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Défi n°268 mené par Jill Bill pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Gourmande, ce qu'elle préfère c'est le gâteau sous la cerise !
Oeufs brouillés. En tentant de les réconcilier, il s'en est bâfré...

Un repas est insipide s'il n'est accompagné d'un brin de folie tel que
Rhubarbe en tarte aux rutabagas frits. C'est inédit.
Manger pour vivre et non vivre pour manger, c'est ce qu'on lui a appris
Alors il a interprété;  pour vivre bien, il mange bon et bien,
Non, pas des navets, réservés au jour où passe un nanard au cinéma.
Dugléré `le Mozart de la cuisine`n'avait pas le choix, il a dû conserver son nom peu invitant,
Il se prénommait Adolphe...
Saluons les
Epicuriens, ne les condamnons pas aux enfers.

 

Publié dans Défis

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Défi n°267 proposé par Domi "TEMPS DE CRISE"

Publié le par François & Marie

Créer un texte en 26 phrases : Chaque phrase devra utiliser un maximum de mots commençant par les lettres de l’alphabet de A à Z

Amora aboyait sur une abeille qui l'arnaquait.
Beau bichon bouclé, il biglait celle qui boulottait sa becquetance.
Comme ses clabaudages ne consternaient pas cette cabocharde, le cabot cessa son chahut.
Déconcerté, décontenancé, à deux doigts devant son nez il découvrait cette dérobeuse de dîner.
Elle était en particulier excitée par l'éclat d'un jaune d'oeuf.
Frénétiquement elle le farfouillait de sa flèche.
Gourmande elle se gobergeait en se goinfrant.
Hallucinée elle harcelait ce jaune qui la hameçonnait, pourtant
Il eut été impensable d'informer cet infatigable insecte qu'il inventait l'identité du jaune.
Jeune bichon jeta l'éponge,
Knock out !
Le laconique limier lorgnait sous ses paupières mi closes
Madame l'abeille qui de jaune maculait ses pattes.
"Non non non non !"
Osa l'otocyon (qui n'en était pas un !)
"Pense-tu précisément que c'est dans cette pagaille de jaune en panique
Que tu quêteras du pollen ?"
"Rhôô oui ! J'en récolterai même en rab ! Ce
Sénevé qui safrane ton souper est un signe que la crise de la moutarde a un sursaut positif."
"Tu te trompes ! Si tu avais un tant soit peu de tête, tu serais tombée d'accord avec moi :
Un jaune d'oeuf n'est pas une fleur de moutarde, c'est ubuesque, digne d'un ufologue !"
"Vraiment ? C'est pas une vacherie ? C'est vaudevillesque cette confusion..."
"Warf, warf conclut Amora, ni mon nom ni l'illusion de la fleur de moutarde ne résoudront la crise."
"Xylocope (abeille charpentière), voilà ma seule reconversion possible après une telle bévue."
"Youpi, je vais pouvoir me régaler d'oeuf dur au yuzu sans que tu viennes y toucher !"
Zinzin cette histoire ! Parviendra-t-elle à déverrouiller les zygomatiques ?

Défi n°267 proposé par Domi "TEMPS DE CRISE"
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Défi n°266 proposé par Durgalola pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Durgalola nous demande d'écrire un texte à partir de quelques lignes tirées du livre de Marie Gillet "Aussitôt que la vie."

" Je suis partie de bon matin. J'ai pris ma décision après avoir ouvert les volets et regardé le ciel lisse vaquant simplement à son occupation de l'aube ; laisser la place au jour. L'air était pur et calme. Il allait faire très beau. Rien ne s'opposerait à la lumière."

