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Les Cabardouche à la barre du défi n°247

Publié le par François & Marie

Les Cabardouche prennent la barre de la coquille pour cette quinzaine et vous proposent les sujets suivants : 

Pour le lundi 8 mars.

Voici un portrait à partir duquel vous raconterez une anecdote, vous devez impérativement utiliser les verbes suivants.

  • barguigner
  • renauder
  • vermiller
  • écuisser
  • musser

"Papy tricote" peinture de François.

D'après un  tableau de Nikólaos Gýzis

Pour le jeudi poésie du 4 mars

Vous composez un logogriphe.

Un quoi ? Un logogriphe ... Mais qu'est-ce donc que cette bête ?  Le mieux est d'aller voir la définition ici.

Vous composez donc un petit poème pour faire deviner un mot que vous aurez choisi.
Ce n'est pas facile, mais vous allez y arriver.

Pour le jeudi poésie du 11 mars

Vous composez un poème après avoir dressé une liste de métagrammes.

Une liste de quoi ? Des métagrammes sont des mots qui ne diffèrent que par une lettre, exemple :

dame /came/pâme/pare/mare/mère/père ...

Après avoir dressé cette liste, vous incluez ces mots dans votre création.

Bonne quinzaine !

 

 

Publié dans Défis

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Défi n°246 proposé par ABC pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

 

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ABC, du JARDIN DES MOTS lance un  S. O.S JARDINIER.

Cher Amiral, vos croqueurs sont des « motivores », en passant par mon jardin, ils ont dévoré tous mes mots. Sans mot, mon jardin de mots n’a plus de sens, il est anéanti. Demandez-leur, je vous en conjure, de m’envoyer chacun sa meilleure recette, pour que les mots de mon jardin puissent refleurir dès le début du printemps.

Consigne :
Écrire une recette simple et efficace pour réparer les dégâts provoqués par tous les « motivores ».
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                                                RECETTE.
         " REDONNER VIE AU JARDIN DES MOTS DE ABC."


La veille.
Façonner une large abaisse sablée, rappropriée et aplanie.
La quadriller.

Sans lésiner, y répartir des brassées de mots. Euh, non, des brassées de noms, nom de nom !
Sur les pourtours, regrouper
les discrets, les timides, les peureux. Bien les lier les uns aux autres.
Au centre, les exubérants, les biscornus, les fougueux et les baroques. Ils s'assaisonneront les uns les autres.

Plongez à pleines mains
dans les adjectifs.
Les trier soigneusement :
À gauche les positifs. Ploc, délicatement les badigeonner de jaune soleil.
À droite, les négatifs. Plic, les teinter d'un zeste de jaune citron.
Remarque : ils vont tous se retrouver jaune vif, alors pourquoi les avoir triés ?
Réponse : pour tester votre jugeote.
Entre les deux, réduire les neutres en les blanchissant quelques minutes.
Réservez le tout dans la réserve.

Amasser des verbes, en bottes généreuses.
Tels l'or et le vif argent, en athanor les amalgamer.
Remarque : si votre athanor a disjoncté, utiliser un four micro-ondes éteint, c'est kif kif.
Dès le début d'une effervescence - à faire frémir les mots de Noël en papillotes - répartir le tout, partout.
Être impératif avec les conditionnels.
Mêler passé et futur et tout sera plus que parfait.

Laissez reposer une nuit.

Le lendemain.
Délicatement faire revenir les fugueurs et les marginaux.
Les singer sans les imiter.
Réaliser un houblon roux blond. Pour les adoucir, y plonger les vocables de couleur corbeau.
Aromatiser d'un bouquet garni de pronoms.
Faire une chiffonnade de déterminants.
Inviter un petit ami Au petit tamis, passer les motos pompes les mots pompeux, histoire de les clarifier.
Saupoudrer d'interjections épicées.
Laisser infuser des milliers de signes de ponctuation, puis les jeter à la volée à travers une passoire.
Remarque : ne pas jeter la passoire, l'agiter de temps en temps pour passer le temps.
Mouiller le tout, sans détremper.
Laisser pousser au soleil.
Fier de ce qui vous a fait suer, admirer.
Dresser.
Inviter ABC.
Savourer !

- Bon, les copains, on va faire la chorale grammaticale, ceux qui ont les noms vous ne dites que des noms, les verbes que des verbes !

