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Défi n° 251 proposé par Durgalola pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

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Ohé Mâtelôts !!!

Pour la 250 et une, Durgalola avait proposé que nous remettions le défi n°1, à l’honneur.

Pour la petite histoire, la communauté fut fondée par  Brunô en Août 2009,

jeux d’écritures, Haïkus, défis, poésie, amour des mots …

chaque semaine Brunô proposait son Défi   » Les môts de Tête « 

Bien des thèmes et façons d’écrire furent abordés, dans une ambiance bon enfant

Pour des raisons personnelles, la communauté fut transmise à  Tricôtine en Avril 2010,

 nommée « La Coquille de noix«  par les croqueurs en hommage à son ancien capitaine.

Et c’est en quatorze de l’an deux mille

que la commandante Dômi

recevait à son tour le célèbre chapô .

C’est grâce à Eglantine, 1er Vétéran,  décorée Miss Coquille par le fondateur Brunô,

que j’ai pu remonter au tout premier défi  de Brunô.
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Pour le défi du lundi 17 mai

« Ecrivez un texte avec 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10 insérés dans cet ordre dans votre récit."
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- Snifff...
- Qui pleurniche par ici ?
- C'est moi... sniff... le zéro... sniff... Maître Déchifre...
Maître Déchifre est chef des chiffres, il n'y peut rien, c'est sa destinée.
- Qu'est ce qui te fait larmoyer, super zéro ?
- Les autres ...
- Quels autres ?
- Tous ! Tous les autres chiffres...
- Que disent-ils ?
- Que je suis nul et que ma boule à zéro me fait une bouille de tête à Toto.
- Convoquons-les. Ils se présenteront. Tu pourras dire ce que tu penses de chacun d'eux... après avoir tourné sept fois ta langue dans ta bouche !
Sitôt dit, sitôt fait.

Tandis que Maître Déchifre s'installe confortablement sur la table de Pythagore, zéro choisit celle de ping - pong.
Le défilé peut commencer.


- Chiffre 1 veuillez débuter le défilé.
- JE suis UN, fier et élancé. J
E suis le TOUT. JE suis chef d'une lignée infinie. JE suis toujours sur la marche la plus élevée du podium.
Zéro - L'estrade ne résistera pas au poids de tes chevilles enflées... Oseras-tu aller jusqu'au titre d'ennemi public n°1 ?


- Chiffre 2, votre silhouette de cygne consent-elle à flotter jusqu'à nous.
- Mon double aime à dire que les
deux font la paire et qu'ensemble nous allons couper la poire en deux.
Z - Ni une ni deux, je te décerne le prix du bon cœur, le deux !

- Chiffre 3, voulez - vous bien vous montrer, je ne vous aperçois pas...
- C'est que je suis haut comme trois pommes et pourtant symbole des Mousquetaires, excusez moi du peu !
Z - Sans oublier les trois petits cochons !


- Chiffre 4, même debout vous semblez assis sur un siège pliant, qu'est ce qui vous fatigue autant ?
- Rendez-vous compte, Air, Feu, Terre, Eau, c'est moi. Est, Nord, Sud, c'est moi aussi. Mathieu, Marc, Luc et Jean, c'est moi encore, sans oublier les quatre coins du monde...
Z - Pourtant tu trouves encore le temps de couper les cheveux en quatre !


- Chiffre 5, me recevez-vous ?
- Je suis bien placé pour vous recevoir cinq sur cinq puisque je contrôle les cinq sens et également, les cinq continents ! D'ailleurs j'y croise parfois mon pote le quatre.
Z - Il paraît qu'à vous deux vous êtes comme les cinq doigts de la main...


- Chiffre 6, avancez donc votre bedaine avantageuse !
- Je ne suis point pansu. Seulement un peu pelotonné pour mieux accompagner les roulés-boulés du dé, ce petit cube lancé par le joueur qui m'espère, qui me souhaite "allez allez ! le six le six..."
On dit aussi que six jours furent nécessaires pour créer la Terre; j'en suis très fier !
Z - Ce n'est pas un travail bâclé à la six quatre deux.


- Chiffre 7, c'est à vous.
- Drapé dans les sept couleurs de l'arc en ciel, sept jours par semaine je me félicite d'être le cycle parfait.
Je suis Saturne en plomb, Jupiter en étain, Mars en fer, Vénus en cuivre.
Je suis Mercure, je suis Lune argentée  et Soleil doré.
Je chausse mes bottes de sept lieues et je deviens Maître du Monde.
Z - Souviens- toi que l'orgueil fait partie des sept péchés capitaux...