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" Je suis partie de bon matin. J'ai pris ma décision après avoir ouvert les volets et regardé le ciel lisse vaquant simplement à son occupation de l'aube ; laisser la place au jour. L'air était pur et calme. Il allait faire très beau. Rien ne s'opposerait à la lumière."
Dans mon sac à dos j'ai glissé quelques noix, une poignée d'amandes, des raisins secs et
une bonne réserve d'eau - importante l'eau.
Hélianthe à demi éveillé s'est un peu contracté en découvrant que des pans de nuit s'accrochaient encore au manteau de l'aube.
J'ai mis le cap sur la montagne Sainte Victoire. Je ne visais pas le sommet, il pouvait attendre.
J'ai traversé des étendues de coquelicots qui ont teinté mes joues du rose de l'aurore.
Les champs de lavande à perte de vue ont embaumé ma randonnée. Hélianthe baissait la tête. Sans doute pensait-il que toutes ces couleurs lui gâchaient le teint.
Nous avons partagé l'eau de ma gourde.
J'ai traversé des champs d'amandiers silencieux. Les cigales somnolaient encore.
De vieux oliviers m'ont jeté un vague regard indifférent. En revanche mon compagnon taciturne a semblé les décontenancer.
Par le Sentier des Vignerons nous avons longé des vignes à perte de vue. Elles nous ont ignorés, trop occupées à peaufiner les arômes de leurs futurs rosés.
J'ai entrepris la montée de Sainte Victoire avec mon acolyte.
J'étais contente de moi. J'avais bien calculé le temps prévu. Nous parviendrions au lac avant le début du chant des cigales.
La roche calcaire griffait mes Pataugas. Un bâton bienvenu permit d'avaler la pente assez rude plus vite que prévu ; et là ce fut un saisissement à chaque fois renouvelé.
Le lac !
Le lac était là.
Devant nous il étendait son immense nappe émeraude belle à en couper le souffle.
J'ai respiré profondément. Un long temps.
Nous nous sommes désaltérés.
Mon coeur qui avait retrouvé son rythme de croisière s'est à nouveau précipité.
Le soleil !
Le soleil objet de tous mes espoirs est apparu en majesté.
Il était au rendez-vous, astre éblouissant juste au dessus du Pic des Mouches, point culminant de Sainte Victoire.
Je savais que la lumière serait belle.
Pourtant j'ai éprouvé un instant de doute ; et si ça ne fonctionnait pas ?...
En automate j'ai ouvert ma besace ventrale.
Délicatement j'en ai extrait Hélianthe.
Je connaissais parfaitement le cérémonial à respecter.
Comme dans un rêve je l'ai placé au bord de l'abîme, dos tourné au soleil.
Hélianthe, face à moi ne bronchait pas. Avait-il peur ? Je l'ignorais.
J'ai douté; avais-je choisi la solution la plus sage ?
Les cigales se sont mises à jouer des cymbales ; preuve évidente que l'astre lumineux réchauffait enfin la terre.
C'était l'instant décisif.
J'avais le trac.
Les rayons du soleil atteignirent l'eau du lac dans un éblouissement doré.
Je ne pouvais plus revenir en arrière, c'était maintenant ou jamais.
Je fixai Hélianthe avec force.
L'intensité de mon regard le fit frémir, lui donna de l'audace ; lentement... oh tellement lentement... Hélianthe tourna la tête vers la lumière !

De joie mon cœur s'est emballé ! J'ai failli renverser le pot de terre cuite où croît Hélianthe, mon tournesol !
Lui qui n'avait jamais osé regarder le soleil en face venait enfin de guérir !


 

Publié dans Défis

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Défi n°265 proposé par Josette pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Josette nous propose  d’écrire une petite histoire en utilisant les mots suivants :

dans leur sens masculin et féminin : Carpe, Faune, Greffe,

 et aussi d’intégrer : Dauphin et DauphineLézard et Lézarde

Loup et Loupe (et plus si affinité)!

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La pluie a transformé les nids de poules du chemin en mares boueuses.
À petite vitesse la Dauphine bleu layette de Célestin-Victor les affronte et en évite une sur trois.- Aie Aie... Ach ! Les freins à disques vont encore me faire une bronchite... (le point faible de ces sortes de chars !)
Célestin-Victor maintient son attelage de main de violoniste au carpe virtuose.
Le nez collé au pare-brise il s'efforce de prédire l'aiguillage des prochaines flaques maléfiques. Surgiront-elles à droite ou bien vont-elles sourdre à gauche ?
Sa concentration, ses cogitations nébuleuses et les
zigzags imposés lui donnent un air de faune hirsute aux yeux exorbités.
On eût pu le confondre aussi avec un loup cruel, en imaginant que la faune vernaculaire en comptât.

