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Un Conte de Noël

Publié le par François & Marie

- Wouah, eh ben ... il a dérouillé le traineau de Santa ! Chaque année c'est la même chose, il faut remettre en état le matériel. Nan, mais regardez-moi ça : on ne va pas faire la tournée avec cette épave. D'autant plus que pour la sécurité, je ne suis même pas certain qu'on soit aux normes. 

- Pas de ceinture de sécurité, le patron dit que ça le gêne pour ses livraisons...

- La clim' on n'en parle surtout pas. 

- Les amortisseurs sont vieux comme mes robes, ça secoue à chaque fois qu'on atterrit et on perd la moitié des paquets...

- Et qui c'est qui qui doit faire le contrôle technique et la remise en état comme à chaque saison ? 

- C'EST NOUS !

- Aaaah ben ça ! les Lutins ne viendraient pas nous donner un coup de main, trop occupés qu'ils sont à passer un coup de polish sur les joujoux. Nous aussi, on peut avoir froid aux papattes. 

- Et puis ce n'est pas notre spécialité : nous sommes qualifiés pour la traction  circumterrestre en haute atmosphère et pas pour faire l'entretien au garage. 

- Ouais… les gars, il va falloir provoquer une réunion d'urgence avec la direction.  

 

 

Publié dans Bande Dessinée

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Un conte de Noêl

Publié le par François & Marie

- Alooors voyons, nous avons assez de farine pour les crêpes jusqu'au réveillon. Il faut prévoir large, des invités de dernière minute peuvent surgir à tout moment. Je vais en commander un ou deux quintaux de plus, on ne sait jamais. Pareil pour le sirop d'érable se serait ballot d'en manquer. 
Je vous note tout ça, les Caribous ; vous irez m'en chercher au Marché de Noël de Chibougamau  Qc. Pour le sirop, demandez la "cabane à Colette " c'est le meilleur.
En revenant, vous m'aiderez à installer les couronnes. Cette année, j'ai envie d'en accrocher tout  partout, dedans et dehors. Vous mettrez bien vos parkas, il fait -52 dehors. 
Qu'est-ce que j'oublie...heu... non rien.

- Eh ben dis donc, elle n'amuse pas le terrain la patronne, moi, je pensais qu'on devait juste tirer le traineau céleste pour distribuer les joujoux à tous les 'tits n'enfants. Et là, on est renne - à - tout faire. 

- Elle pourrait demander aux Lutins, mais ceux-là, j'te jure :  ils se prennent pas pour la queue de la cerise. "Nia nia nia, on fabrique les jouets, nia nia nia, sans nous Noël n'existerait pas, nia nia nia, on a besoin d'être tranquilles à l'atelier." 

- Mouais je me demande s'ils ne tirent pas un peu au flanc... Parce que leurs fameuses "exclusivités de créateurs" entre nous,  il parait qu'ils vont les commander sur Mazone. 

- Carrément. Et après, ils se font bien voir par Santa, tu parles d'une arnaque, et après ? qui c'est qui se tape tout le boulot ? 

- Eh ben, c'est nous. 

Publié dans Bande Dessinée

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Un conte de Noël

Publié le par François & Marie

Comme chaque année à cette période, la maisonnée du Père Noël déborde d'activités. Il y a tant à faire pour préparer la Grande Tournée. Les caribous, en charge de la traction du célèbre traineau, se rendent indispensables en donnant un furieux coup de pattes  à Santa le maître des lieux. Les Rennes des neiges ont la réputation d'être dociles, travailleurs et solidaires entre eux. 

- Nan mais t'es sérieux avec ton panneau là ? On est les seuls à habiter ici et on connait le chemin par cœur, c'est vraiment pas la peine de jouer les Picasso. Viens plutôt nous aider à ranger les nouveaux joujoux. 

- Eh ben voilà ! Môssieur "je sais tout" a encore bramé. Je ne sais pas si tu es au courant mais les Noël reçoivent régulièrement de la visite, quelques indications routières ne sont donc pas de trop. 