- Et c'est quoi un âge dectif ?

- Un ad-jec-tif ! Ben c'est ... heu ... C'est pour dire comment on est, quoi.

- Ah et toi tu fais quoi Marie ?

- Moi je suis la Sainte Axe, je commande la phrase !

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Défi n° 245 proposé par FANFAN 2B pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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À partir d'une photo, d'un objet, d'une odeur, d'un lieu, Fanfan nous demande de raconter en quelques lignes un souvenir bon, gai ou triste ou une anecdote de notre enfance que cela a réveillé en nous.
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À la campagne dans les années cinquante, bêtes et gens cohabitaient de bonne grâce; les enfants de cette époque en conservent quelques souvenirs attendris.

En douce ils se régalaient de généreuses poignées de cacahuètes, piquées dans le sac de tourteaux d'arachides réservés aux vaches. Leur huit ans ignoraient l'existence de l'escherichia coli et autres sournoiseries bactériennes.

Même s'ils ratissaient à pleines mains les gamelles de pâtée des poules, jamais aucun gallinacé n'est allé cafeter. Braves bêtes !

En toute impunité - de la part des cochons - ils allégeaient de quelques patates la chaudière quotidienne de ces gros lards. La poignée du couvercle qui rôtit les mains, la vapeur qui aveugle et les Bintje qui brûlent lèvres et doigts, étaient le prix à payer pour un tel délice ! Les parents s'apercevaient à peine que l'appétit de leur progéniture était moins vif ; tant que leur dynamisme restait intact et que leurs joues étaient abonnées au rose pastel, ils n'allaient pas s'alarmer pour si peu.

Laisser le vieux chien de berger léchouiller leur tartine de saindoux, c'était pour eux avoir bon cœur.
Lorsqu'ils chapardaient un, puis deux, puis (souvent) trois morceaux de sucre qu'ils imbibaient d'alcool de menthe - digestive et vermifuge - le bon chien veillait sur leur longue sieste sous le tilleul. Chacun rend le service qu'il peut !

Ces innocentes frasques gourmandes ne mettaient pas le feu aux réseaux sociaux et n'exigeaient pas qu'une équipe sanitaire soit urgemment diligentée. Autre époque autres mœurs...


 

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Défi n° 244 proposé par Josette pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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                   Josette nous propose de jouer sur le double sens des mots.
Écrire une brève histoire commençant par :
                  "Depuis que je loue cette chambre à des hôtes charmants..."
Inclure dans le texte les mots suivants :
                  - adresse
                  - baie
                  - grève
                  - index
                  - jour

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- Depuis que je loue cette chambre à des hôtes charmants
... en mon for intérieur je tergiverse, la louer ou ne pas la louer ?
Mes hôtes me chambrent.
- Cette chambre si bien louée est-elle vacante ?
Je vaque et ne réponds pas.
De cette chambre, je m'en balance.
Tandis que je balance du pain sec aux écureuils je mets en balance des sentiments contraires, louer ? Ne pas louer ?
Je croise un miroir qui réfléchit. Moi aussi.
Je me tâte - ai-je grossi ?
Si je traduis ce que la psyché reflète, j'ai besoin d'exercice.
En opinant du chef, je me tâte derechef. Si je rafraîchis cette chambre, je me donnerai du mouvement.
Amincie, je retrouverai de l'énergie.
Je loue !

J'aurai un petit magot, m'inscrirai au cours de judo, aurai des mollets galbés, serai légère comme fée !
Je loue ! C'est décidé.