- Nom d'un p'tit bonhomme en sucre... Ce sacré Darius a encore bâclé son travail maugrée-t-il mi-agacé mi-affectueux, cette route fait pourtant partie de son canton de cantonnier ; quel filou... S'est-il endormi dans sa brouette en faisant le lézard au soleil ou alors s'est-il adonné à sa passion : la greffe de végétaux improbables tels que cerisier sauvage et fraise des bois ! Ce Darius est poète sans le savoir. Ça va les enfants ?
- Euh... oui, oncle Célestin-Victor murmurent Joseph-Noël et Noël-Joseph ( jumeaux nés à Pâques il y a douze ans.)
- Euh... Ton "ciel de toit" est ... assommant... oncle Célestin-Victor...
- Euh oui... chaque secousse nous fait sauter au plafond et on a presque mal au coeur... oncle Céles...
Terminée la bronchite des quatre freins à disque !
C'est instantané.

Dauphine pile au milieu d'une flaque. Son bleu naïf éclaboussé de marronnasse forme un incongru camaïeu avec l'eau croupie.
Célestin-Victor bouillonne...
- DEHORS les Noël ! INTERDICTION ABSOLUE de débagouler sur MON skaï tout neuf, nom de nom !
Le courroux lézarde sa voix.
Il lui faut se calmer. Être dauphin du président du tribunal et intervenir au greffe en son nom,  exige une élocution et un ton de voix plus que parfaits.
Célestin-Victor, navré, examine à la loupe la carrosserie de son bijou automobile.
Il regrette de ne point avoir ses pinces à vélo, il est en train de gâter ses chaussettes blanches... Pourvu que ses bretelles ne lui fassent pas faux bond, sinon son pantalon golf sera ruiné lui aussi.
- Où êtes-vous passés les Joseph ?

- Chutttt ! crient les Noël.
Célestin les trouve à plat ventre au bord de l'étang. Ils sont fascinés par les bouches béantes et roses de poissons à barbillons. Elles effleurent l'eau vaseuse en attente de pitance tombée du ciel.
Célestin-Victor les rejoint silencieusement.
Ensemble, sans bruit, ils se réjouissent des glop-glop de ces goulots avaleurs d'insectes.
Ils les épient avec intérêt et font des paris silencieux : lequel d'entre eux gobera le plus d'insectes.
La leçon de sciences au naturel se termine lorsque les poissons repus se laissent glisser dans la vase fraîche, où ils dormiront jusqu'à la prochaine fringale.
- Glop glop ! Le spectacle est terminé les garçons soupire Célestin-Victor.
De concert ils prolongent cet agréable moment, allongés sur le dos, au ras des joncs.
- D'après vous, qui sont ces poissons qui glopent ? questionne Célestin-Victor.
- Je crois qu'on sait, répondent les neveux, on a vu des carpes !
- Gagné ! approuve oncle Célestin, comment avez-vous deviné ?
Les jumeaux s'épanchent.

- Hier on t'a dit que le prof de sport nous avait traités de haut.
- On pensait qu'il nous prenait pour des guignols...
- Il a dit : eh les jumeaux, réveillez-vous !
- Il râlait : le ballon est passé entre vos pieds !

- Il ronchonnait : vous l'avez laissé filer, c'est l'adversaire qui l'a récupéré...
- Il a terminé par : bougez-vous au lieu de bailler comme des carpes.
- On n'avait jamais vu de carpes...
- On ignorait que ces poissons inconnus baillassent
.
- Eh eh... En te regardant de plus près No-Jo, tu as bien un profil de carpe.
- Je vais t'arracher les barbillons Jo-No !

Ils se torgniolent, se défoulent, se tirent les tifs, mettent de joyeuses bourrades à oncle Célestin-Victor, lui disent merci tonton Célestoche pour les glob-glob !


