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Jeudi Poésie ( défi n°276)

Publié le par François & Marie

Ouvrez un recueil de poésie, choisissez un poème qui résonne en vous, transcrivez-en le premier vers et continuez le poème à votre façon en vous laissant la liberté d’écrire un texte bref ou plus long.

 

Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
Et qui des terres lointaines, rapporta du saucisson
En un joli panier tapissé de calissons
Mets délicats que ne saurait goûter l’anthropophage

Plus me plait ce savoureux paquetage
Que le vol hiératique d'un sacré papillon
Cherchant à rejoindre la coiffe d'or d'un pharaon
Je préfère dans les haies me livrer à quelque maraudage

Un joyeux chapardage en tous points malicieux
Courir dans les fossés parés de verts en camaïeux
Ne pas craindre les réprimandes de Dame la fouine

Piquer prunes et poires cassis de Saint-Brieuc
En cuire des confitures pour goûter délicieux
Et savourer avec ma mie de joyeuses tartines

 

( inspiré de Joachim du Bellay 1558)

 

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Les Cabardouche à la barre du défi n° 276

Publié le par François & Marie

Les Cabardouche prennent la barre de la coquille pour cette quinzaine et vous proposent les sujets suivants : 

Jeudi poésie du 26 janvier
Premier vers
Ouvrez un recueil de poésie, choisissez un poème qui résonne en vous, transcrivez-en le premier vers et continuez le poème à votre façon en vous laissant la liberté d’écrire un texte bref ou plus long.
 
N’oubliez pas d’indiquer, en bas de page, de quel(le) poète provient le premier vers.

Défi n° 276 du lundi 30 janvier
Les niveaux de langue.
Faites dialoguer des personnages qui n'ont pas le même niveau de langue, exemple :

  • niveau de langue courant : Je n'ai pas lu ce livre.
  • niveau de langue familier Ce bouquin, je l'ai pas lu, moi.
  • niveau de langue soutenu  Je n'ai point lu cet ouvrage.

Jeudi poésie du 02 février

La bouteille à la mer inversée.
Déclarez votre désir de vivre sur une île déserte en déclamant un poème à un naufragé inconnu. 

Bonne inspiration à toutes et à tous !

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Défi n°275 proposé par Durgalola (Petites graines) pour les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Durgalola nous propose de composer un texte qui débute par la phrase
"Le premier jour de l'année, surtout me plaît." (extrait des "Notes de Chevet" de Sei Shônagon, dame d'honneur d'une princesse au Japon - 11 ème siècle.)

"Le ciel pur se voile d'une mystérieuse brume. Tous les hommes soignent particulièrement leur figure et leur tenue, ils présentent leurs souhaits au Prince et aussi à eux-mêmes. C'est vraiment ravissant."

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“ Le premier jour de l'année surtout me plaît .”
Dès minuit sonné, le village franc-comtois résonne du tintamarre des pétards qui éclatent et des cris joyeux d'une douzaine de conscrits. Ces jeunes gaillards guillerets font bruyamment savoir qu'ils auront vingt ans dans l'année et partiront accomplir leur service militaire.
Un clairon qui sonne abominablement faux et un drapeau fièrement brandi précèdent cette troupe en délire ; cocarde bleu blanc rouge au revers du veston, grands sacs en bandoulière ou hotte sur le dos, ils toquent à toutes les portes et quêtent en chantant La Chanson du Bon An.
Il eut été fort discourtois de ne point sacrifier à la tradition en ne les accueillant point.
Les tartufes qui éteindraient leur lampe en les entendant arriver auraient droit à des souhaits beuglés "On vous souhaite la goutte au nez toute l'année". Ou encore " On vous souhaite d'être envahis de souris et de rats sans chien ni chat pour les attraper ". Tout reste pourtant bon enfant.
Cette nuit de Saint Sylvestre la jeunesse masculine ne se couche pas. Les filles de l'âge des conscrits – les “consentes” - ne se montrent pas, pourtant dans quelques jours elles seront galamment invitées à un grand repas.

Des coups de feu sont tirés devant les maisons de ceux que les conscrits veulent honorer. (Souvent il s'agit de la demeure de leurs “blondes”, leurs amoureuses, qu'elles soient blondes, brunes ou bien rousses !
À l'aube les joyeux lurons mettent en commun les victuailles récoltées et s'attablent, en médianoche rustique, pour un banquet de charcutailles, cancoillottes, gruyère (qui ne s'appelait pas encore comté), galettes au goumeau, bugnes, vin et café à gogo.
Le soir du premier de l'an, des “tourneurs de Fayes” (failles) montent sur une colline qui surplombe le village. Ils ont fabriqué des torches rustiques faites de gros tampons de paille tirebouchonnés fixés sur de longues perches. Ils les allument et les font tourner dans le noir. Agréable spectacle ces cercles de feu qui symbolisent le cycles des saisons et la course du soleil. Sans doute une survivance de la civilisation celtique qui glorifie le retour de la lumière après le solstice d'hiver.
Les spectateurs ravis rentrent chez eux, contents de retrouver la chaleur de la grosse cuisinière à quatre trous. Si ses braises rouges crépitent en bouquet de joyeuses étincelles, c'est de très bon augure, la maison sera protégée toute l'année.
Avec déférence, devant la famille attentive, le maître de maison libère de son piton l'Almanach des Postes Télégraphes et Téléphones de 1949 ( tout piqueté de crottes de mouches) et souhaite la bienvenue à celui de 1950.
Le décor était la cour... de la ferme comtoise !
Je venais d'avoir six ans et le premier jour de l'année surtout me plaisait...

 

 

Défi n°275 proposé par Durgalola (Petites graines) pour les Croqueurs de Mots
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