- Chiffre 8.
- Voué à l'octo, je ne suis pas un rigolo.
Octogone : "polygone à huit sommets, l'aire d'un octogone est.. " Quelle complication... on laisse tomber.

Je suis aussi pieuvre octopode, temple grec octostyle.
Je ne fais que dans le sibyllin, dans l'hermétique. Je contrarie, je choque, j'irrite, je rebute, bref, je ne plais à personne...
Z - Détrompe-toi l'ami ! Je t'aime parce que tu es aussi "octobre", mon mois à moi ! Et souviens-toi de nos fous rire et de nos trouillomètres à zéro sur le Grand 8 !


- Chiffre 9, confirmez moi que vous n'êtes point le chiffre 6, en pirouette ?
- Que nenni, je suis bien neuf comme un sou neuf !
Z - Sans doute pourrais-tu nous en donner la preuve par neuf...


- Mon cher zéro, tu as pu te rendre compte que chacun des chiffres a des atouts mais aussi des failles.
- Merci cher Maître, ce défilé terminé, je...
- Qu'entends-je ! DÉFILÉ TERMINÉ, non mais je rêve, et moi alors ?
- Vous êtes ?

- Le 10 !
- Le DIX n'est point un chiffre mais un nombre, tu n'as pas place en ce défilé, précisa le Maître.
- Pourtant, j'ai plus de valeur que tous ceux qui viennent de se pavaner.
- Et pourquoi donc ? insista Maître Déchifre.
- Ben... grâce au ZÉRO, c'est évident.
- Eh bien voilà ! Tu es enfin mis à l'honneur cher zéro ! Vas-tu finir par prendre conscience de ton importance.
- Lorsque nous terminons une partie de belote en "dix de der", je rêve de danser mambo-mambo, en pas de deux avec le grand UN... Dès aujourd'hui ça va matcher, foi de ZÉRO !

 

 

 

La troupe des dix :

De gauche à droite :

1 Claudette, qu'on appelle "Grenouille."
2 Rominou
3 Marie
4 Poupoule

5 François plus connu sous le surnom de "ptiot Pitchin"
6 Gaston, mais qui répond au nom de "Bilot "
7 Luigi, le petit italien
8 & 9 Gustave et Octave, "les Tatave"
10 "Saint Exupéry" le mouton 

Publié dans Défis

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Défi n°250 proposé par Jazzy pour les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

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Jazzy nous dit :

À la barre du bateau des croqueurs pour la quinzaine pour ce défi 250 :

Il s’agit de  retrouver les couleurs que cet infernal de croquecolori a mangées. Je croyais pourtant avoir fermé la porte du jardin des mots mais le rusé  a du se faufiler.

Il vous faudra donc écrire un texte autour d’une couleur pour la faire deviner  sans jamais la nommer, sinon Croquecolori pourrait de nouveau se manifester.

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- Tu es fier de toi, Croquecolori, mumm ?
- Mumm ...
- Tu t'es vu ? Tu ressembles à gros ballon multicolore.

- ... Joli...
- Joli, certes. Pourtant tu ne l'es... qu'après... ?
- Euh... Kaprès... Kaprès z' av... Kaprès avoir dégusté avec délectation chacune des couleurs des toutes les fleurs du jardin de Jazzy qui est le plus éclatant le plus chatoyant le plus tentant du secteur et aussi parce que j'avais faim. Voilà, na, t'es contente ?

- Je suis contente que tu aies reconnu ton... larcin. J'insiste sur larcin puisqu'il n'y a pas eu effraction. Comment as-tu fait pour entrer dans le jardin de Jazzy alors que le portillon était fermé à double tour ?

- Facile, si tu connais-tu bien de quelle façon je fonctionne.
- J'ai appris par cœur la définition du dictionnaire du bon jardinier.
- J'ai toujours su que tu devais être classée parmi les femmes savantes.

- " Croquecolori : animalcule...
- Peu flatteur. Je m'insurge !
- ... Qui hiberne du deux novembre...
- Miam, quel bonheur de boulotter les chrysanthèmes du premier novembre.
- ... Jusqu'au quatorze mai...
- Pas fou le Croquecolori, il laisse passer les Saints de glace.
- Prédateur des couleurs végétales...
- Logique ! Les fleurs statiques sont faciles à approcher, elles ne courent ni ne volent. Elles gigotent moins qu'une queue de renard dans le vent, moins que la crinière d'un cheval au galop, moins que la toge doctorale d'un Professeur enthousiaste et moins qu'une pie à ressorts qui picore sur le mur du pain dur. Euh... je m'égare, continue.

