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Le lait et ses… environs.

Publié le par François & Marie

 

    Le clocher répéte qu'il est midi. 

    Une volée de moineaux en blouses grises déferle de l'école pour débouler dans  la fruitière qui lui fait face.

    Comme tous les lundis, mardis, mercredis, vendredis, samedis de l'année, le fruitier les attend pour le cérémonial de " la rognure."  Il leur distribue, après le b'jour Lucien de rigueur, de longs rubans souples, blanc-ivoire, les bourrelets de fromage, échappés de la meule fraîchement pressée.

rognure

   Cette friandise peu goûteuse est sublime quand on a huit ans et que midi sonne ! On a une tête de déçu  si le gros lacet de ce fade délice est un peu moins fourni que celui des copains...Le fruitier qui a l'oeil, vous en redonne une lichette et...vous êtes heureux. Vous vous envolez  en galochant, salut Lucien, à d'main, et en tirant derrière vous la charrette et son tonneau de petit- lait ( lactosérum pour les intimes ), qui réjouira les cochons.

    Autre moment béni, celui où une vache " fait le veau " ( les initiés prétendent qu'elle vèle ). Pendant quelques jours, son lait épais et jaunâtre, réservé au petit veau, est interdit à la vente. Lorsque le bilot ( le jeune veau ) est repu, il en reste suffisamment pour régaler la maisonnée de délicieuses crêpes et gaufres, hummm, je sens encore leur parfum...qui n'a rien à voir avec celui des patisseries au lait UHT ( que vous êtes allés quérir, en  essayant vainement de dompter un chariot qui se coince et qui couine au Lecl-Int-Super-Cocci-Hyper-Casi- Market...) 

    Que ceux qui ont eu le privilège de remplir leur gobelet ( mon grand père m'avait fait cadeau du sien, en aluminium, qu'il utilisait dans les tranchées pendant la guerre de quatorze ) sous le pis de la vache, lèvent la main... Je les adoube Chevaliers de la Confrérie du Taste-lait-de-vache-chaud-mousseux-moustachant, qui fleure bon l'étable.

    Dommage pour ceux qui ne connaissent du lait que sa saveur d' apothicairerie et son convoyage en chariot-couineur...

comte.jpg

 

Auteu du  lait, j'vas vô dir' -

    Paraîtrôt qu' y en a qu' vont, de r' vin de r'va d'aveu in caddy ( qu' m' en è djant...) que couine ape qu'a touj' èn' rioltet coincie, pou charchi, din in  " Lecl-Int-Super-Cocci-Hyper-
Casi-Market " du lait empouaiji din du querton. E s'appall' UHT, el è bi-eu qu' m' en d' l' aigue, el a pi-e d' crém', el a ni goût ni sagoût, ou pieutôt si, è sint l'apothicairerie...Paraîtrot qu'y veut dir' " Ultra Haute Température. " Si an trèduit, pou bin comprendre, y voudrôt dir' " Fanatique du Supérieur Réchauffement ". Y s' rôt -y san l' réchauff'ment d' la plènète? Du lait in querton , y m' étonnerot point...
    J' vas vôs causi d' la " rogneuuur."
    Ah ,la rogn-eurrr... C'tè qu'on point couni-u c' te na-nan, sin goût ni grâce, savant point c'qu'è bon!
L'midi sonne, an sô d' la quiâsse qu'm'en in voul d' mouainiôs. An corre in face, à la futrie, encor' li! L' frutier nô étend d'aveu lè mains pi-ènes d' râquiotons d' fremège què vint d'presser. Y'a point d'goût, mé te trouves çen ben bon quin t'as huit ins ape qu'y è l' midi.
Te te r' n' en va pont çin ren, te r' nen-moun', touj' su la cherrette, in grind tounniau de ptiot-lait pou lè couchons. Là, te frondalle, si t'en renvêche in ptiot peu in sagouillant, y fè point gran-cheuse, y'è point qu' m' en l' lait...*
    Ape " l' lait du bilot ", faudrôt qu' j' vôs in cause atou.
 Quin èn' vèch' a fait l'viau, pindant quéqu' je, le lait è jaunâsson ape épais qu' m'en èn' main. T'as point l'drêt d' le poutcher à la futrie, t' le gèdje pou le ptiot bilot. Qu' m'en y en rèste touj, lè grands ape lè ptiots s' récarquillant d'aveu dè crêpiaux, dè gaufres, hummm, j' lè sens touj...
Ape c'tu lait, t'è t' y ellé l' charchi sô la vêche, d'aveu ta ptiote timbale? Y'è chaudot, y'è moussôt, y sint ben bon  l'ècurie ape y' t' fè dè mouchtaiches bi-inches qu' m' en c' tè du grin-pér' !
    Ben, vôs y songeri à tout çen qu'in vos dépouaij'ré, d'aveu in j' ton, in quèddy que couin', pôur èller" tiri lè vèches " du Lecl-Int-Super-Cocci-Hyper-
Casi-Market...