 

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Défi n°264 proposé par Zaza-Rambette pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

" Ah oui, je me souviens..."
Zaza-Rambette demande de parler de notre matière préférée à l'école.
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- Ah oui, je me souviens... à l'école j'étais fan de dessin, de sciences nat' et de Français.
Crayon tendu à bout de bras et oeil droit à demi fermé j'ai jaugé les proportions de pots en étain raides et austères, de familles rondelettes de pots de fleurs sans fleurs, des tulipes sans vase et de vases sans tulipes !
Le jour où le prof a emprunté le croquis des cinq doigts de ma main gauche, semi recroquevillés, phalanges comptabilisées, ombres bien venues et tout le tralala, j'ai ressenti une petite gloriole face aux copains puis une frustration : "l'oeuvre" ne m'a jamais été restituée... La savoir sans aucun doute accrochée, à vie, dans un musée des Arts décoratifs a adouci ce mélancolique souvenir.
En Sciences nat' mon crayon (et la gomme qui trouait parfois le papier) avaient le béguin pour les vrilles d'un plan de petits pois et pour le squelette d'une patte de lapin. Énigme à ce jour irrésolue !
En Français, j'ai eu des “bas ”- Marie, l'étourdie, il te faudrait sans doute mille et deux nuits pour que tu daignes mettre un “s” à mille et une nuit(s) ? - la honte face à la classe qui te semble multipliée par deux.
Des “hauts” qui réjouissent, le jour où le prof lit ta rédac devant tous les autres, légèrement ébahis (et sans doute vibrants de rivalité intérieure, inexprimable ouvertement face au maître dans les années soixante...), tu essaies de ne pas rougir pourtant tu rosis de satisfaction.
L'intitulé de cette rédaction "Le jardin à la fin de l'automne" me convenait à merveille, je n'avais eu qu'à pousser le portillon du potager familial pour commettre un plagiat. Tout y était, il n'y avait qu'à se servir !
J'ai copié l'allure avachie des poireaux, la décrépitude des fleurs de chrysanthèmes pourrissants.
J'ai piraté l'épeire diadème – reconnaissable à la croix blanche sur son dos – qui dormait au centre de sa toile immense (on m'avait appris à respecter cette impressionnante araignée qui nous débarrassait des insectes indésirables).
J'ai recopié les roses fanées qui viraient gratte-culs ; j'avais même eu la hardiesse de les nommer cynorhodons. La classe en avait les yeux ronds !
Ah oui, je me souviens...

 

 
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Défi n°263 proposé par Jazzy pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Jazzy nous propose de rédiger un texte en insérant des mots

qui portent au singulier une marque du pluriel s ou x , sur le thème de votre choix,

