès margalous v'ni-int dins nôtès cambrousses pou échingi lès grous braves r'ioges comtouais contre c'tês r'loges in Formica... ruges, bieusses ou bin vères, tôtes riquiquites a pe bin peutes... Y'ê l' progrès qu'ê dji-int... Ah ! y'en ètôt du brave...

 
T' y crais-t'y çan? Vouais don ! J'avôs tint eu pô qu' j'en gremale encô à c' t'heûr!

 

 

 

 

 

Publié dans Histoire en Patois

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Caisse dong, dis-dong.

Publié le par François & Marie

 

 Comtoise2-pola.jpgRustique, me voilà désignée ! 

 C'est faire bien vite fi du port droit de ma tête couronnée.(on dit que les pendules comtoises sont rustiques lorsqu'elles sont droites en haut, quand elles ne font pas le chapeau de gendarme)

 Obèse ne suis point, seulement généreuse de hanches.

Ne me parlez pas de régime ! Que l'on me prive de poids et me voilà sans force.(ses poids sont sa force motrice

La rondeur de ma face aurait-on prise pour cible, y forant deux pertuis? (deux trous pour la remonter)

Un couple (les aiguilles) s'y démène, s'y croise ça et là, s'évite, se rejoint, s'y stoppe net, paralysé.

Pour un temps, leur vie ne tient qu'à un vil... vilebrequin.(manivelle pour remonter) 

D'un litham(voile) tristement muselée, il m'arrive d'annoncer qu'une vie est brisée.(on voilait les miroirs et les horloges que l’on arrêtait quand quelqu'un mourait dans la maison)

Et de loin je préfère en cadence osciller et chanter !

 

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