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La Mèriènne

Publié le par François & Marie

Marianne(Marianne du 30 janvier, patoisée-)

Yètot din lè ègnias quarinte. J'ètos la réne d'la Majon qu'mune, mouais, la Mèriènne.
J'en è t'y eu lè esgourdes rébètues pou lè bisbilles dè ra-unions du mére ape san canseil. E s'arguignint, faillôt vouèr!
C'que j'èmos bin y'ètôt quand y'avot dè ptchiots jeûnôts que v'ni-int pou s'mèrier- "Ouais, j'la veux bin"- "Ape mouais atou!", qu'è djint. C'je là, l'mére s'preniôt poû in ministre! El ètôt ruge ape gonfié qu' m'en in poulôt!
L'raist' du temps, j'dremos, aveu dè areugnes su l'bounnot.
In je qu'ètôt point qu'm'en lè autres, yètot l' mèriaige d'la fi du mére, è z'an tout bin réqueuré. V'là t'y pas, vlan, qu'in côp d'pieumeau m'a fè dégarrouchi.
Me v'là t'y pas pou tarre, d'binel, in dô boûts... Bin j'ètôs èn' brav'!
An m'a queichi dan in quertan, lavousque j'a meusi, oh... bin dix âns.
In je, j'me rèvouaille è puges! T'y crè-te? 
J'ètôs toute ébarlutée, touj' in dô bouts, brav qu'm'en in vieux pigne à totos, t'vouais çan!
T'me crairas si t'veux, y'en avôt èn' que piètnôt qu'men èn' poule couisse, ill me viôt, ill me viôt! Mouais, y m' djiot ran, ill me fiôt pô! Hareus'ment, èn' brave fone (la traductrice est d'accord !) m'a sotchi d'ique. Bin gentite (la traductrice est re-d'accord!), ill m'a ramonée chu li, ill m'a dépous'rôtée, ill m'a renjibotée. Ill m'a mise au soulè, su la f'nétr' de s'n'âvier. L'âvier, li, è m'a fait la quaire, j'crais bin qu'el ètôt enviou: j'ètôs pi-e bi-inche que li! 
Daipeu l'temps an è dev'nis aimis. E s'mouque de mouais, not' dame m'a affubié d'aveu dè binocles! Pou que j'sè èn' Mèriènne aveu d' la jugeotte qu'ill a dit!
J'crè point qu'è m'servant à grind cheuse, ill m'lè a mises sû min bounnot!

Décodage de Marianne patoisée-

                   
AVIS: ceux qui crieraient HARO sur la redite auraient...RAISON! 
                  
CECI n'étant qu'un condensé patoisé du CELA du 30 janvier 2010.


C'était dans les années quarante. J'étais la reine de la Maison commune, moi la Marianne.
J'ai eu bien des fois les oreilles rebattues par les bisbilles au cours des réunions du maire et son Conseil. Il fallait voir comme ils s'envoyaient des piques!
Ce qui me plaisait, c'était quand des jeunots venaient pour se marier. - Oui, je la veux bien! - Et puis moi aussi! 
Ce jour là, le maire se prenait pour un ministre! Il était rouge et se redressait comme un coq!
Le reste du temps, je dormais, des araignées sur le bonnet.
Un jour différent des autres, c'était le mariage de la fille du maire, ils ont fait le ménage à fond. Vlan, je suis tombée, d'un malencontreux coup de plumeau.
Me voilà par terre, déglinguée, en deux morceaux...Ah, j'étais chouette!
On m'a cachée dans un carton où j'a moisi...bien dix ans.
Un jour je me réveille... aux puces, tu crois ça!
J'étais toute éblouie, toujours en deux bouts, jolie comme un vieux peigne à poux, tu vois un peu!
Tu me croiras si tu veux, malgré ça, il y en avait une qui piétinait comme une poule qui demande à couver, elle me voulait, elle me voulait! Moi, je n'en avais pas envie, elle me faisait peur!
Heureusement, une brave femme m'a sortie de là! Bien gentille, elle m'a ramenée chez elle, m'a dépoussièrée, m'a remise d'aplomb. Elle m'a placée au soleil sur la fenêtre de son évier. L'évier, lui, il a boudé. Je crois bien qu'il était jaloux : j'étais plus blanche que lui!
Marianne CopieAvec le temps, on est devenus amis. Il se moque de moi depuis que la patronne m'a affublée de binocles pour que je sois une Marianne qui a de la jugeotte!
Ses binocles ne me servent pas à grand chose, elle les a perchés sur mon bonnet!