*- Voir " La futrie."

Publié dans Souvenirs

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La futerie

Publié le par François & Marie

 T' vâs à la futrie douè coups par je. Y è ique qu' te moune le lait d' tè vèches pou y fér' l' comté. Y'è l'rouè dè fremèges pou chu nôs ! Pou çen, tè vèches, y dè étre que dè Montbéliardes que  d'vant étre neurries d'aveu d' la boun' harbe, pôvr'ami, bailles z'y point d'ensilège, te t' frô r' viri.
   C' ta futrie, ill è su la pièce du villège, d' vant la classe, à couté d' l'ai-y-ise. Y 'è ique qu'en se r'trouve pou causer, point trop l' mètin, y' a d'  l' ouvrège qu'attend, mé l'sè, an prend l' temps. Lè gaichons y r'trouvant yeutè bonnes amies, lè vieux causant du temps, du prix dè couchons, dè darniéres frasques du Milon, è f ' mant ape è chiquant, yeutè fones sant point ique, è z'en profitant !
   In sé, j'allô à la futrie d'aveu mon frér. An tirô la ptièt' chèrette d'aveu duè balles bouilles bin pi-ènes; yètô prou lourd dans la montiâ veu chu l' Charlot. J' me diô : cheu sûre que l' ptiot frér è tir' point bramant ap' qui' è tout moi qu' je pôtche, j' va laichi la pou-ai-gnée d' la chèrette pou vouèr...V' là t'y point qu' el a la mém' idée qu'mouais, an lèch' lè dueux in même temps...Ben nô v'là bin! La chèrette fè cabardouche, ape l' lait tiri du sè, è renvêchi din l' tarô...An sé fè chanter Manon pou l' pér'...Vos peutes m'crair'.
   Faut dir' atou, qu'ièto renque d'aveu l' lait qui rentrô in ptiot d' sous tous lè mouais din lè majons, in c'temps là, y'èto  point l' moument d' le  j' ter lè...

comté

Publié dans Histoire en Patois

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la fruitière

Publié le par François & Marie

Moow.jpg
 
    La fruitière ? Non, ce n'est pas une marchande de fruits, c'est une belle bâtisse en pierres où est déposé le fruit de la traite des vaches du village, deux fois par jour et trois cent soixante cinq jours par an. Le fruitier transforme ce lait en fromage aux arômes incomparables, le comté.

    Le comté ! C'est le fromage de par chez nous. Nous ne sommes pas chauvins, pourtant nous trouvons qu'il est le meilleur de tous! Pourquoi, me direz vous( j' aperçois quelques sceptiques ). Il est impérativement à base du lait ENTIER de nos robustes vaches MONTBELIARDES, vous savez, celles qui enjolivent nos vertes prairies et qui fleurent  le bon lait quand on croise un troupeau qui rentre plan-plan à l'heure de la traite 1*. Hors de question de les nourrir avec des produits d'ensilage, c'est INTERDIT. 
   Cette fruitière est souventes fois sise au centre du village, entre mairie-école et église. Secteur stratégique, lieu de rencontres, toutes générations confondues, où se colportent nouvelles et ragots, où se concluent des accords, où se défont des relations, où s'amorcent des romances...C'est là aussi que les hommes échangent leurs soucis agricoles, leurs projets, leurs cigarettes ou leur tabac à priser, loin du regard inquisiteur de leurs épouses !
    Tout comme on embauche les jeunes bras pour les foins 2*, on les réquisitionne également pour transporter les bouilles à la coulée. Inutile de préciser qu'au petit matin, la moyenne d'âge devant la fruitière est élevée. Elle décroît  très considérablement pour la coulée du soir. Curieuse variation qui n'a rien à voir avec la pression atmosphérique mais serait plutôt due au moëlleux des matelas...
    Un soir, mon frère et moi avions été désignés d'office pour tirer la petite charrette et ses deux bouilles de bon lait. A deux, nous cumulions une toute petite vingtaine d'années. Chacun de nous cramponnait une demi poignée et arpentait en dynamique-cadence la platitude de la petite route . De plate, elle devint petite montée,vous voyez là, juste vers la maison du Charlot. Le rythme ralentit, la charge pesa tout comme pesa le doute : chacun de nous fût persuadé que, lui seul, tirait la charrette alors que l'autre était là pour la parade. Pour en avoir le coeur net, il suffisait de lâcher la poignée, histoire de vérifier...Que pensez vous qu'il arrivât, lorsque nous vérifiâmes de concert nos probités respectives ? La même chose qu'à Perrette chez Monsieur de La Fontaine...Quelques deux cents litres de lait blanchirent le goudron incertain...Difficile d'aller expliquer aux parents ( qui venaient de traire une quinzaine de vaches, à la main, après la fatigue de leur journée dans les champs ) que l'on avait fait une BA en enrichissant en protéines et matières grasses la montée du Charlot...Punition assurée.
    La vente du lait était le seul revenu régulier dans les fermes et ce genre de perte était un regrettable manque à gagner. Certains jours verglacés, bien des porteurs de bouilles chutaient de leur vélo et renversaient malencontreusement le fruit de leur travail. La mésaventure était colportée, on s'inquiétait d'abord du nombre de litres de lait renversés, puis, très secondairement de l'état de santé du cabardoucheur*3...