- Espèces de babache, va ! on n'a même pas de route par ici… les seuls transports se font en traineau magique et c'est nous qui le tirons, je te rappelle ! Pour le moment on a du tri à faire, alors t'es gentil, tu poses ton pinceau et tu viens nous aider : on n'est pas là pour beurrer les tartines. 

- Béotien va !

- Faignasse !

Publié dans Bande Dessinée

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Défi n°316 proposé par Josette pour Les Croqueurs de mots

Publié le par François & Marie

Face à l'inattendu !

Suite à un phénomène imprévisible l'électricité vient à manquer pour une durée indéterminée !

Il vous reste une bougie et des allumettes...

Vous nous racontez cette expérience !

Avec 4 mots imposés :

Atourneuse

Embarbotter

Marsouinage

Tranche-montagne 

Atourneuse : Femme qui dans le passé, gagnait sa vie en coiffant et en parant d'autres femmes, ou en louant des bijoux.

Embarbotter : C'est une façon de parler de manière confuse et désordonnée.

Marsouinage : Rebond répétitif de l'arrière d'une voiture, notamment de F1, à haute vitesse.

Tranche-montagne : Fanfaron qui se vante d'exploits fabuleux.
...................................................................................................................................................

Sa montre fait de l'espionnite aiguë ; un bip clignotant vient d'ordonner à Anne-Catherine "debout - marcher".
Pff, Anne Catherine juge que ça peut attendre. Elle vient juste de débuter une méticuleuse broderie sur un voile de soie diaphane.
L'autoritaire tocante connectée s'impatiente, elle vibre de façon pressante.
Anne Catherine soupire et délaisse son ouvrage délicat. Après tout, ce chronographe ne veut que son bien, sans lui elle prendrait racines sur sa chaise pivotante.
- Allons-y Georg Friedrich Haendel, débobinons ta sarabande ti.. ti .. titi ti, ti ti titi ti, titi titi titi ti titi.
Ton rythme me plaît, j'arrondis le dos je déploie bras et jambes en arabesques lentes et j'avance semi-accroupie tel un rat d'hôtel masqué.  Ti ti titi ti, ti t............................. Silence. 
Déconcertée - où es-tu passé Georg Friedrich ?
Médusée - pourquoi fait-il presque sombre ?
Sidérée - les plombs ont sauté...
Un message extérieur bien renseigné indique : panne de courant, durée illimitée.
Impossible.
Ça ne peut pas lui arriver.

Pourquoi maintenant ?
D'ici deux heures son ouvrage doit être terminé. La représentation historique débute à vingt heures.
D'un élan rageur elle vérifie tous les interrupteurs - la génération presse-boutons ne conçoit pas que l'éclairage lui fasse faux bond : que la lumière soit et elle doit être. Illico-presto. C'est un ordre.
Elle passe à nouveau tous les commutateurs en revue, leur demande gentiment de faire leur devoir, la sombritude persiste et la nargue.
Désemparée, elle les menace des pires maux, leur ordonne de lui obéir, les frappe...
Elle ne se maitrise plus, ses pensées divaguent, elle crache des paroles qui ne comprennent plus ce qu'elles disent. Lamentablement, elle embarbotte.
Elle s'écroule, un mur bienveillant s'empresse de la caler.
Elle ne pense plus, ne parle plus; le regard fixe elle sanglote sans pleurs.
Des spasmes l'agitent ; son esprit confus la plonge à l'époque où elle fréquentait un tranche-montagne. Il l'avait embarquée à bord d'une époustouflante voiture de course écarlate. Elle s'est retrouvée saucissonnée dans une combinaison raide qui sentait le moisi, et imbriquée dans un casque-étau qui la momifiait.
- Tu verras, tout n'est que souplesse sur la piste, on va glisser sur l'air, un véritable rêve, avait assuré ce fier à bras.
Tétanisée, scotchée au siège, elle fermait les yeux et oubliait de respirer.
Quand le bolide s'est mis à faire du marsouinage, elle a cru mourir; persuadée qu'ils avaient perdu les quatre roues; enchâssée dans son casque elle y vomit ses tripes et en fit une jaunisse.
Est-ce ce souvenir qui la fait sursauter et sauter sur ses pieds ? 
Elle ne va pas se laisser abattre ! Elle va se montrer digne de qui elle est : une atourneuse de talent, une modiste, une couturière hors pair ; ce n'est pas par hasard qu'elle porte les prénoms de ses patronnes.
Dans le noir, elle tâtonne et tire d'un tiroir une demi-bougie et quelques allumettes.
Cette panne d'électricité va finalement remettre les choses en place.
En début d'après-midi, "l'amie" du metteur en scène a surgi, sans frapper, dans l'atelier de Anne-Catherine et très sûre d'elle a commandé :
- Pour la représentation de ce soir, je veux un haut chapeau conique orné d'un voile en soie dorée. J'ai apporté le gabarit et le voile.
- Mais... ce cône mesure un mètre de haut, il sera importable... Ce n'est pas un hennin, c'est une Tour Eiffel...
- J'exige un grand chapeau qui en jette ! Je veux être la plus belle, la plus grande, la plus visible, donc la plus admirée de toutes les femmes de la cour.
- Le hennin ne se porte pas à la cour de François Le Premier, à cette époque, c'est un chaperon qui orne la tête des Dames.
- Je ne tolérerai pas d'être contrariée par une employée. Sachez que je déteste être chaperonnée  même par un modeste cache-tête aussi raplaplat qu'un vulgaire béret. J'exige un... comment dites-vous...? un N.Un ?
- Un hennin.
- Oui, un N.Un, c'est ça.  
- Par professionnalisme, je me dois de respecter les costumes d'époque...
- Je vous somme de me fabriquer un N .Un, c'est un ordre. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire, ma p'tite, rugit la belle en claquant la porte. 