- En période de pénurie, le croquecolori peut exceptionnellement se nourrir d'arcs en ciel."
-
À ma décharge, aucune pluie, aucun orage depuis des mois...
- Je te le concède. En cas d'ultime recours, te souviens-tu de quoi tu peux te sustenter ?
- Bouh... Tu sais bien que je déteste les nuanciers des magasins de couleurs, ils sont d'un fade, sentent le vieux chiffon, sont rêches comme pâte à papier et puent LE produit chimique. Les fleurs de Jazzy, elles, sont naturellement goûtues... miumm, parfumées... miumm et elles embaument...miumm... que du bonheur...

- Tu l'as peinée en lui laissant un jardin pâlot et anémié. Et en plus, tu t'es fait piéger, les mailles du grillage ont refusé de libérer le gros gourmand que tu es...
- Mêê...Gné...

- Tu es un sot ! Moins sot que le triple sot qui s'est servi, chez le célèbre Jean- Baptiste - en un jeu de mots douteux qui termine son discours poétique - de la couleur que je viens de te subtiliser.
- Gné ?
- Pas question que je te dévoile de quelle teinte il s'agit. Si tu lis attentivement ce récit, tu y trouveras quelques indices. (Demain je viendrai les souligner en rouge)
Que cette mésaventure te serve de leçon.
Tu iras présenter tes excuses à Jazzy et tu réfléchiras à ces deux morales :

" Il ne faut pas avoir les yeux plus grands que le ventre".
" Ne pas espérer rouler carrosse quand on ne possède qu'une mule qui recule" *
- Gnéeuhhh...

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* Inutile de rechercher cette maxime où que ce soit, elle n'est que pure invention. Elle a été très utile pour placer le dernier indice et, avouez qu'elle ne manque pas de bon sens !

À LA DEMANDE DE FRANÇOIS (À QUI J'AVAIS CACHÉ LA COULEUR CHOISIE), JE VOUS RÉVÈLE QU'IL S'AGIT DE "AMARANTE" : ROUGE VELOUTÉ, CHAUD, PUISSANT, COSSU.
Au jardin, l'amarante devient "queue de renard".
La toge doctorale est de couleur amarante.
Dans "LES FEMMES SAVANTES", TRISSOTIN nomme cette couleur en une réplique célèbre (que je n'ai pas oubliée depuis les années collège...)

Et voilà pour notre "triple sot" :

- TRISSOTIN (ACTE 3, scène 1)
  Et quand tu vois ce beau carrosse,
Où tant d’or se relève en bosse,
Qu’il étonne tout le pays,
Et fait pompeusement triompher ma Laïs,
  Ne dis plus qu’il est amarante :
Dis plutôt qu’il est de ma rente.
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Martine et Jazzy étaient sur la bonne piste !
Merci à toutes d'avoir essayé de deviner, ça n'était pas facile !
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Défi n° 249 proposé par Laura Vanel Coytte pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Laura Vanel-Coytte  nous dit : "C’est un jour férié qui sera à l’honneur comme le lundi de PÂQUES ( jour où j’ai écrit ce défi) ou celui de PENTECÔTE (à venir). Je ne veux pas entendre parler de PÂQUES ou de PENTECÔTE, mais de ce qu’on fait de ces lundis fériés qui ne sont pas que des jours de fête religieuse ou de commémoration laïque, mais des jours où beaucoup de Français ne travaillent pas."

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Trois coups de klaxon.
Le hameau vibre.
Des chiens jappent, les vaches bloquent leur rumen, les basses-cours décanillent en vrac.
Surpris, le Guste a failli avaler son mégot, il s'appuie sur sa pioche, zieute et tend l'oreille pour essayer de deviner "Où c' qu' ille va don', c' t' auto ?"
Le Justin, des clous plein la bouche, lâche son marteau, repousse sa casquette, gratte son crâne ridé  "Qu'est ce qu' eine auto peut bin v' ni' faire pou ique, in lindi... ?"*
La moitié de ce petit village jurassien est perplexe.
Il faut dire que nous sommes le vingt sept mai 1950 et que seuls deux engins à moteur circulent dans le secteur, deux Renault 4CV - dites Quat' pattes - des jumelles couleur motte de beurre. La "beurre frais" c'est celle du médecin, la "beurre terreux", celle du véto.
Par ici, on n'a pas d'automobile, on marche - les sabots sont faits pour ça.
Certains ont un vélo qui crève une fois sur deux sur les cailloux du chemin. Résultat, ces pionniers redeviennent marcheurs; à quoi bon dépenser les sous que l'on n'a pas pour un vélo immobile ?
Pour répondre à l'invitation de la parentèle alentours les dimanches carillonnés, on peut heureusement compter sur un Fakir, un Bijou ou un Baron, placides chevaux comtois attelés au chariot de la ferme.
Pour l'heure, ce bruit de moteur inconnu, un lundi, en milieu de matinée, intrigue les habitants des parages.
" Vouais-te, prédit l'Abel à son Anaïs, j'crais bin qu'ille va veus l' quart dès bous...*
" Veus chu le R' né ?"
" Chu le R' né, t'âs râison... Qui c'qui s'rot don' ...?
" I s'rot -ti yeutés queusins d' l'Ain ?
" C' tès qu' fêbriquant dès pignes à pe dès boutons in bakélite ?
" À Yonnaix, don'..."
" Bin nom de nom ! Es ant don' èn' auto... ? I' est ti l' pactole c'ta bakélite ?...
 "Faut craire..."