Publié dans Histoire en Patois

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St Valentin

Publié le par François & Marie

Bonne fête gourmande à tous les petits biscuits !

St-Valentin2.jpg

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Chute de lichen

Publié le par François & Marie

lichen.jpgMèfiè-te bin!

- Bin t'vouais, è z'ant bin fè d'prèv'ni. Te devrôs bin t' méfi, y pourrôt fér' prou mô si c'tè ptchiots meusis t' chaillint su lè ètiots! Su l'crèn' y s'rôt du prôgi, y te r'baillerôt dè pouè!

- Heureusement, qu'ils ont prévenu. Méfie-toi des ces minus lichens, ils pourraient te faire très mal en tombant sur tes orteils! Sur le crâne ça te ferait du profit en te redonnant des cheveux!

Publié dans Histoire en Patois

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Le Ténor

Publié le par François & Marie

"LA RECETTE DU DEFI"  - n° 48 -
Proposée par Anne Le Sonneur pour la communauté "LES CROQUEURS DE MOTS".

"Prenez une recette de cuisine.
Sélectionnez cinq noms d'ingrédients ou/et d'ustensiles et autant de verbes d'action.
Battez ces mots dans un grand saladier métaphorique, fouettez-les à grand renfort de comparaisons.
Saupoudrez de quelques oxymores, litotes ou autres figures de votre goût.
Faites fi de la gourmandise! Brûlez la recette.
Puis, écrivez un texte descriptif (paysage ou portrait) qui tourne dos à la cuisine."

Ténorissime

Avant de se produire, le ténor mafflu avec soin, s'oint. 

Sa peau mi-glabre d'un baume gras il enduit.     (faire fondre le beurre) 

D'une poudre albe se farde.                              (ajouter la farine)

D'un geste prompt déparie les fruits d'Araucana,                  

(séparer les blancs des jaunes des oeufs à coquilles bleues d'une race de poules Araucana- Amérique du sud) 

Touille de sa mouvette leur partie rebondie,  (touiller les jaunes avec une cuillère en bois)

Ses iris dérobant prestement le pigment de l'écale.                  (garder le bleu de l'écale pour ses yeux)

Activant l'autre fraction d'un moussoir, en tignasse opaline.    (battre les blancs en neige)

Emboirant son teint d'un fluide lactescent.                              (ajouter du lait)

Fleurissant ses bacchantes de mignonnette et d'esprit,             (poivrer, saler)

Les embaumant de macis.                                            (parfumer de poudre de muscade)

Empâtant de Galalithe ses pâles rouflaquettes.                       (épaissir de comté râpé)

Se coiffant d'un caseret,                                              (mettre dans un moule à soufflé)

Béant, entonne con calore, delicatezza,           (ouvrir grand le four, délicatement chaud)

Frissonnant  vingt mesures simples du célébrissime Opéra "Formaticus caseus"...

 (faire cuire doucement vingt minutes le soufflé au fromage)

 

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Marianne revisite ses départements

Publié le par François & Marie

Marianne.jpg
- Dis donc bidule, quand cesseras-tu d'éclabousser, de clapoter, de glouglouter, de m'indisposer de tes disgracieux borborygmes ?
- "Bidule" te signale qu'il est un évier et qu'un évier ça éclapotegloute, il faudra t'y faire ma chère. J'étais là avant toi! Qui es-tu monticule de chantilly et que fais-tu sur ma fenêtre?
- Traiter de "chantilly" une Marianne en buste, égérie de la République est une mesquinerie qui ne vaut pas la peine qu'on s'y attarde. Dorénavant, de par la volonté de la citoyenne-maîtresse de maison, je te dominerai depuis le rebord de "notre" fenêtre.
- On aurait pû me demander mon avis, ronchonne la laiteuse céramique. Où Madame t'a-t-elle dénichée?
- Je vais retracer mon parcours en te faisant réviser quelques numéros de départements!  