... Oh si, je sais qui tu es, vaniteuse botoxée, hier encore tu vendais des légumes sur les marchés ;  je crois deviner de quelle façon tu as embobiné ce vieux beau de metteur en scène.
... Tu prends tout le monde de haut, tu n'es qu'une prétentieuse; je vais te faire une confidence : tu ne mérites pas un hennin et, grâce à la panne d'électricité, tu ne le porteras pas ce soir.
... Oh, quelle maladroite ! Dans un moment de distraction je me suis assise sur une sorte de grand cône; il est tellement écrabouillé qu'il serait indigne d'orner le chef de la maîtresse du patron et ne saurait paraitre à la cour de François Le Premier. Oh quel dommage... Allez, le N.Un, poubelle !
... Oh zut, la flamme de la bougie a brulé la moitié du coupon de soie ... ( soie artificielle  de qualité médiocre, le vendeur t'as bien été bernée Madame-vous-ne-savez-pas-qui-je-suis ! )
... En guise de chaperon, je vais enrubanner de ta fausse soie une vieille couronne de Noël en polystyrène - le toc appelle le toc - et tu deviendras une simple figurante, pas plus haute que trois pommes !
Parfois les pannes d'électricité ont du bon, qu'en penses-tu Georg Friedrich ?
Si on fêtait ça !

                         Ti ti titi ti ...

Publié dans Défis

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Défi n°315 proposé par notre Amirale Domi, en personne, pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Domi nous dit :