Notre famille est seule à connaitre l'origine des coups d'avertisseur.
La semaine précédente, notre voisine, bonne fée de la cabine téléphonique publique, a couru jusqu'à la maison en criant haut et fort " Le R'né ! Les dames du téléphone vont t'passer ton queusin l' Jean d'Yonnaix, chais pas c'qui veut t' dire, i veut t' causer qu'il a dit !".
Le cousin Jean avait confirmé leur venue à la ferme en précisant "je f' rai du tintouin avec mon klaxon en passant devant chez l' Lulu, cette vieille carne qui m'a cassé mon harmonica il y a trente ans... cré bousin d' bousin... Ça me défoulera et, au bruit, tu sauras qu'on arrive !"
Mon frère et moi, trois et six ans, faisons le guet.
Dès que nous apercevons "l'Automobile" nous courons, tout fous-fous jusqu'à la maison, en claironnant " les v'là, les v'lààà !"
Le R'né, la Fernande et les grands parents sortent vivement de l'huteau * alors qu'une LA rutilante Renault Celtaquatre entre dans la cour de la ferme.
Cousins de la ville et cousins des champs se tricotent en joyeuses embrassades.
Les uns veulent tout savoir de la vie des autres, depuis un an ! Questions - réponses s'entrecroisent en méli - mélo enjoué !
C'est une tradition, le lundi de Pentecôte est réservé aux cousins de l'Ain, ils ferment leur usine de celluloïd et nos parents, ce jour là, bien que ce ne soit pas un dimanche, délaissent exceptionnellement les travaux des champs ! Ce matin ils ont pourtant assuré le soin aux animaux et la traite des vaches, ce soir ils recommenceront, c'est leur rôle trois cent soixante cinq jours par an.
Ce lundi particulier n'est qu'une petite récréation d'une demi-journée en l'honneur des cousins d'Oyonnax.
L'Jean, très fier, dévoile au R'né les entrailles sa Celta - sans doute pour vérifier qu'en deux heures de route il n'a pas égaré ses précieux quatre cylindres et ses huit soupapes latérales !
Le reste de la troupe caracole et s'extasie bruyamment des cochons aux poules, des poules aux lapins et des lapins aux vaches.
Aucune des bestioles ne semble impressionnée, ni par l'indéfrisable, les socquettes blanches et le collier de perles de la plus jeune des cousines, ni par le tailleur à pochette et la broche arc en ciel de l'aînée.
Seule Mirka, la petite chienne de la ferme, s'offusque lorsque l'une d'elles agite devant sa truffe un foulard de mousseline, elle le happe et le déchire à pleins crocs. La cousine, d'abord éberluée, part d'un grand éclat de rire. L'incident est clos dans la bonne humeur (qui met en valeur la bouche maquillée "Rouge baiser" de la jeune fille de la ville !)
Le Jean nous hèle.
On doit se regrouper autour du coffre de sa Renault qu'il ouvre lentement sur une multitude de cadeaux.
Il y en a pour toute la maisonnée : de poignées de boutons, des peignes estampillés au nom des cousins, un "baigneur" et une poupée en celluloïd... nous, les p'tits, on en reste babas !
Les cousines ont même pâtissé, de superbes choux à la crème. Au moment du dessert, l'un de ces délices, extraordinairement dodu, est proposé au R'né - sa réputation de gourmand a franchi les départements - un peu gêné d'être ainsi favorisé, il se fait légèrement prier pour finalement l'accepter. Très vite il s'aperçoit qu'il a été dupé: son chou moelleux n'est qu'une coquille vide, sans une once de crème ! Chacun s'en amuse, lui le premier !
Et puis ils ont chanté, c'est une façon agréable de clore les repas familiaux - notre père et les cousines, musiciens amateurs, ont de belles voix - tout le monde participe, sans jamais dégénérer en "faire du bruit" (ce terme actuel si détestable ), seulement pour être en harmonie.
Cet unisson fait chaud au cœur. À partir de petits plaisirs simples, il tisse de solides souvenirs encore vivaces septante années plus tard...
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* Qu'est ce qu'une auto peut bien faire là un lundi ?