 - Je somnole dans une salle de Mairie orientée au 59. J' 61 un vilain mur blafard qui gâche mon teint. Mes amies araignées m'y tiennent ligotée. Malgré la bonne volonté des mouches qui me constellent de taches de rousseur, je suis blême. Mon train de vie est 25, hormis douze vendredis, où le maire et son conseil, grillant des Ninas, bleuissent et empuantissent mon atmosphère. Leurs éclats de voix apeurent les frêles arachnides harponnées à mon dos, jusqu'à ce qu'ils 29. (...!)
Un samedi matin, je vacille de mon socle sous le plumeau trop zélé de la secrétaire de Mairie. Elle fait du propre, le Maire marie sa fille dans l'27 qui suit. Elle me récupére en deux morceaux et me camoufle lâchement au fond d'un vieux carton. J'y ai dormi dix ans. 
Hier, je suis éveillée par le froid du petit matin qui taquine le toupet de mon bonnet phrygien. C'est l'10. Me voilà dans le fatras d'une brocante-vide-grenier. Je fais partie d'un 46.
Une espèce de déjantée, une folle 03 une crête bleue émergeant de ses cheveux rouges, trépigne en m'apercevant. Elle halète, me griffe de ses ongles carminés - 78,78, je la veux! Elle sera mon 34, elle est si 33! 
78, les lèvres 32cées et l'air hautain tente de la calmer,
- 11, cette Marianne n'est qu'un pauvre rossignol. Décapitée, 23, en pauvre plâtre sale et usé. Pas du tout Fen Chui. Oublie!
11 la foldingue vermillonne de la moue, me rejetant brutalement. Elle s'enfuit, ondulant du fessier, vers une cage vert fluo,
- Oh ce petit 42, il est adorable, je le veux!
- 11, tu as vu son prix? Mille euros, c'est de la folie!
- Ah, ma p'tite dame, de nos jours, le 41! affirme son propriétaire. C'est la dernière saison que je 85 loirs...Si vous voulez faire une affaire, 53 est en promotion.
- J'55...patoise -t-il, vivement que 86 le temps de raccrocher. Je 51 pour des prunes, maugrée-t-il en comptant bizarrement 37 au lieu de une, deux, trois en rendant la monnaie. D'ailleurs lundi, je vais à 974 pour les retraites, en 21. J'y dégusterai un bon Pommard, ce sera toujours ça de gagné!
- En attendant lui propose son voisin, marchand de gaufres, viens donc te réchauffer avec un petit 14
et 72 donc (souvenir de patois!) en 15, ça va te redonner le moral!
 - J'étais encore toute estourbie par cette l'89 agressive lorsque les mains précautionneuses de notre maîtresse ont doucement rajusté mes deux morceaux. Elle a soufflé la poussière qui me grisaillait, m'a rassurée, m'apaisant d'un 18 Marianne, je vais te chouchouter. Elle tendait au vendeur les quelques euros de ma chine, lorsque l'11 au loir est arrivée en vitupérant. Elle 39 qu'elle m'emporterait dans sa large 50 pour me cacher dans les 40. Elle 80 ma citoyenne de me lâcher, elle hurle si fort qu'elle en perd 73. Il y avait de la 02 dans son regard, on peut même dire que la colère lui 74! 
Elle piaffe, écrasant le ray-grass de ses talons aiguilles sans aucun é30 pour les lombrics alarmés. L'78 gercée, s'en mêlait, on aurait dit 79 zozotantes et bêlantes!

- 01 ! Gronde notre maîtresse se retenant de lui botter le 67, je te fais le 75 que je l'emporterai!
- Marché conclu! gloussa le vendeur.
- 07 (avec un accent teuton) vociféra-t-elle, 35 ajouta-t-elle en sanglotant.
- 09! me laissant emporter comme un trophée.
Marianne-Copie.pngMaintenant que tu me connais mieux, nous allons pouvoir cohabiter!
- Mais, dis-moi, pourquoi t'a-t-elle affublée de binocles ovales?
- Sans doute pour signifier qu'en République tout ne tourne pas toujours bien rond...