Je vous propose de nous partager un souvenir personnel ou public qui a marqué votre vie !
Tout est permis : humour, joie, tristesse, colère, dérision .... laissez parler vos émotions 😁😍😣😏😭
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Les parents vont partir travailler la vigne.
La mulette est attelée, mon petit frère se fait une joie de les accompagner (et surtout de guider lui-même la petite mule, assis sur les genoux de papa); il en trépigne d'impatience et se prend pour le roi du monde !
- Mémé est au jardin, on te laisse avec elle, ne fais pas de bêtises ! Et pense à l'eau pour les vaches, recommande maman.
L'équipée s'éloigne. 
On est au début des années cinquante, j'ai huit ans et un long après-midi rien qu'à moi.
Je rejoins Mémé. Elle se plaît dans son jardin attenant à la ferme, ce potager fleuri c'est son fief réservé !
- Mémé, ils sont partis. 
- Y'est bin, ptiote. Te veux rêster au cotchi aveu mouais ?
- Plus tard, Mémé ; je dois remplir l'auge pour les vaches.
Je lambine un peu dans les allées en sifflotant "cerisiers roses et pommiers blancs".
- Te subiotes à c't' heure ! An crairôt in rossignola !
- C'est bath, Mémé !
Je reviens vers l'auge en pierre. Sur son rebord je dépose une douzaine de pétales de géraniums; un à un je les léchouille et j'en décore mes ongles.
C'est beau ! Le résultat est vraiment épatant !
Les poules vont en pâlir d'envie ! Je me pavane jusqu'à elles. Je fais voleter mes mains, elles les trouvent sans intérêt puisque vides de pâtée. Pfff, bande de morfales ! 
J'en boudoune de dépit lorsque je l'aperçois, Didou, mon Didou-dindon ! Mon sourire revient illico.
Ce dindon laid me plaît ! Ses yeux cernés de bleu, sa pendeloque, son fanon et ses caroncules rouges font de lui un coquet qui s'ignore.
Mes ongles roses papillonnent face à son regard impassible. J'encourage son approbation. Enfin il approche pour admirer mon oeuvre ! Quelle déception ! Il voulait seulement savoir si ces trucs roses se mangent. Il happe un pétale, ça à l'air de lui plaire ! Lui au moins, il participe !
- Mon Didou, parce que je t'aime bien, je vais te rendre encore plus beau, moins noiraud et effacer tous tes plis. J'ai une idée. Suis-moi !
Docile il se dandine à mes côtés et béquète la moitié du rose de mes ongles.
- Que tu es lourd mon gros ! Aide-moi, saute dans l'auge.
Une fois installé, il s'y désaltère, très à l'aise.
J'active la pompe à bras. Didou baigne, tranquille. Hop, je déverse un paquet entier de lessive Omo, hop hop hop, j'ajoute un reste de Sunil, je brasse le tout et je brosse le Didou. Il glougloute de surprise. Le voilà transformé en gros oeuf battu en neige ! Plus il agite ses ailes, plus la mousse déborde en cascades.
Je jubile !
- Bravo Didou ! Plus ça mousse, plus ça décras...aaaaah... qui ? que ? 
Des ... des...
Des vaches ?
Des vaches... Déjà ?
Des vaches qui reviennent vers leur étable.
Des vaches qui ont hâte de plonger leurs mufles dans l'eau fraîche.
Des vaches qui se bousculent autour d'une montagne de mousse blanche.
Didou mort de trouille, s'éjecte bruyamment de cet enfer. Il perd la boule.
Mémé revient du jardin; elle recule de deux pas. Elle se demande si elle n'est pas en train de devenir maboule.
Un incroyable raffut accueille la Mulette, toute guillerette, qui ramène...la... parentèle.
La parentèle...
Ouille ?
Ouille !
Ouiiille ouiiille ouiiille ...


 

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Défi n°314 proposé par Martine Martin pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

THÈME : DANS LA CUISINE DE BOF-CHEF

Dans la cuisine d’un restaurant qui pourrait faire l’objet de l’émission télévisée « Cauchemar en cuisine », faites dialoguer entre eux deux ustensiles de cuisine.

