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Défi n°329 proposé par Annick pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Je vous propose donc d’écrire un texte (prose, poésie…), comme vous savez si bien le faire, avec pour thème « Les vacances  » mais avec deux contraintes:
1- Écrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe). 
2 – Et avec 5 mots obligatoires: transhumance, farniente, rire, soucis, heure

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Les vacances. 
C'est le temps de la transhumance humaine, entassés à six dans un véhicule de race automobile dont la clim vient de rendre son dernier souffle.

C'est le temps de la canicule ; le chien Sirius dément toute responsabilité. Quel pétochard ce clébard !


C'est le temps de pallier cette météo éprouvante en prenant des vacances à la mer ! Farniente assuré.

C'est le temps d'oublier ses soucis et de ficher dans le sable marin un immense parasol déteint, dès six heures du matin. (De l'avis exclusif d'un père de famille "affligé" de trois pré-ados aux yeux bouffis de sommeil.)
- Hourra ! La plage est à nous les enfants !

C'est le temps des contestations.
- Ah ouais ? On est là surtout pour la MER... et, elle est OÙ la MER ?
- Oh... vous allez rire... À vue de nez, elle semble être à deux petits kilomètres et demi !
- Wouah, la galère...
- Arg, je vais mourir, je le sens...

- Au secours ! Pas question d'être électrisée par des centaines de méduses.
- Tu marches en zigue-zaguant !
- Horreur ! imagine que je rate un zig ou un zag, pof, je passe de vie à trépas.


C'est le temps de se dégourdir les jambes et de se gaver d'air iodé. 
- Quoi de mieux qu'une petite marche dès le matin ! Allez, en avant ! Res- pi-rez  ! Aaah... cet air... cet air est d'un vivifiant !

C'est le temps où la jeunesse révèle ses facettes peu honorables

- Pfffiou, trop dur, je suis une feignasse de cossard, j'abandonne.
- Arg...C'est la catastrophe ! Le sable érafle le vernis de mes doigts de pieds
, je le hais. Que vont en penser les surfeurs aux combinaisons lisses et brillantes ?
 - C'est raté ma vieille, tu devras attendre que les vagues et leurs dresseurs daignent arriver jusqu'à toi. Mon kif à moi c'est le longe-côte ; j'aime bien voir s'échiner ces noires chenilles processionnaires qui affrontent les flots. À la queue leu leu elles en bavent et ça me fait bien marrer.


C'est le temps où on essaie de laisser de côté le passé et le futur pour profiter de l'instant présent. C'est ce que je vous souhaite à tous, bonnes vacances !

 

 

Publié dans Défis

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Défi n°328 proposé par Marie-Sylvie pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Le jeu des mots interdits ! 
Ça oblige la plume à ruser et à chercher des synonymes poétiques.

Voici l'idée :

Thème : 
 Le secret des arbres blancs 
 
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
   1. Blanc
   2. Arbre
   3. Fleur
   4. Printemps
   5. Vert
   6. Senteur
   7. Jardin
   8. Feuille
   9. Pétale
   10. Nature
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 - Enfin des futaies d'amande teintées, enfin des buissons céladon, enfin des taillis couleur prairie ! Enfin la belle saison !
- Modère ton enthousiasme d'apprenti, hier la neige du coucou a grillé les glycines et roussi les perchis.
- Ils s'en remettront, ne soyez pas impatient. Tout vient à point pour qui sait attendre. Le renouveau est à notre porte !
- Ne t'y fie pas, la constance n'est pas sa qualité principale. C'est un fantasque, un versatile qui hésite à tenir ses promesses. Pendant trois jours il peut se montrer doux comme un agneau, tu envoies valser tes pilous et extirpes de la naphtaline ton chapeau en paille de riz ; le surlendemain, bise glaciale, tu te retrouves en cache-nez, couettes et chaussettes. Bref, le revif fait le yo-yo.
- Chaque saison a ses faiblesses.
- Pas avec autant de discordance, ce me semble. Pour preuve, dans ce verger, les efflorescences des cerisiers ont déjà payé cher leur audace.
- Pourtant leur opalin laiteux se repère de loin ; c'est bien la preuve de promesses rubis et parfumées !
- Quel naïf ce jeune novice ! Va donc les examiner de plus près.
- Ouille ouille ouille ! Le dernier gel a rendu les corolles rouilles de trouille. Entre confiture et clafoutis on va devoir choisir...
- À nous d'attendre avec confiance ; dans quelques semaines les frondaisons des courtils, des potagers et des enclos vont exploser. Souviens-toi que l'environnement terrestre est un Sage qui sait prendre son temps et gagne généralement la partie. Eh, n'oublie pas de m'inviter pour la tarte aux cerises !

 

Publié dans Défis

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