Défi n°263 proposé par Jazzy pour Les Croqueurs de Mots

- À ce soooir mes chouchous, soyez saaages !
Les chouchous c'est nous, Lilas l'orchidée et Velours le chat.
Elle c'est notre Humaine. Entre nous, on l'appelle ananas (ah, nana !)
Ses escarpins pivotent en compas sur le tapis; de sa bouche en cul de poule elle distribue des smacks nord-sud, est-ouest, muah muha muah muah pour qui en voudra, saisit son petit cabas sur le  marbre cervelas de la commode et quitte le logis (qui n'a rien d'un taudis !)
Depuis un mois, sans remords, ananas n'accorde qu'un laps de temps réduit au repas de midi.
Elle grignote comme une souris : un radis, une noix ou deux, une demi cuillerée de clafoutis.
Elle qui adorait pizzater à l'anchois et tenir au chaud le ris de veau sous une avalanche de sauce au riz, c'est fini !
Terminés les matins de gueule de bois, l'eau du puits a détrôné le Château "de la belle" Margaux !
Psitt ! Notre Humaine a un secret, elle s'est inscrite à un audacieux concours " La morphologie du tournevis" qui impose quelques rondeurs en haut et en guise de jambes, des pattes de mouche du semis (ravageuse de plantes potagères).
Au secours ! L'orchidée Lilas et Velours le chat sont sidérés. Leur Humaine leur cause bien du tracas. Si elle continue sur cet acquis, un jour viendra où ananas pourra passer par le chas d'une aiguille !
Ils se précipitent vers le châssis de la fenêtre pour la zieuter dans sa jolie robe à pois. Telle qu'elle était, elle leur plaisait. Quel dommage de la voir un jour transformée en vulgaire tournevis tutoyeur de cambouis...
La sentence est pour ce soir...
Ananas file en biais, zigzague entre un houx hirsute et débraillé - qu'elle honore d'un affectueux "salut le gribouillis !" - et un buis rigoureux, taillé en austère pyramide, fier comme un sphinx qui sent le pipi de chat. Elle snobe cet artificieux édifice.
D'un pas léger, elle court jusqu'à l'arrêt d'autobus.
L'attend patiemment. Il arrive. Elle le toise avec mépris et court à ses côtés tout au long de son parcours. Par ce biais, la fine mouche perd du poids - la quête du succès est à ce prix.
Lilas et Velours impuissants sont du même avis, en attendant le retour à la maison et à la raison de leur Humaine, ils vont piquer un bon somme.
Un bruit de clé les fait tomber des bras de Morphée. Ananas en larmes vient de rentrer, elle renifle, hoquette, en s'empiffrant de viennoiseries.
- Chnif mes chlouchlous... M'ont exchpulchée du concourstournevich, trop maigre, chnif trop d'ochs, qu'i j'ont dit, bouh...
Les chlouchlous accourent.
Velours lui ronronne des mamours, Lilas embaume. Ananas s'endort bercée par ses chouchous qui, en douce, jubilent !


 

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Défi n°262 proposé par Laura Vanel Coytte pour les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

"L'Europe comme identité"

Siècle VII avant JC.
Entrons en Phénicie – le Proche-Orient actuel – face à l'île de Chypre et
perdons-nous dans le labyrinthe de la mythologie grecque.
Sur cette côte méditerranéenne, une ville Tyr.
Agénor en est le roi.

Le roi prend pour épouse Téléphassa.
Leur descendance ? Des fils, Phénix, Cadmos, Cilix, Thassos et une fille, Europe ; nous allons l'approcher de plus près.
Europe, jeune fille rieuse et insouciante, gambade sur la plage en compagnie d'amies proches et choisies.
Dans les dunes gaiement s'égaille ce bouquet de jeunes filles qui cueillent des bouquets.
Elles rient, dansent, jouent de leurs voiles légers, rivalisent en brassées de narcisses, hyacinthes, violettes et s'enivrent de tous ces parfums mêlés.
Elles ignorent que Zeus, dieu de l'Olympe les observe.
Il a jeté son dévolu sur Europe. Sa beauté l'a conquis. Il lui faut impérativement l'approcher.
Comment s'y prendre sans l'effrayer ?
Comment leurrer Héra, son épouse immensément jalouse ?
Il se métamorphose en taureau – non pas ce genre de taureau frustre et rustre qui s'échine dans les champs – un taureau blanc, de petite taille et bien policé.
L'air indifférent, broutant ça et là quelque brins de serpolet il progresse lentement en direction des jeunes filles amusées et vaguement effrayées.
Délicatement il dérobe un narcisse dans le bouquet d'Europe.
Elle ne s'enfuit pas.
Lorsqu'il se couche à ses pieds elle le regarde tétanisée.

Elle ne s'enfuit pas.
Fascinée, longtemps elle l'observe.
D'abord statufiée, Europe s'enhardit et lui caresse la tête.
Paisible, petit taureau blanc apprécie, en redemande, toujours aussi placide.
Aussitôt l'atmosphère s'allège, les sourires reviennent, le petit taureau blanc est admis dans le clan des jeunes filles aux fleurs.
Les nymphes osent encercler d'une couronne fleurie le parfait croissant de ses cornes.
Il semble approuver. Europe mise en confiance s'assied sur son dos.
D'un bond le taureau blanc se redresse, galope vers les vagues, emporte Europe effrayée qui demande de l'aide.
Sur la rive ses amies affolées courent en tous sens, crient, sanglotent de rage.
Impuissantes, elles viennent d'assister à l'enlèvement d'Europe...
Le taureau blanc semble voler au-dessus des flots, Europe n'a plus peur, elle vogue agrippée aux cornes parées, comme à un gouvernail.
Elle déploie ses voiles qui s'enflent et allègent l'effort de sa monture.
Ils voguent... Ils voguent... Jusqu'en Crète.