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La façade du restaurant "Des Brouillards" hésite entre un mauve délavé et un kaki- taupe jamais lavé.
Les vitres de la salle sont devenus des yeux vitreux. Des rideaux jadis blancs s'y collent en cataracte blême.
La salle est d'une banalité déconcertante et périmée.
En cuisine les murs sont gris souris et les souris s'y faufilent.
Sur une étagère je patiente; je suis Girafe, râpe à fromage terne et pyramidale.
À mes côtés le nouveau petit four à micro-ondes, rutilant et tout neuf; tout fébrile il s'interroge.
- Qu'est-ce je fiche là, Girafe ? D'habitude les chefs cuisiniers nous méprisent et nous jettent par la fenêtre. Ils ne jurent que par leurs distingués bains-marie et leurs élégantes lampes chauffantes.
- Ici, on va t'aduler, crois-moi ! Ce n'est pas pour rien qu'on te surnomme Chouchou ! Tu es le sixième en six mois, tes confrères sont tous morts d'épuisement.
- Mon avenir me paraît quelque peu incertain, soupire Chouchou.
Nous restons un moment hypnotisés par le roulis des toques des cuisiniers. Ils s'affairent deux mètres en dessous de notre étagère.
- J'entends quelqu'un qui semble traîner ses savates, s'étonne Chouchou.
-  C'est Linot ! une vraie tête de linotte, une fois de plus il a égaré ses chaussures vernies, du quarante trois. Il a dû emprunter les espadrilles de sa cousine, du quarante.
- Qu'en dit le chef ?
- Il en dit "bof" !
- Ce qui en dit long...
- Tu vas comprendre, sois attentif à ce qui va suivre.
Linot, les orteils  crochetés à ses semelles en ficelle, glisse jusqu'au passe et révèle son bon de commande.
- Chef ?
- Mumm, bof, y'a pas l'feu, assure le Chef qui termine son opération hebdomadaire de curage des ongles. 
- Chef j'annonce : table neuf.
- Bof... tu veux dire cent neuf ?
- Oui oui Chef, table cent neuf.
- Il n'y a que dix tables, susurre Chouchou.
- Chef bof souffre parfois de folie des grandeurs ...
- Deux oeufs brouillés aux pétales de truffe.
- Ça fait dix ans qu'on n'a plus de truffes soufflent d'une même voix Girafe et le responsable des végétaux.
- C'est la cata, murmure Chouchou.
- Bof, rassure Chef, les pétales de pensées que tu as chopés au cimetière ce matin iront tout aussi bien.
- Deux salades frisées et ses noix de cajou.
- Chef, il reste seulement de la laitue...
- Bof ! L'arpète va aller quémander un fer onduleur chez Loulou, la coiffeuse d'en face; elle ne peut rien me refuser.
- Chef, rupture de stock pour les noix de cajou...
- Bof ! va chaparder des noix chez ta grand-mère, ce sera plus rapide que courir jusqu'à Cajou.
- Rhôô Chef ! "qu'à Cajou", "acajou",  vous avez fait un jeu de mots, s'extasie le lèche-bottes de service.
- Deux St Jacques du jour, purée de patates douces. 
- Ton tour arrive Chouchou, c'est toi qui va décongeler les noix de St Jacques.
- Mais... elles sont du jour, donc toutes fraîches, s'offusque Chouchou.
- Tu rigoles ! Si on veut du frais, mieux vaut éviter Des Brouillards.
- Quatre filets de daurade royale, légumes du jardin.
- Chef, les daurades n'ont pas été commandées ...
- Et pis... on n'a pas de jardin, dévoile Girafe.
- Bof ! La maison Kigèle-tout, va nous dépanner, ses filets de harengs sont à peine périmés. Mêlés à des patates de chez nous, on va faire un gratin mémorable. 
- Qui dit gratin, dis fromage, s'amuse Girafe, je vais me faire gratter le dos !
- Trois biscuits crémeux au chocolat et son coulis de mangue.
- Chef... les tablettes de chocolat sont introuvables... Chèèèf que personne ne sorte... sanglote le pâtissier.
- Ne trouves-tu pas que Chef à un air bizarre s'inquiète Chouchou.
- Il est tout rouge, renchérit Girafe, et le devant de sa veste devient marronnasse...
- Chèèf, bêle le roi du crémeux...
- Bof, c'est moi le coupable reconnaît le Chef, les tablettes de chocolat sous ma veste, c'était pour impressionner Loulou qui me trouve mou des pectoraux... Bof, Ça a foiré... Viens récupérer ton chocolat, sa consistance est parfaite, aucun besoin de bain-marie, tes biscuits crémeux vont faire un tabac, parole de bof.

 

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défi n° 313 proposé par Domi

Publié le par François & Marie

Voici ce que notre amiral propose :

Écrivez ou parodiez un texte reprenant un genre littéraire bien spécifique ( parodie - romance érotique, space opera, high fantasy, bit-lit - chick-lit…)

 

Notez bien cher-e-s ami-e-s nautes que de texte, point, malgré cette idée de défi magnifique. Marie étant en escapade près d'un joli lac dans les Alpes. 