*1- voir " La vacherie."
*2- voir " La fenaison."
*3- Qui tombe après une pirouette.

Publié dans Souvenirs

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Roses

Publié le par François & Marie


  
L'orage au sol les avait terrassées, quel toupet !
   Je les ai recueillies pour vous en faire un bouquet.

roses-blanches.jpgRoses-blanches2.jpg

Publié dans choses vues

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Fish & chips

Publié le par François & Marie

Marie est allée jusqu'à Londres et nous envoie cette carte postale. Après avoir dégusté un bon fish & chips, elle a découvert, dans un parc, une harde d'éléphants joyeusement bariolés… 

Ah, ces Anglais ! 
                      Eléphantesque fish and chips-
    

 C'tè d' l' aut' couté du gouillat, qu' fiant ren qu'm'en tout l' monde, è t' forant din in cône d'aveu du journau, du pouaisson, dè poumètarres que croquant bin ( qu'y è prou bon ma fouai ). Ape è s' proumounant au mouètan dè ècureuils de Hyde Park ( qu'm'en è diant ), in mijeant c'tu fish and chips. E z'ont méme l' drè d' s'aster din l' harbe ape d'y fér' mèriène. 
 Quin j'vô djiô qu'è fiant ren qu'm'en tout l'monde, è laissant mém' point traîner yeutè papiers gras, vôs y crai-yez ti don ?

nelephant.jpg

Publié dans choses vues

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Lé ptiotes mouettes

Publié le par François & Marie



             Mouette-copie-1.jpgIque, veu c'ta mér de ch'Nôrd, l' vent è t' décôn'rot in tauriô. Y'è qu'men si la bise que t' sin-iylle lè esgourdes, souffio en méme temps à dia, à huo, au souillé ape à pou tarre. El è poètchou d'in coup, y'è affreux qu'men è souqu ïe ! J' crè ben qu' le pi-e fô, y'è quind l'aigue d' la mér fè dè r'vint de r'va.
   E bourriode tout l' st frusquin. Ill ant ben compris çen les ptiotes mouettes, ill s'mettant en côdje en s' sarrant ben, ape qu'm'en çen, ill z'attendant qu' l'aigue s'en èille loin ape qui raist' yeut' pansège su l'sabi-ïe. 
   Ben, vôs trovez t'y point què sant gros dègourdiôs c'tè ptiots uziôs ?

Publié dans Histoire en Patois

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Sambadi

Publié le par François & Marie

mer.jpgAujd'eu, y'è sambadi.
 Y a t'y du soulè chu vo ? Dites me vouair'. Ique, chu lè ch'ti, l'cié è gaudronné.

Publié dans Histoire en Patois

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Mouettes en Nord

Publié le par François & Marie

Une carte de Marie en visite dans le Nord : 
Mouettes-copie-1.jpg
Alizé, aquilon, bourrasques z'en risées,
Le vent du Nord est tout, sauf zéphyr apaisé

C'est le vent de noroît accouplé au suroît
Sable entourbillonné en pointes-pizzicati,
Frisettes z'évadées de leur mise en plis,
Oreilles des cockers sur leurs y-eux claquées,
Casquettes z'en coquettes arabesques envolées,
Coquillages cha-hutés, plage désertée,
Quel est ce long cordage sur la jetée, jeté ?
De cordage point, mais dizaines de mouettes,
Côte à côte serrées. Solidaires elles prennent
De biais, ce redoutable vent de galerne,
Qui conjonctive l'oeil, met le brusching en berne.
Elles attendent ainsi que la marée descende,
Et laisse sur la plage leur précieuse provende...