* Vois-tu, je crois bien qu'elle va vers le quartier des bois.
   Vers chez l' René ?
   Chez l'René, tu as raison... Qui ce serait donc ?
   Est ce que ce serait leurs cousins de l'Ain ?
   Ceux qui fabriquent des peignes et des boutons en bakélite ?
   À Oyonnax, donc.
   Ben dis donc, ils ont une auto ? Est ce que ce serait le pactole cette bakélite ?
   Faut croire...

* Huteau : pièce principale, aussi bien cuisine, salle d'eau que lieu de vie.

 

Publié dans Défis

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La neige du coucou

Publié le par François & Marie

Ce matin le joli Jura de chez nous s'est réveillé sous la neige lumineuse du printemps, ce sera sans doute la dernière pour cette année. On l'appelle ici : la neige du coucou.

 

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Défi n° 248 proposé par Durgalola "Petites graines" pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Durgalola donne les consignes :

Chères  moussaillonnes et  chers moussaillons. Je vous souhaite bonne écriture.

extrait du journal IX  – GRATITUDE de Charles Juliet (2004/2008)

« On m’a demandé d’indiquer les dix mots que j’affectionne.

Les dix mots qui ont pour moi une signification particulière.

Quand j’ai voulu les rassembler, j’ai préféré ne pas trop réfléchir.

Il fallait qu’ils viennent spontanément.

Je les livre en désordre, car il ne peut y avoir entre eux de hiérarchie.

COMPASSION – MÈRE – TERRE – MUTATION – LUMIÈRE – CENTRE

SOURCE – VOIX – REGARD – ÉCOUTE

Vous écrirez un texte avec ces dix mots ou si vous le souhaitez, avec vos dix mots préférés.
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Ma mère partageait les difficultés du petit peuple de son jardin.
Elle éprouvait de la compassion envers le monde du tout petit-riquiqui.

Dès la fin de l'hiver - début de la grande mutation du vivant - chaque jour elle passait l'inspection.
Ce potager fleuri aux allées d'herbe à vaches était son centre d'intérêt.
Avant d'y pénétrer, le rituel variait peu. Par temps frileusement humide elle chaussait des bottes - des espadrilles par temps sec - emprisonnait sous un tablier de jardinier une veste qui avait perdu sa teinte mais  conservé les
côtes de son velours. Elle aplatissait son chignon sous un navrant capuchon de pluie en fin de carrière - un chapeau de paille effiloché le remplaçait les jours de belle lumière.
En toutes saisons, elle entassait dans la poche kangourou de son rustique tablier bleu un petit sécateur (utilisé essentiellement dans le but de rabattre le caquet d'une plante orgueilleuse tchac qui tenterait d'étouffer une de ses congénères plus timide), des ficelles de chanvre tuteur des faibles), un carnet rouge - sa bible du jardin - et un Bic quatre couleurs.
Très importantes les quatre couleurs. Vous l'allez constater.
Lorsque son front alignait deux plis soucieux, on pouvait parier que la couleur noire allait être dégainée :
"28 mars : trois turricules à l'est de la rhubarbe, versus sept le 15 mars."