François s'occupe du chat et livre un ptiot dessin. 

Bises amicales de nous deux. 

 

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Défi n° 312 proposé par Jeanne Fadosi pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Jeanne dit :
Vous êtes les heureux lauréats de la troisième croisière de la nouvelle saison.
Outre les bagages recommandés pour cette aventure, vous pouvez emporter 10 objets pour votre convenance personnelle (petits contenants acceptés).
Vous expliquerez d'une courte phrase par objet vos motivations.
Contrainte, les noms et/ou expressions de ces objets doivent, ensemble, utiliser le maximum de lettres de l'alphabet, idéalement les 26.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 

Pour la consigne, vous pouvez mettre les lettres utilisées en caractères gras (ce n'est pas une obligation)

Mer calme, ciel bleu, goélands repus, l'embarquement pour la croisière a débuté en toute sérénité.
- Laissez passer s'il vous plaît... chluss... Pardon... Désolée ... chluss... Move... Sorry... chlussss... Scusate... 
Deux douaniers, présents "juste pour la forme" (les croisières de l'Amirale Domi se déroulent toujours parfaitement), présentement focalisés sur les méduses bleues échouées, barguignent - cent deux contre nonante huit - dressent soudain une oreille professionnelle.
- Eh Léon, que se passe-t-il sur le ponton ?
- On dirait de la bruyance, Maxence...
- Les méduses attendront, on y va Léon ?
- Apporter notre clairvoyance, on y va Maxence.
D'un même geste ils rectifient l'orientation de leur casquette, grandissent de vingt centimètres en redressant  leur torse estampillé et adoptent une démarche professionnelle rythmée qui fait crisser le sable.
- Douanes françaises.
- Qui est responsable de ce charivari ?
- Euh... c'est moi, messieurs les douaniers, Marie de Cabardouche, membre de la croisière des Croqueurs de Mots.
- Vous êtes en effet mentionnée sur la liste des passagers; pourtant il y a un hic, vous êtes deux : Marie et François de Cabardouche. Où est passé le François sus-nommé ?
- François s'est galamment offert pour rouler mes valises jusqu'à ma cabine.
- Combien de bagages ?
- Trois bien joufflus. 
- Trois valises rebondies pour une semaine de croisière ? C'est...
- Génial ! Oui, messieurs ! Aucune restriction de bagages ! Le rêve quoi !
- Mais alors, si tout est aussi fabuleux, qu'est-ce qui a déclenché le tapage ?
- Le tapage !... terme pompeux pour l'écrasement de tongs remplis de pieds et  quelques mini-bousculades de bloqueurs de coursive qui gênaient le passage de mon sac pesant traîné au sol.
- En plus des trois balluchons, vous vous coltinez un grand sac bleu, genre Kikélà.
- Je n'allais pas rater la fabuleuse proposition de Jeanne : elle nous permet d'emporter dix objets supplémentaires ! Dix ! C'est prodigieux, merci Jeanne merci !
Voilà nos douaniers bien perplexes.
- Ouvrez le sac s'il vous plaît.
Douanier Léon sort son calepin, sa gomme et son crayon.
Douanier Maxence jette un regard prudent au contenu.
- Pas de bestioles ? Pas de produits dangereux ?
- Mais non, voyons ! se marre Marie.
- Notez Léon : un oreiller bizarrement raplaplat...
- Qui ne se boursouflera qu'après maraudage de plumettes de mouettes ;  y'a pas de petites économies ! 
- Une seule botte bleue, pied droit, pointure...
- Objection ! Veuillez ne point divulguer que je chausse du quarante, non mais.
- Gommez, Léon, gommez. 
- J'explique : lorsque je ferai trempette depuis le pont, le bleu de la botte ton sur ton avec l'eau de mer, n'éveillera pas la curiosité des requins. Pourquoi un seul pied : imaginons que, ce jour là, lesdits requins soient ronchons, je ne vais pas leur offrir mes deux pieds en appât. Puisque je suis droitière, il est logique que je préserve mon pied gauche, question d'équilibre. 
- Un hula hoop... deux H et deux O, Léon.
- Deux haches ! Pas de trucs dangereux, on avait dit...
- Une astuce pour combattre le mal de mer : si la houle se pointe à bâbord, je hulahooperai en tribord et vice versa.
- Un flacon... plein ... d'un liquide alcoolisé...
- Mon quinquina sauveur (en soutien au hula hoop contre le mal de mer.)
- Un bizarre instrument et son maillet.
- Mon xylophone, mon chouchou ! Son carillon me détend, une sorte de Feng Shui ambulant.
- Ça va Léon ?
- Les mots de Mâme Cabardouche sont légèrement compliqués, parfois...
- Une... serpillière ?
- Rectification : une wassingue.
- Qu'est-ce que je disais, râle Léon.
- Une ? Je ne rêve pas... une poêle ! Vous allez cuisiner en douce ?
- Sûrement pas, je fais confiance au chef !
- Elle est balèze...
- Plus de deux kg, manche rétractable. Au cas où les squales se feraient trop insistants.
- Un bonnet vert.
- Un bonnet vert pomme à pompon vert émeraude : pour avertir les goélands chapardeurs de fruits que celui-ci n'est pas mûr.
- Un nounours... susurre Maxence ému.
- Une jolie peluche d'ursidé, gagnée à la kermesse.
- Et de dix ! Une sorte de tubulure...
- Un kaléidoscope
 pour teinter de belles couleurs la brume de mer.