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Dunkerque

Publié le par François & Marie

Marie passe quelques jours dans le Nord et nous  envoie des cartes postales

bouvier-polaL'aut'je, chu lè ch'ti, an s'proumouno su la plage en r'gèdiant lè mèduses, y'en avo, san menteries, èn' tous lè dix pas, affreux tout c'qui avo !
   Tout pâr in coup, de loin, dans la mére que bougeot prou ma fouais, an vouait in tout ptiot rafiot qu'se r'vire, sa coque de cassot cul bèchiô...ape in gent qu'ètô din l'aigue tout in patarou...è s'nai-y-ô...
   Y avo in chin qu'éto è aguets su l'sabi-eu...quan el a vu çen, el a neigi, neigi veu la ptiote barquoille, ape el a ramoné tout l'train veu la plage...An a t'y eu po !
   An èto ben soulègi quand an a vu qu' l'houme èto èn " houm' r'no-y-lle " ape que yèto san chin à li  ( in brave bouvier qu' sauve l'monde en pouèn' )  qu'el entraînot...Ah ben, an y a fè dè bravos à ce chin ! Vo sètes c'qu'el a fait li ? E nos a arrosés en s' groulant qu'm'en èn'équevillon ! Mais y fè ren, an èto ben contents d'vouèr' que dè houms ape dè chins porrint no sauver si y'èto b'sin...


Le canot vacille, se retourne, l'homme tombe à la mer...
De la plage il s'élance, nage, nage, vers la forme qui s'agite...
L'un, enfin, se cramponne à l'esquif, l'autre agrippe un cordage  et nage, nage...
et ramène l'équipage jusque sur le sable.
 

L'homme est grenouille.
Son sauveteur a sept mois. Un demi -quintal de muscles, de pelage d'ourson jais, de babines et d' yeux gentils de chien sauveteur...Les badauds applaudissent ses progrès de bouvier à l'entraînement...Lui s'ébroue, les arrosant copieusement.

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Fouèner

Publié le par François & Marie

Ni v'là l'timps d'fère lés foins qu'sant bin drûs, daveu c'tè beurias d'èvri, è sant fin prêts, bin meûs.
Y'è pas l'tout d'en mèttre dè jeniaux pou tarre, faut Dès brais pou l' travouaïlli...
Dins l'pôste TeSeFe, "la Suisse" ènnonce qui va binstôt pyeuvre, i's'rôt l'moument d' s'bouji !
An vâ point piauner, daveu la j'ment ape la fauchouse, i va ben mi*eu qu'aveu l'dâ... An en ti avôt ti du mau...Faillôt èn jeunia pou souailli in journau.7-copie-1.jpg

An raist' point san ren fér' potchant...Quan t'âs souailli, te r'vir', t'mèts in rouais, t'fès dès cuchots. L' je qu'vint, te r'qu'menches, te fouènes, te r'mèts in rouais ape t' charges l'châ. Qu'est ce que j' barjotte, y'è point l'châ, y'è 
lè châs...
     Y è ben auquouè, t' peux point fér' mèriène bâllement, t'as touj' pô qu' le timps s'abouèr' ape qu' l'orège t'évarie t'n'ouvrège...La fone, ill dreum' point, ill vint te s'couer d'ta mèrienne si jèmais ill vouait in pôv' ptiot nuège, ill a l'u*ÿlle ! In ptiot pou trop... touè, te drem'ros bin in ptchiot pï-e mais t'ouse point, ill ragonerot...
     Y a ben à fér'. C'tè d'la ville è crè*ÿant qu' te t' proumoun' sô l'soulè d'aveu ton ch'vau, ta forche, tan rètiau ape tan dâ, qu't'ècoute lè zusiôs, que t' côs la pertentaine quouais, ape qu'l'foin è mont' tout seu su l' châ !... Vas 'y don vouèr' ! E savant point qu'm'en t'as du mau, qu'y a l'soulè que t'tâpe su l' câbochon, qu'y' a dè tavins, d' la pousserotte... L'sè, t'en peux pi*e, mè i t'faut encor' tiri lè vèches...te t'endremes din t' n' essiette de soupe !
     Vo sétes point, paraîtr^t qu'à Paris, y'en èrôt qu' vont s'fér' lè muscs din dè endrèts qu'sant fèt exeprés pou çan, i' èst ti point possib', j' vas i' eu z'y dir' de v'ni s'aidi à fouèner, è z'en èront dè braves de muscs, gratis !

Publié dans Histoire en Patois

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