Elle était sans doute la seule dans le village à comptabiliser les tortillons de "crottes" fertilisantes  abandonnées par les vers de terre ; si les lombrics avaient fait leur valise, c'était le signe d'un sol en souffrance : peu vivant et qui respirait de plus en plus mal. Elle allait redoubler de vigilance.
Au début d'un printemps particulièrement sec, la source au fond du jardin était quasi tarie, j'ai croisé ma mère qui trimballait un lourd arrosoir plein à ras bord.  Elle consentit à ce que je lui vienne en aide tout en m'expliquant qu'elle avait croisé une hirondelle dépitée ??? - incident à consigner en noir sur le carnet rouge... Elle déversa petit à petit l'eau sur le bord de la source et se mit à piétiner avec énergie, au risque de piquer un gadin dans la gadoue qu'elle provoquait.
Histoire, pour elle, de reprendre son souffle et, pour moi, de me remettre de cette danse de la glèbe, nous nous assîmes un peu en retrait. Presque aussitôt, à la grande satisfaction de ma mère et à mon grand étonnement, ce n'est pas une hirondelle qui piqua comme une flèche dans la boue, mais cinq, les unes après les autres qui vinrent, sans cesser leur vol, se servir en matériau de construction ; pour sûr, leurs nids seraient les plus costauds du secteur !
J'étais éblouie par cette communication muette, par cette écoute des besoins de plus petit que soi, j'en perdais la voix.
Tant que dura leur manège affairé, ma mère ne les quitta pas du regard. Tout comme elle avait déjà consigné peu de temps au paravent " Toiles d'araignées de la cabane à outils = fils d'assemblage des mousses et lichens pour mésanges longue queue. Interdiction de dépoussiérer", elle ajouta, en vert souligné de rouge " Boue pour arondes " .
Et la couleur bleue me direz-vous ? Elle la réservait aux croquis, celui d'une coccinelle tombée sur le dos qui pédalait désesp
érément dans le vide, qu'elle aida à se remettre sur pattes, ou celui d'un jeune lézard sauvé de la noyade par le petit fagot de branchages qu'elle avait placé dans le bassin.
Un jour lointain, quelqu'un n'aurait-il pas dit "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens..."?

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Remarque : Ce texte léger est une manière de rendre hommage à l'humanité de Monsieur Charles Juliet, sans dévoyer la profondeur de son œuvre.

 

Publié dans Défis

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Jeudi poésie ( défi n°247)

Publié le par François & Marie

Vous composez un poème après avoir dressé une liste de métagrammes.
Les  métagrammes sont des mots qui ne diffèrent que par une lettre

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La  poule y dort

Une poule sur un mur

picotait picotait

Une moule sur du pain dur

Qu'un asticot accommodait

Un berger au creux d'une meule dormait au loin

Il craignait en rêve qu'une meute de pingouins 

Ne mette en pagaille tout son foin

Ils auraient été auteurs d'une dette

Qu'un notaire n'eut pas trouvée nette

Sur sa natte fort heureusement

Le chien leva la patte nonchalamment

Sa pâtée il voulait vite avaler

Avant qu'elle ne fut trop datée

Que ne fut-il une poule qui sans dent dotée

picote une moule à la saveur bien dosée

 

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Défi n°247 proposé par Les Cabardouche pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Voici un portrait à partir duquel vous raconterez une anecdote, vous devez impérativement utiliser les verbes suivants.

  • barguigner
  • renauder
  • vermiller
  • écuisser
  • musser
  •  

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- Le velours c'est doux.
Celui du gilet du pépé est doux, tiède et confortable.
Ma joue de bébé s'y blottit et... bubulle.. bubulle... bubulle... J'y laisse des grappilles de bulles de bébé.
Tout comme un marcassin est habile à vermiller*, moi le bébé, je suis doué pour buller. Chacun son truc.
Pour le moment, c'est le pépé qui en bave. Il expérimente la chaussette bayadère.
Au début, une chaussette, ça semble bêtement simple; sans barguigner* pépé monte les mailles. S'il fredonne Riquita, c'est que tout va bien.
Ensuite, allègrement, au rythme de "Quand Madelon" il tricote la tige - vous voyez, là où ça va tenir le mollet au chaud.
Au fait... est-ce qu'un bébé a des mollets ?...
Les bouches en cœur qui plongent par vagues au-dessus de moi pourraient peut-être me renseigner.
Elles viennent m'étudier. Je dois être une variété spéciale.
Leurs voix- souvent niaiseuses - m'informent : je suis ta tata Zaza ou ta mémé Rose - humm, elle sent bon, celle-ci- ou ta cousine Madeleine - pourquoi elle pleure, celle-là ? - ou bien, c'est moi l' oncle Marius, un ogre à brosse sous le nez, enfin un qui a l'air normal, il me plaît bien ce gros là, ou encore j'suis Brijou ta voisine de palier ! Bizarre, la Brijou, un vrai sapin de Noël farci de bijoux, des cheveux pour quatre, elle sautille et agite ses mains, ça fait du vent qui hurle dans sa tignasse et dans ses pendeloques qui cliquètent.
Ça c'est une phrase difficile à traduire en bébé... bulle... et puis c'est soûlant toutes ces silhouettes... bubulle... bubulle...bub...
À mon réveil d'autres spécimens égrènent mon inventaire, ripatons, nez mignon, ailerons, yeux marrons, ch'veux du tonton...
Leurs voix grimpent dans les aigus au fur et à mesure de leurs découvertes.
Et je ne sais toujours pas si j'ai des mollets ! bulledebulle...
Comment le pépé peut-il supporter ce défilé sans perdre de maille ?
La maille perdue, c'est la hantise du pépé.
Quand ça lui arrive, il renaude*, ça fait dans son gilet comme un petit grommellement de tambour, c'est rigolo ! Le pépé lui, ne rigole pas; dans ma tête de bébé je me dis que cette fameuse maille était sans doute la plus précieuse de toutes, la maille chauffante, la seule capable de donner de la chaleur au mollet et ... bubulle... .....bubulle... bu...
Savez-vous qu'il arrive que la laine se casse.
Il faut dire qu'elle en est pratiquement toujours à sa troisième vie de laine, elle débute gilet puis se convertit en barboteuse pour se retrouver chaussette, il y a vraiment de quoi craquer bullebul...
Un jour le pépé a discrètement mussé *dans son sabot gauche - ni vu ni connu, ça évite une agacerie avec la mémé - la moitié d'une pelote tellement fatiguée, si éraillée en effiloches qu'elle était intricotable.
En bébé bien élevé, je n'ai pas vendu la mèche du brin de laine, un bébé ne se met pas à table, c'est bien connu bul...
Le jour de cette petite dissimulation dans son sabot, le pépé a boité plus bas que de coutume, personne ne s'en est étonné, puisqu'ici tout le monde l'appelle affectueusement "le bancalou" et lui d'ajouter " le bancalou qui traîne sa patte raide !" ( ancienne séquelle d'un éclat d'obus qui l'a à demi écuissé.) Je ne comprends pas un mot de ce que je vous dis, je ne fais que répéter ce que j'ai entendu bull...
Tout ça, c'est du charabia de grands' gens. Ça me fatigue...bubulle... etc...