 

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Déjà l'automne

Publié le par François & Marie

Eh oui déjà l'automne, merci à tous les amis qui viennent faire un petit tour sur notre page. Nous n'étions pas là pour les deux premiers défis, mais maintenant que les pommes sont ramassées, on va pouvoir s'occuper de raconter de bonnes histoires avec les ptiots Marie & François.  On se retrouve lundi. Bises amicales à tous et à toutes. 

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défi n°309 proposé par Domi.

Publié le par François & Marie

Domi nous dit : "que chacun crée un texte en mode abécédaire, dans lequel il parlera de l'année que nous venons de passer tous ensemble, une sorte de rétrospective joyeuse !"

Avertissement : Les Cabardouche, en mode " Ouah, il fait bon dehors" n'ont pas du tout suivi la consigne. Mais ce n'est pas grave. Bisous. 

- Je ne dis pas le contraire Belzémine-Azélie, mais le thème de la conférence porte surtout sur les abécédaires à travers les ages. Point n'est besoin de faire honneur au buffet avant la causerie…

- Ah, Victorine-Lucinde, ma chère, vous ne ferez pas croire que les ABC ont une quelconque utilité, ce ne sont que des listes après tout et qui a-t-il de plus commun qu'une liste ? laissons les mots vagabonder à leur guise dans le champ de l'indépendance. Libérons-les de leur carcan sous lequel la rigueur règne en maitre ! Pourquoi le A serait-il toujours le premier de la liste hein ? Le Z serait bien aise de parader en tête de cortège pour une fois ! et les anonymes du milieu… les K les P… ils aimeraient peut-être bien grimper dans la hiérarchie. Je trouve ce système trop autoritaire et même si ma lignée me pare d'une incontestable noblesse, moi Belzémine-Azélie de la  Huchtuhuche je me révolte ! Na !

- Votre thèse est fort généreuse, mais songez que l'usage du dictionnaire impose un tel système et qu'il est fort commode de l'utiliser. 

- Commode commode... on pourrait lui mettre le Q dessus, ça la dériderait. Nous n'avons que faire de ces ouvrages, la langue française nous vient avec une aisance naturelle, à tel point que chercher l'usage d'un mot me parait vulgaire, inutile et superfétatoire. Nous autres, gens de goût, avons cette intuition gracieuse qui nous permet de broder la syntaxe avec des fils d'or de lexique raffiné. Les dictionnaires sont des gros livres sans aucune distinction. Fi !

- Dites-moi Belzémine-Azélie...

- Oui ma chère ? 

- Depuis le temps, vous ne connaissez toujours pas votre alphabet, c'est ça ? 

 

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