Je loue ! Je ferai de la zumba ! Tralala !
Je dépouillerai cette chambrette de quelques vieux tralalas; je ferai des milliers d'allers-retours de la chambre au grenier, j'emprunterai l'échelle, celle à treize barreaux, douze, treiz', ça en fait des petits échelons à escalader !
Je prendrai tant de plaisir à monter, descendre, à compter les barreaux, que ça me donnera l'envie de m'inscrire au Barreau !
Me voilà avocate, amincie et locatrice ! Un bail que j'en rêvais !
Je loue !
Je loue ! vous dis-je !
J'en deviens dingue. De joie j'envoie dinguer tous mes doutes !
Je loue !
Je tranche dans le vif - je loue - en tranchant l'ananas du dessert, aïe, j'ai failli y laisser un bout d'index.
Peu importe ! Je loue !
Je souris des yeux, des fossettes et des mains en moulinettes ! Je fais ma gigolette, me prends pour Mistinguett, je louuuue !
Derrière les rideaux à jours des grandes baies je jette un regard attendri à la baie, à sa grève de sable fin qui rosit dès la fin du jour.
Quelle vue superbe.
Tout à coup, je perds de ma superbe.
Catastrophe !... Ça n'est pas mon jour, la crème anglaise a tourné...
Disparu mon fameux tour de main ?... Envolée ma légendaire adresse ?...
Fini le temps où on se bousculait à ma dernière adresse pour me soutirer le secret de "l'ananas caramélisé à la fève tonka - parsemé de graines de grenade - et sa crème anglaise à la vanille Bourbon de Madagascar", qui faisait ma renommée.
Je bats ma coulpe. Les grumeaux dans la coupe affichent l'air benoît de ceux qui ont la conscience tranquille - c'est pas nouuus ! C'est ta faute à toiii...
Je les hais.
Mon cerveau anesthésié est en grève. Le sable de la grève devient gris. Le soleil s'est enfui.
Déçus, mes hôtes ne seront plus mes amis, eux qui me pensaient fantastique.
Je ne ferai jamais ni aquabike, ni aérobic.
- La chambre n'est pas à louer. J'ai menti en la louant devant vous, elle n'est pas louable et ne sera jamais à louer. Allez-vous-en.
- Sans dessert ! protestent les hôtes.
- Il me faut améliorer le dosage en sels de plasma dans "L'ananas au sang d'index".
- ...?...
?... ?... ?

 

                Pin Pon Pin   Pin Pon Pin   Pin Pon Pin    Pin Pon Pin

- Ouuuh quel joli refrain ! PONPON PINPIN !   Et ces lumières bleues qui clignotent qui papillotent et qui tremblotent, voyez mes amis, on arrive enfin au phare, ramez mes amis, ramez sur la galère ! Bientôt nous en sortirons de cette galère ! ponpon pinpin pépère !
- Qui a besoin d'aide par ici ? questionnent des voix sorties des phares du fourgon blanc.
Dans un même axe d'index pointé, tous les hôtes désignent aux HOMMES EN BLANC, leur hôtesse... désaxée...

- Bon alors toi tu serais l'hôte, et moi par contre je serais l'hôte. Et tu devras rafraîchir la décoration dans des tons chauds pour qu'on ne soit pas en froid. Tu vois ?

- Ben...

                         

Publié dans Défis

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Défi n° 243, proposé par Colette pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Lipogramme  A.
                             ( Écrire un texte sans "a")

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C'est l'hiver.
Du côté de ce rustique lieu-dit de bergers et d'éleveurs, tout est neige.
Neige sur les buissons givrés.
Neige sur les fils électriques où l'été les hirondelles pépient, ordonnées comme épingles pour linge.
Neige sur l'herbe
roidie de gel.
Neige sur une route endormie, vierge de tous sillons.
Hors hiver des flopées de voiturées de toutes sortes y circulent; des bœufs enjougués tirent mollement jusque vers une scierie les lourds troncs des chênes; les douces juments véhiculent les édifices sensibles des meules de foin et de fines pouliches font giguer de légers tilbury.
Sur ce chemin, deux engins se meuvent d'eux- mêmes: une Citroën -deux- équidés, celle du médecin et une torpédo poussive, complice rococo d'un vieux British exilé.

Un soleil décoloré noie ce silence nivéen.
Rien ne bouge.
Subitement des corneilles s'envolent et fulminent
: des échos juvéniles et joyeux venus de l'horizon ont perturbé leur réunion, une troupe de mouflets - libre d'école le jeudi - se précipite en joyeuses turbulences sur le réservoir gelé que les grenouilles ont déserté.
Schliiii- criiiisss... en circonvolutions compliquées, les fers de leurs croquenots de bois griffent cette couche figée.
Friii Friii Friiiiii...!  Les fortiches enchevêtrent leurs surnoms; les sciures givrées des DD, GG
, PP, giclent jusque sur deux peureux restés sur berge, les humectent copieusement. Ils couinent. On les hue. Ils hésitent. Se concertent. On les oublie. Ils se précipitent, l'œil fielleux, s'embrouillent les brodequins, trébuchent, se prennent une pelle. On rit. Ils se retiennent de pleurer. Ils geignent, ouille, leurs genoux nus sont brûlés de froid. On se moque de ces empotés.