- Tu t'agites, ptiot gars, remarque doucement le pépé, on va faire une pause.
- Ptiot gars ? Quand je suis sortie du tunnel, quelqu'un a annoncé "c'est une fille". Même qu'une voix grave qui en était à son douzième café sur la toile cirée de la cuisine a répondu "Bah... tant pis". "Tant pis", ça signifie  "qu'est ce que je suis content !".
Et puis, sûrement que "fille" et "ptiot gars" c'est du pareil au même... bullcompliquéelavie...

- J' donnerais bien cent sous pour savoir à quoi tu rêves ma ptiote bambine...
- Ptiote bambine ? Ça voudrait dire ptiot gars ?... bubulleunchouïainterrogative...

- Dans ton joli ptiot bourrichon ça doit être du léger, du lolo, de l'azur, du doux, du dodo, du duvet, du rose, du sans souci. Profites-en bien, bébé. Ensuite, souvent, ça se complique...
- Bubulleconfiante... bubulletranquille... bubullecarpediem...
bub...

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VERMILLER : fouiller la terre, tel le sanglier, pour y débusquer des vers.
BARGUIGNER : hésiter, ne pas se décider vite.
RENAUDER : renâcler, rouspéter, râler.
MUSSER : cacher, dissimuler.
ÉCUISSER : faire éclater le tronc d'un arbre ou estropier une cuisse.

 

 

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Jeudi poésie : le logogriphe

Publié le par François & Marie

Pour le défi de la quinzaine, les Cabardouche se sont partagé les plaisirs : Marie s'occupe de commenter le tableau et François joue avec les poésies.
 

(les solutions des logogriphes sont à la fin)

-1-

On pourrait me déclamer en alexandrin

Car sur mes douze pieds toute enflée je me tiens

Ronde et gracieuse je suis

Légère et solaire comme le Roi Louis

Je plane avec grâce au-dessus de ma tête

Et mon cœur écossais qui mit le club en fête

Ma queue n'est ni humble ni modeste

Telle un paon elle pavoise en  un arc céleste

-2-

Je suis l'amie de Jeanne avec toute ma tête

Mais je ne sais plus choisir si je perds la tête

Je flotte en mare ou je vole en ciel  avec ma tête

J'ai pourtant des mémoires quand je n'ai plus de tête

Un fin et chaud duvet pousse avec ma tête 

Mais on se vêt de ma peau si je n'ai plus de tête

De Guinée ou de Barbarie je plane avec ma tête

Mais on me vit en bonnet infamant sans ma tête

-3-

Mes quatre pieds posent problème

Ils font tanguer on devient blême

Sans ma tête je ne suis que mépris

Sans ma queue je roule sur le tapis

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Solutions

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1 = Montgolfière  mont - golf- fière

2= Cane    cane /âne

3 = défi    dé- fi

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Les Cabardouche à la barre du défi n°247

Publié le par François & Marie

Les Cabardouche prennent la barre de la coquille pour cette quinzaine et vous proposent les sujets suivants : 

Pour le lundi 8 mars.