À Tyr, la vie bascula, Europe venait d'être enlevée à sa famille...
Agénor garda Phénix à ses côtés et envoya ses autres fils à la recherche de leur soeur.
Il leur interdit de revenir à Tyr sans Europe.
Cadmos, Cilix, Thassos, accompagnés de leur mère cherchèrent longtemps Europe, sans succès.
Téléphassa en mourut de chagrin.
Leur mission n'ayant pas abouti, ses fils n'osèrent rentrer à Tyr sans Europe.
Cilix fonda la Cilicie, Thassos les îles de Thrace et Cadmos s'établit en Grèce.

Europe devint reine de Crète.
Trois fils naquirent de son union avec Zeus, Minos, Sarpédon et Rhadamante - encore des prénoms "à coucher dehors avec un ticket d'logement" - aurait conclu ma mémé.

L'Europe porte le nom de la princesse ( ce qui la différencie des terres d'Asie.
)

PS : Merci à Wiki !

 

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Jeudi poésie

Publié le par François & Marie

défi n°261 : la poésie en question.
 

Marie de Cabardouche dénonce !
François est l'auteur de cette poésie interrogative.

Dis moi comment on vit sur la Lune, Y a t il des mers et des rivières ?

Les Luniens sont ils gentils avec leurs enfants ?
Leur promettent-ils la Terre pour les tenir sages ?
Ont-ils la tête dans la Terre quand leur esprit est en voyage  ?

Dis moi comment on vit sur la Lune,  Y a t il des forêts et des sentiers ?

Les Luniens et les Luniennes partent-ils  en Terre de miel quand ils se marient ?
Porte-t ils des terrettes pour y voir mieux ?
Peut-on se promener au clair de Terre en amoureux ?

Dis moi comment on vit sur la Lune,  Y a t il des villes et des campagnes ?

Est-on terratique quand la raison vacille ?
Ou bien mal Terré quand on boude dans son coin ?
Ou pire encore, je n'ose le dire,  c... comme la Terre , bête à manger du foin ?

Dis moi comment on vit sur la Lune, Y a t il des guerres et des misères ?

Y a t-il des jeux pour les enfants et des chats ronronnant ?
Y a-t-il des chiens qui aboient à la Terre ?
Et dans les plaines glacées, des loups solitaires ?

 