Vexés ils vont dissimuler leur moue lippue derrière une butte, pour fomenter une riposte. Bientôt ils pilonnent leurs ennemis de boules de neige cruellement bien serrées.
Les concurrents ripostent illico.
On lutte. On se retrouve le cou en rigole de froid-neigeux, le nez en compote et les lunettes boiteuses.
Puis, essoufflés et toussoteux, les oreilles coquelicot, les compétiteurs stoppent les hostilités, redeviennent compères et s'en retournent vers l'essentiel, le glissoire.
Les intrépides fusent en oblique "... 'tention ! Porthos ! Ses potes et leurs mousquets !" crie une buée de leur souffle. Vivement ils glissent vers les filles et, rudement, les dépouillent de leurs fichus.
Les donzelles trépignent de rogne, fondent sur leurs tourmenteurs et volent prestement leurs bérets - peu soucieuses de les délester d'une poignée de cheveux.
On se bouscule, on rit, on se houspille, on pleurniche - oh juste deux petits hoquets - et on replonge en mêlée.
Lorsqu'une robuste sonorité couvre le tohu-bohu - c'est le clocher qui répète "il est midi " - tout ce petit monde s'étonne et regrette que le temps file si vite.
Il est temps de rentrer chez soi.
Une ultime singerie, une dernière petite pique et on file vers son logis, trouver le réconfort d'une bonne soupe, possiblement précédée d'une mornifle - qui dégrise promptement - motif : lunettes bistournées.

« Rhooo, bin... quelle touche elles ont... Surtout que c'en est des qui sont presque toutes neuves ! Not' cousine Yèyette les eut portées seulement depuis un lustre; le verre droit est juste fêlé léger et griffuré des ronciers, oh trois fois rien. Et toi, tu les bousilles en un rien d' temps; t'es un drôle de gonze l' Dédé, moi j' dis. Et pis l' Lonlon qui bigle, y compte d' sus l' jour d' communion solennelle pour bien voir c' qu'on lui dit, qu' i' dit. Rhooo, bin mon fieu ! C'est ton problème, tu t' débrouilles, tu  r' joins les deux bouts en Stcoch... Scoch... en BIDULE qui coince, quoi ! ››


Dès le début de la semonce, l' Dédé se bricole un humble profil et devient tout étriqué.
« Rhooo, pis dis don'... R' dresse toi voir...  Rhooo, montre voir... c' que j' vois... Ton... ton...TON TRICOT... C'est' i çui qu'on conserve propre QUE pour une veille du lundi ? Viens voir montrer, que j' te dis. Rhooo, eh bin ! Bougrement voui, c'est lui ! Rhooo, et pis qu'il est tout embu, rhooo et pis tout vrillé, rhooo ! Pourquoi qu' tu l'eus mis un jeudi ? Hein ? Commère - moi voir pour voir...››
L'infortuné Dédé se trouve tout honteux, pris entre deux feux.
Nicole, première née, devine que c'est pour Simone - celle qui porte un si joli fichu bleu - que Dédé est coquet. Il veut qu'elle le repère, qu'elle s' intéresse à lui comme lui se préoccupe d'elle.
En cette moitié de vingtième siècle, cette mère ignore que son fils de neuf printemps puisse éprouver des sentiments, pour une jeune conscrite ...
D'ici presque deux siècles, des juniors riront bien de cette bluette, lorsqu'ils oublieront de prévenir qu'ils vont skier, ne rentreront que mercredi, ignorent où ils seront hébergés et s'en moquent, et retrouveront leur groupe de copines - rencontrées hier - sur des pistes de glisse fictives et régentées.
Elles seront en tenues de ski - ville, chic, dernier cri.
Elles confieront que, trop dégoûtées du soleil et du site neigeux, trop en flemme pour bouger, trop emmiellées de tout, elles se sont empiffrées de documents soporifiques sur leur iPod.
Un des dossier " l'hiver du temps des très vioques" les terrorise encore.
Elles n'ont rien pigé. C'est un monde obscur, ténébreux et irréel. Elles en tremblent.
« C'est quoi un fichu ?  une soupe ?  une mornifle ? et une mère qui embrouille son fils pour un... bidule ...un... tricot ? Inouï, non ?  pourquoi un clocher ( c'est quoi, dis ?) impose-t- il de rentrer déjeuner ? et pourquoi se retrouver "en complète tribu" ? Grotesque, non ?
« J' suis trop vénère, Myrtille.››
« C'est une prise de tête c' truc... J' llucine ! ››
« Go ? Zoé ! ››
« Go Myrtille. Tout schuss !››