Voici un portrait à partir duquel vous raconterez une anecdote, vous devez impérativement utiliser les verbes suivants.

  • barguigner
  • renauder
  • vermiller
  • écuisser
  • musser

"Papy tricote" peinture de François.

D'après un  tableau de Nikólaos Gýzis

Pour le jeudi poésie du 4 mars

Vous composez un logogriphe.

Un quoi ? Un logogriphe ... Mais qu'est-ce donc que cette bête ?  Le mieux est d'aller voir la définition ici.

Vous composez donc un petit poème pour faire deviner un mot que vous aurez choisi.
Ce n'est pas facile, mais vous allez y arriver.

Pour le jeudi poésie du 11 mars

Vous composez un poème après avoir dressé une liste de métagrammes.

Une liste de quoi ? Des métagrammes sont des mots qui ne diffèrent que par une lettre, exemple :

dame /came/pâme/pare/mare/mère/père ...

Après avoir dressé cette liste, vous incluez ces mots dans votre création.

Bonne quinzaine !

 

 

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Défi n°246 proposé par ABC pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

 

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ABC, du JARDIN DES MOTS lance un  S. O.S JARDINIER.

Cher Amiral, vos croqueurs sont des « motivores », en passant par mon jardin, ils ont dévoré tous mes mots. Sans mot, mon jardin de mots n’a plus de sens, il est anéanti. Demandez-leur, je vous en conjure, de m’envoyer chacun sa meilleure recette, pour que les mots de mon jardin puissent refleurir dès le début du printemps.

Consigne :
Écrire une recette simple et efficace pour réparer les dégâts provoqués par tous les « motivores ».
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                                                RECETTE.
         " REDONNER VIE AU JARDIN DES MOTS DE ABC."


La veille.
Façonner une large abaisse sablée, rappropriée et aplanie.
La quadriller.

Sans lésiner, y répartir des brassées de mots. Euh, non, des brassées de noms, nom de nom !
Sur les pourtours, regrouper
les discrets, les timides, les peureux. Bien les lier les uns aux autres.
Au centre, les exubérants, les biscornus, les fougueux et les baroques. Ils s'assaisonneront les uns les autres.

Plongez à pleines mains
dans les adjectifs.
Les trier soigneusement :
À gauche les positifs. Ploc, délicatement les badigeonner de jaune soleil.
À droite, les négatifs. Plic, les teinter d'un zeste de jaune citron.
Remarque : ils vont tous se retrouver jaune vif, alors pourquoi les avoir triés ?
Réponse : pour tester votre jugeote.
Entre les deux, réduire les neutres en les blanchissant quelques minutes.
Réservez le tout dans la réserve.

Amasser des verbes, en bottes généreuses.
Tels l'or et le vif argent, en athanor les amalgamer.
Remarque : si votre athanor a disjoncté, utiliser un four micro-ondes éteint, c'est kif kif.
Dès le début d'une effervescence - à faire frémir les mots de Noël en papillotes - répartir le tout, partout.
Être impératif avec les conditionnels.
Mêler passé et futur et tout sera plus que parfait.

Laissez reposer une nuit.

Le lendemain.
Délicatement faire revenir les fugueurs et les marginaux.
Les singer sans les imiter.
Réaliser un houblon roux blond. Pour les adoucir, y plonger les vocables de couleur corbeau.
Aromatiser d'un bouquet garni de pronoms.
Faire une chiffonnade de déterminants.
Inviter un petit ami Au petit tamis, passer les motos pompes les mots pompeux, histoire de les clarifier.
Saupoudrer d'interjections épicées.
Laisser infuser des milliers de signes de ponctuation, puis les jeter à la volée à travers une passoire.
Remarque : ne pas jeter la passoire, l'agiter de temps en temps pour passer le temps.
Mouiller le tout, sans détremper.
Laisser pousser au soleil.
Fier de ce qui vous a fait suer, admirer.
Dresser.
Inviter ABC.
Savourer !

- Bon, les copains, on va faire la chorale grammaticale, ceux qui ont les noms vous ne dites que des noms, les verbes que des verbes !

- Et c'est quoi un âge dectif ?

- Un ad-jec-tif ! Ben c'est ... heu ... C'est pour dire comment on est, quoi.

- Ah et toi tu fais quoi Marie ?

- Moi je suis la Sainte Axe, je commande la phrase !

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