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Le r'loge.

Publié le par François & Marie

( L'horloge comtoise en patois.)

LE R'LOGE.
Comtoise22.jpgBin t'sés que j'seus pi-e èn' donzelle! J'é bin deux cints ins, te t' rends t'y compte? 
Poutchant, j'seus point trop berdaleuse, j'tins l'coup recta huit je, encheute j'me couge !

Vôs crètes qu'ês m' laisserint dremi, va t' fér lanlaire! Ês me r'montant, vas-y que j'te fredalle d'aveu yeute çié ! Bin brave, je r' mets à frondaller daveu du r'jinguo ! Paraîtrôt que ch'eu ique pou çan, qu'ês ant b'sin d' man tic ape d' man tac, ape atou d' man dingue-dongue. 

Sâs-te pouquouais y' èst môtemps quind ê m' fiant cougi a pe qu' ê m' caichant d'sôs in coulaichon ? Y' èst que quéquion d' la mâjon a meuri...


Y'a bin dè coups que j'baille point trop l'heûr' recta de c'tu Greenwich, j' m'éçhouche, je r'taidje un pchot... qu'm'en dit la patronne - Y'è èn' ville daime, ill a bin l'drêt d'èller ballement. Quand ant aira s' n'âge, an f'ra t'seurement qu'm'en li...

De quouais rabattre l'caquet ê godelurôts-jeunôts qu'ant mém' point in siécl'!

T' sés, j'seus bin tchainçouse d'étr' encor' ique; dins lès ènians cinquinte, dès margalous v'ni-int dins nôtès cambrousses pou échingi lès grous braves r'ioges comtouais contre c'tês r'loges in Formica... ruges, bieusses ou bin vères, tôtes riquiquites a pe bin peutes... Y'ê l' progrès qu'ê dji-int... Ah ! y'en ètôt du brave...

 
T' y crais-t'y çan? Vouais don ! J'avôs tint eu pô qu' j'en gremale encô à c' t'heûr!

 

 

 

 

 

Publié dans Histoire en Patois

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Caisse dong, dis-dong.

Publié le par François & Marie

 

 Comtoise2-pola.jpgRustique, me voilà désignée ! 

 C'est faire bien vite fi du port droit de ma tête couronnée.(on dit que les pendules comtoises sont rustiques lorsqu'elles sont droites en haut, quand elles ne font pas le chapeau de gendarme)

 Obèse ne suis point, seulement généreuse de hanches.

Ne me parlez pas de régime ! Que l'on me prive de poids et me voilà sans force.(ses poids sont sa force motrice

La rondeur de ma face aurait-on prise pour cible, y forant deux pertuis? (deux trous pour la remonter)

Un couple (les aiguilles) s'y démène, s'y croise ça et là, s'évite, se rejoint, s'y stoppe net, paralysé.

Pour un temps, leur vie ne tient qu'à un vil... vilebrequin.(manivelle pour remonter) 

D'un litham(voile) tristement muselée, il m'arrive d'annoncer qu'une vie est brisée.(on voilait les miroirs et les horloges que l’on arrêtait quand quelqu'un mourait dans la maison)

Et de loin je préfère en cadence osciller et chanter !

 

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La nai potche aivis

Publié le par François & Marie

( La nuit porte conseil en patois.)