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Défi n° 261 proposé par Les Cabardouche pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Un quatorze février à Montmartre, un matou couleur de nuit familier des toits en zinc, déboula par la lucarne d'une chambre de bonne, celle de Edmée-Étienne-Jules Renaudin.
Edmée ne sembla pas surpris par cette intrusion – le matou noir lui fera de la compagnie.
Il découvrit très vite que le nouvel arrivant était un véritable sac à puces. Il le dit au chat qui se vexa.
D'une lotion parfumée fatale aux poux et lentes il le frictionna, le rebroussa. Le chat hérissé l'exécra.
- Te voilà intronisé mon pote, la “Marie-Rose” va te rendre tout frais, comme un sou neuf.
De vieux rat détrempé à sou neuf, il y a de la marge, ronchonna le chat. Il se planqua sous le lit et bouda.
- Au fait, tu n'as pas de nom ! Voyons voyons... Que dirais-tu de celui de ta bienfaitrice : Marie-Rose ?
Le chat sursauta d'indignation, entama un terrible feulement qui s'éteignit en hoquet - son crâne venait d'entrer en collision avec le sommier d'Edmée.
À demi estourbi il n'était que ressentiment. Oser donner un prénom de fille. à un matou matois, quelle déchéance. Il ne s'y ferait jamais.
Edmée- Jules sentit qu'il avait froissé la susceptibilité du matou, il tenta de se racheter.
- Tu dois avoir faim Marie-Rose. Je t'ai préparé un petit festin.
Pourtant affamé le chat ne bougea pas d'une moustache – on a beau être des félins, on a sa fierté.
Edmée-Etienne-Jules reprit,
- Moi aussi je vais changer de prénom.Terminés les rallonges Edmée-Étienne-Jules ! En ton honneur Marie-Rose, ce sera Valentin, puisque tu es entré(e) dans ma vie un quatorze février !  Marie-Rose et Valentin... Ne trouves-tu pas que ça sonne bien ?
Marie-Rose marqua un temps. Puis poussé(e) par la fringale émergea lentement, princièrement, sans un regard vers Valentin. Le matou se dirigea vers les agapes promises.
Dans une casserole cabossée, quelques croûtes de fromage rabougries, des peaux de saucisson desséchées... Marie-Rose avala tout, lapa une larmichette de lait et sauta sur le lit où s'étalait le peignoir de soie de Valentin. Il le piétina avec extase puis entreprit une toilette minutieuse.
Lorsqu'il fut nickel, il se roula en boule confortable et s'endormit à demi.
C'est ainsi que Marie-Rose adopta cet être dégingandé, haut comme un séquoia et aussi maigre qu'une haridelle. Marie-Rose donnait à Valentin la permission d'habiter chez elle.
Sous ses paupières demi-closes le chat suivait les allers et venues de Valentin qui se préparait à sortir.
Avant de passer sa redingote, il vint imbiber de lait un chiffon directement dans l'écuelle de Marie-Rose ( ses vibrisses en vibrèrent d'effarement)
et en lustra ses souliers vernis.
Il coiffa son haut de forme et se cassa en deux pour franchir la porte.
- Bonne nuit Marie-Rose, sois sage !
Le matou savait où Valentin passerait la nuit - il s'était renseigné à son sujet -  dans un des bals parisiens; le Moulin Rouge était son préféré, une foule joyeuse et bruyante l'espérait, le vénérait.
Edmée avait d'abord été clerc de notaire, puis notaire dans l'Étude familiale sise à Sceaux.
La trentaine passée, il planta là sa famille, sa vie aisée, envoya paître les codicilles, les saisines et fila s'installer dans une chambrette sous les toits à Montmartre.
Il s'était découvert une passion pour les  bals, il devint un danseur- contorsionnisme adulé (souple comme un chat, souligna Marie-Rose)
Tant il avait de souplesse on le surnomma "Valentin le Désossé", il faisait valser La Goulue, sautiller Nini Pattes en l'air sur des airs de polka.
Cet homme-caoutchouc dansait pour le plaisir, sans jamais demander un sou. Il disparaissait aussitôt après le dernier accord de l'orchestre. Seul(e) Marie-Rose savait où Valentin terminait ses nuits.
Le temps passa, Rose-Marie, Valentin et ce qui restait du peignoir de soie, emménagèrent dans un bel immeuble haussmannien.
Valentin en avait assez d'être un désossé, il souhaitait devenir ossu. Peine perdue.
S'il était né plus tard, il aurait pu demander à la boucherie Sanzot de Tintin leurs os inutilisés...
- C'est raté ! Conclut Marie-Rose.



- Eeeet c'est qui cette Marie Rose ?

- M'enfin la Goulue... c'est un chat !

- C'est ça ... Prends moi pour une bille Valentin !



 

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Défi n°261 Jeudi poésie

Publié le par François & Marie

Créez un acrostiche avec le prénom Valentin

Cet acrostiche a été conçu par François.

                                                              Marie de Cabardouche .

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Voici que la lumière au mois deux s'éveille

A l'aube encore glace comme au mitan du jour

Les ailes chamarrées cuicuitent en conseil

En conciliabule pour une gentille cour

Nidifier c'est le projet qui tinte aux oreilles

Tournicoter picorer des brindilles dans les labours

Installer du doudou en crin des mousses en corbeilles

Nipper le petit édifice pour une chaleur de velours

 

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