 


 

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Epiphanie

Publié le par François & Marie

-Vous avez très bien fait de vous adresser à nous, madame Fouettard, ces dignitaires semblent avoir besoin s'assistance. Voyons comment nous pouvons les aider.

Sans attendre, Santa Mama a déjà préparé du bon thé de Noël et réconforte ces visiteurs exotiques qui ne semblent pas familiers au climat polaire.

- Moui, concède la voisine, j'ai cru comprendre qu'ils voulaient se rendre dans un village exotique, l'africain me parle de la "Maison du pain ", je me demande bien pourquoi ...

- Ça se dit Beth lehem en hébreux, répondent  Santa et Mama d'une seule et même voix.

- Ah ?  D'accord, le chinois évoque une étable et le troisième a l'air de dire que c'est là que les gens crèchent.

- Je vois, je vois, répond pensivement Santa.
- Nous voyons même très bien, confirme Santa Mama.

- En plus de ça ils ont tout perdu leurs bagages à la gare, or ils avaient des cadeaux de naissance à offrir ... Vous ne pourriez pas les dépanner ? 

- Si si, répondent Santa et Mama et échangeant un sourire complice. Il leur faut des cadeaux symboliques, nous avons exactement ce qu'il faut !
Un flacon de Mini Mir
Des gaufrettes paille d'or
Une chanson avec un air très dansant
Croyez-moi ça va beaucoup plaire au nouveau-né.

Madame Fouettard n'est pas vraiment convaincue mais elle fait confiance aux Noël, après tout ce sont eux les spécialistes.

- Dites donc, ajoute-t-elle, la route est encore longue, ils ne sont pas arrivés.
- Ne vous inquiétez pas ... Je vais les emmener en traineau de Noël, nous y serons tout à l'heure !
- Je vais d'ailleurs  vous donner des galettes pour le voyage, ajoute Santa Mama, toujours bien attentionnée.
- Ah ? Bon ... Très bien ... et quel air dansant avez-vous choisi ?

 

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Réveillon

Publié le par François & Marie

- Il a l'air sympathique ce monsieur Fouettard, il n'osait même pas me dire qu'il avait envie de crêpes, alors que ce n'est pas difficile d'en faire sauter toute une pile, les caribous ne demandent pas mieux d'ailleurs !

- Et moi donc ! Je vais quand même faire attention à la gelée de coquelicot, elle est vraiment délicieuse mais c'est le gros dodo assuré.

- Moui, répond Santa Mama avec un sourire amusé, on n'est pas obligé de gober tout le pot, non plus !
Allons plutôt accueillir nos invités .

...

- Ohh ça alors ! Ces messieurs dames de la police sont revenus pour le réveillon, quelle bonne idée, on va passer une soirée formidable.

- Ah ben pas qu'un peu m'dame Noël, on a tous ramené un truc a impaffter pis à tuter  pour bien faire la fête lô. 

- Capitaine Merlot je reconnais bien là votre enthousiasme. J'ai moi-même préparé plein de pâte à crêpe. 

- Mon neveu Ludo n'a pas pu venir ça fait une semaine qu'il dort comme un gros chat, pourrais-je vous demander de me céder quelques pots de cette gelée qui a l'air de lui faire le plus grand bien !

- Vos graines de Pudding sont formidables ma toute belle, j'en ai déjà tout un buisson,  je ne savais pas comment poussaient les Puddings auparavant ...

- On sait peu de chose, a vrai dire, sur la composition de cet étrange dessert, intervient Longeville, il reste un défi à nos papilles de gastronomes !

- Et moi, j'ai pu retrouver le Nord grâce à votre superbe boussole Madame Noël, ce bijou ne me quitte plus !