nuit bleue coups, t'âs bin dè pouènes, dè sôcis, dè mâleux, dè maux. Vouè don qui fè maux tout çan...
Tè tirvauchi à hue ape à dia. Te sais pi-e su qué pi dinssi. 
Te ragonnes, te taingnes, te piaunes, te rababouines, te miaunes mém' dè coups quand y'a nion que t'vouè.
Te crè que t'vas point t'en sotchi, tè empatroïlli, emberdouilli, t'en jottes, t'en âs l' lodjiot.
Te voudrôs j'ter lez tè sôcis, t'asster ape pi-e bouji. T'seus prêt à t'èvarer.
T'sens qu'te patrouïlles, qu'te barquoïlles, qu'te gadrouïlles dan in gouillat, te t'enrousses.
T'cheup'! Mè y'a nion qu't'acoute, te te r'trouves qu' m'en si t'ètôs cul su bredouille din dè sédjons...Te r'sem-bi-e à in'épatau.
T' vouè point d' bârche, t'âs point d' brinches pou t' raicrechi,  t'vas meuri din l' tareau...
T'sais pâs c'que t'vâs fér, y t'faut bouèr' èn' boun'goutte, t'mètre in carron bin chaudot dins tan lié, in bounot d'nai, ape dremi, dremi, dremi!
T' vouèrâs, l' je d'aprés, quin tin poulôt chintrâ, y'erâ bin mi-e tout çan. T' sèras qu'ment fér pou èrriver au bout l'bout.
 T'sais la nai potche touj aivis, crè-me! 

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Défi n°47 "La nuit porte t-elle conseil?" proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 

Défi n°47 proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots 
bleu-nuit.jpg
Parce qu'hier tes soucis et tes peines étaient un hirsute embrouillamini de flèches acérées, tu as prié la nuit de s'activer en habile cardeuse.
Puisque tu lui as fait confiance, au matin l'écheveau ébouriffé était ébauche de peloton. Certes imparfait, bancal, aplati, irrégulier mais enfin accessible.
A toi de le dévider. Ce n'est pas simple. Le brin par places s'effiloche, au bord de la rupture. Il te faut le consolider, le rafistoler, en démêler les nœuds, en éliminer les bouloches, en raviver la couleur.

Parce qu'hier des événements fâcheux et pesants en sombres astronefs t'engluaient et te glaçaient d'effroi, tu as supplié la nuit de t'en affranchir.
Puisque tu as cru en son souffle libérateur, au petit jour les silhouettes de tes ennuis planaient à l'horizon, amenuisées et colorisées par l'aube. Retombée la pression, temporisée la colère, apprivoisés les tracas, ravalées les déconvenues.

Parce qu'hier ton esprit était une maison mal tenue, désordonnée, âcre de relents amers, gémissante de douleur, tu as conjuré la nuit de s'affairer.
Puisque dans le lâcher prise de ton sommeil, tu lui as donné permission d'aérer, dépoussiérer, récurer, panser, faire place nette, un rêve s'y est glissé porteur d'une ébauche de solution. Il suffit de lui accorder du crédit pour qu'il t'aide à découvrir les remèdes qui sont déjà en toi.

Parce qu'hier en orgueilleux, tu as cru tout pouvoir résoudre seul, tout maîtriser, tout démêler, ta nuit blanche t'a laissé dans le noir.
Puisque tu y côtoie vampires et loup-garous, en cabochard borné, tu ressasses, remâches et rumines. Vindicateur, tu prémédites des vengeances raffinées. Fuir la sagesse de la nuit te nuit.

Parce qu'il y a des chouettes chevêches, des travailleurs de la nuit, des hulottes, des noctambules impénitents, des grands-moyens-petits ducs, des insomniaques et des chauve-souris, le rôle de la nuit est remis en question.
Puisque nous ne pouvons survivre qu'en étant d'incorrigibles optimistes ou des pessimistes gais, croyons donc que nous sommes inspirés par nos rêves. Bonne nouvelle, on peut aussi rêver en plein jour !

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Caisse dong ?

Publié le par François & Marie

Comtoise2Rustique, me voilà désignée! 
C'est faire bien vite fi du port droit de ma tête couronnée.
Obèse ne suis point, seulement généreuse de hanches.
Ne me parlez pas de régime! Que l'on me prive de poids et me voilà sans force. 
La rondeur de ma face aurait-on prise pour cible, y forant deux pertuis? 
Un couple s'y démène, s'y croise ça et là, s'évite, se rejoint, s'y stoppe net, paralysé.
Pour un temps, leur vie ne tient qu'à un vil... vilebrequin. 
D'un litham tristement muselée, il m'arrive d'annoncer qu'une vie est brisée.
Et de loin je préfère en cadence osciller et chanter!

À suivre…

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