- Ouais, enfin faut dire aussi que je l'ai emmenée dans ma carette, elle pouvait pas trop se planter  ce coup-ci.

- Mais entrez donc, mes bons amis, déclare Santa, venez vous installer ! Et surtout, surtout : 
 

 

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Polar Polaire 24

Publié le par François & Marie

Après avoir twisté, mangé des crêpes et bu des bulles aussi fines que dorées, les fins limiers ont pris le chemin du retour.
Santa Mama a glissé dans la valise de chacun, un cadeau personnalisé en souvenir de cette joyeuse aventure.  Des graines de Pudding pour Vira, une panoplie de Père Noël pour Ludo, une maquette du Traineau de Noël pour Longeville, une superbe boussole pour Précieuse et un kit à croissants pour Flagellant.
Le juge  a proposé à la légiste ainsi qu'au commissaire et à son neveu de covoiturer, les tarifs de taxi étant rédhibitoires au Pôle Nord.

La capitaine Merlot, quant à elle, a reçu une jolie robe de princesse.

- Dites voir madame Noël, entre nous, vous le saviez que l'père Santa y dormait, pourquoi que vous aviez rien dit ?

- On ne contrarie pas les invités, chère capitaine, vous sembliez beaucoup vous amuser au Cluedo et ici on n'interrompt jamais un jeu en cours !
Et puis ça m'a fait plaisir de vous avoir à la maison.

- Ben moi auchi j'étais ben bénache d'être lô. Dites voir, elle est belle la carette du Père Noël, avec çô y va faire une sacrée virée.

Eh oui capitaine, la nuit sera longue mais la nuit sera belle.

 

Publié dans Bande Dessinée

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Polar Polaire 23

Publié le par François & Marie

-Ne soyez pas déçue, chère Précieuse, intervient Longeville, sans vous et votre sagacité, cette affaire n'eut pas trouvé d'issue et la célèbre fête du solstice ne pourrait pas être célébrée.

- Mais oui mon petit chou, réjouissez-vous, c'est vous qui apportez la clé de l'énigme, on s'était trompé depuis le début !

- Quelqu'un a vu Ludo ? s'inquiète Flagellant.

- J'lai vu qui rodait vers la cuisine j'crois bien... Il voulait se faire un ptiot mâchon.

- Eh bien mes amis, déclare Santa, je me sens en super forme grâce à cette bonne sieste ! Dites- moi et si nous fêtions le réveillon tous ensemble  juste avant que je ne m'envole pour la Grande Tournée ?

- Avec d'la tisane de Noël lô ?

- Voyons capitaine ... avec du Champagne à gogo !

- OUAIIIII S

Hummm pense Santa mama, le Champagne, ça c'est bon !

 

Publié dans Bande Dessinée

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Polar Polaire 22

Publié le par François & Marie

- Je fais le tour du Monde en cherchant désespérément à situer le Pôle Nord sur la carte, je mobilise tout mon savoir faire pour établir les conditions du meurtre le plus emblématique de notre époque troublée et qu'est-ce que je trouve ? Hein, vous pouvez me le dire ?

- Ben jch'ais pas moi, une blessure provoquée entre 22 h et minuit par un objet contondant, comme d'habitude non ? 

- NON ! De la con-fi-ture !
Le bonhomme est barbouillé de sucre !

- Euh,  des traces de lutte ? Qu'est ce qui a causé la mort à votre avis ?

-Mais ma parole capitaine, vous êtes atteinte de cophose, ou d'anacousie si vous aimez mieux, il n'est pas décédé : il dort ! Il roupille ! Il pionce !
Remarquez, ça ne m'étonne pas : apparemment c'est de la confiture de coquelicot : c'est un sédatif hypnotique assez puissant.

- Oui, confirme Santa Mama, et j'utilise du sucre de valériane, c'est très bon  ! Il ne faut pas trop en prendre, une cuillère à thé suffit pour dormir 24 heures d'affilée, mais comme j'ai remarqué un pot vide dans un coin de la pièce, je pense que mon Bonhomme a dû en abuser : c'est un gourmand ! 

 

Ouaammm ! Ouh j'ai bien dormi moi !
Quelle heure peut-il être ? Il serait temps que je charge la luge non ?

Publié dans Bande Dessinée

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