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Défi n° 198 (Surprise de janvier) proposé par ABC pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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" SURPRISE DE JANVIER "

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Chez Lédouze, dès les premiers coups de minuit il y eut un flottement.

Leur vieux boss, le 007 (alias 2017), allait tirer sa révérence. Le nouveau patron les réembaucherait-ils ?

En impatients dociles, Lédouze attendent.

Assis en rang d'oignons ils couvent leurs paquetages aux éventrations plus ou moins rafistolées de ce scoth-screugneugneu qui s'entortille, défigure votre emballage et vous référence, recta, en souillon mal dégrossi.

Il était temps ! Alors que tinte le dernier dong de minuit, en simultané cliquète un rouge message digital : L'ENSEMBLE DES MOIS, DE UN À DOUZE, SONT INVITÉS À ORGANISER LA NOUVELLE ANNÉE.  Signé : 2018.

Hourras, sourires, soupirs de soulagement chez Lédouze !

Ils se dressent, s'animent, s'affairent, se croisent, s'évitent de justesse, 'tention ! chaud devant, plaace... Ça urge, ça grouille de partout !

Dans sa précipitation, Mars, aussi fantasque que ses giboulées, a oublié un gros baluchon sobrement étiqueté MON TOUT JOLI PETIT PRINTEMPS À MOI. Il accourt pour le récupérer et se fige, interloqué : Janvier y est adossé tout recroquevillé, immobile de bout en bout, les yeux dans le vague, la lippe flasque.

- Eh ! l' Janvier... t'as un coup d' mou ?

- ...

- Faut t' grouiller vieux, c'est toi l' prem's !

- ...

Dépassé par le bagout philosophique de son interlocuteur, Mars fuit. Il s'égosille.

- ' S'cours les gars ! L' Janvier a un air trop... trop... écumoire (Sic ! bouleversifié, Mars voulait dire : trop louche.)

Léonze accourent, en inquiète pagaille.

Janvier bredouille.

- ... Périmé l' Janvier... Démission...

Sidération. Stupéfaction. Chez Léonze motus et glottes coincées.

Brouhaha. Tohubohu, bouches décousues.

- T'as pas l' droit, interdiction très verboten...

Le jeune et fringant 2018 a capté que la passation de pouvoir virait vinaigre.

Il accourt avec un flacon de breuvage quasi miraculeux concocté par sa mère-grand :  Quintonine à la Jouvence de l'abbé Soury relevée de sauge-gingembre et de pipi de pipistrelle.

Dès la première rasade Janvier est revigoré. Il se saisit du flacon, scrute l'étiquette à la recherche de l' A.O.C de la pipistrelle, approuve, s'en octroie une longue lampée et brouhh, s'ébroue.

- Eh ben l'gars 2018, on peut dire que ton rogomme ravigote ! N'empêche qu'assurer la chefferie me devient trop pesant. Tous les ans c'est moi qui dois démarrer l'année. Léonze ont du temps pour s'organiser, pas moi. À toi de me replacer à un autre moment de l'année; inverse donc les facteurs sur le calendrier du facteur.

Re-remous. Re-agitation.

Pour calmer les esprits, 2018 offre une tournée générale de quinquina amélioré et posément, expose la situation.

- Notre bon Janvier nous fait une surprise inédite ! Voyons qui parmi vous acceptera de permuter avec lui.  Toi le Mars ! à longueur d'année je t'entends vanter " mars et ça repart ", te voilà tout désigné pour débuter l'année !

- Je suis le seul à guider, sans éternuer, les caracoles de mon petit printemps malicieux, tout hirsute de pollens fraichement éclos. En compensation je veux bien donner à l' Janvier mon secret contre les rhinites, rhumes et coryzas.

- Accepté ! Et toi Février, le frileux sans panache...

- Mon amie Chandeleur m'a promis de belles crêpes dorées pour me consoler de n'avoir que vingt huit jours. En bonne pâtissière elle aidera Janvier pour la galette des rois.

- Bien noté. Avril ?

-  Les farceurs et les amateurs de fêtes carillonnées n'aimeraient pas être abandonnés, surtout si je leur offre deux longues journées chômées. Pour faire sourire Janvier, je lui conterai des histoires de poisson d'Avril gratinées !

- Et toi, Mai ?

- Je fais ce qui me plaît avec mes quatre jours fériés ! Je dois protéger du refroidissement trois petits saints de glace, j'en offrirai un à la vanille et chocolat au bon Janvier.

- Accepté ! Et Juin ?

- ... Plein de coups de balai à donner pour accueillir dans un ciel bleu, l'été... Je promets de balayer la neige devant la porte de la nouvelle année !

- Je suppose que Juillet et Août sont très très occupés.

- Exact ! Nous avons l'exclusivité de la grande migration  des Parisiens vacanciers qui descendent vers le sud - Sous la canicule des départs se munir de bouteilles d'eau, veiller à les remplir à nouveau pour affronter le cagnard dans le sens des retours - et qui remonteront du sud vers la capitale. Nous nous engageons à hydrater Janvier toute l'année, bien qu'il ne soit pas Parisien !

- Septembre ?

- Et qui ferait la rentrée des cartables, des compas et des plumiers tablettes greffées aux écoliers ? J'en piquerai une (et son mode d'emploi simplifié) et l'offrirai au père Janvier.

- Quelle excuse te fera décliner mon offre, cher Octobre ?

- Je ne vais pas te répondre " manque de pot " mais au contraire " trop de pots... de peinture " ! Tu n'imagines pas le boulot que représentent tous ces arbres à maquiller aux couleurs de l'automne. Si l' Janvier manque de neige, pour éclaircir ses journées, je peinturlurerai du blanc partout.

- Novembre, ô mois si triste aux jours si gris...

- ... Du parfum des chrysanthèmes si épris...

- Hormis être accro aux cimetières, que peut-on attendre de toi ?

- Pour Janvier je ferai des colliers avec les perles des couronnes qui ornent les tombeaux *!

- Chenapan ! Et toi, Décembre ?

- PO-PO-PO ! Entre les sapins à décorer, les cheminées à ramoner, les rennes à enrêner, les guirlandes à désemberlificoter, le GPS du Père Noël à programmer, il me restera bien un peu de temps. Je partagerai une bûche fondante et une dinde farcie bien dorée avec mon vieux voisin Janvier !

- Que penses-tu de toutes ces propositions, Bonhomme Janvier ?

- Je pense qu'il restera encore de quoi m'occuper : le gui à dégoter, le Jour de l'An tout nouveau-né à dorloter, les galettes Rois à enfèver, l'anniversaire de François à fêter et, surtout, à minutieusement cocher les promesses des Léonze, ces fripons qui viennent de me tricoter un bon gros cache-nez d'amitié autour du cœur !

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* Psitt ! C'est un secret : François faisait de tels présents à ses petites fiancées.

 

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Nouvelle année.

Publié le par François & Marie

Marie et François souhaitent à tous une excellente nouvelle année pleine d'écriture et de gourmandises. Gros gros bisous de nous .

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En avent les ptiots ! #22

Publié le par François & Marie

Lumière.

 

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En avent les ptiots ! # 21

Publié le par François & Marie

Un cadeau lumineux.

 

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En avent les ptiots ! # 20

Publié le par François & Marie

Des bisous et des couleurs .

 

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En avent les ptiots ! # 19

Publié le par François & Marie

Même pas peur.

 

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En avent les ptiots #18

Publié le par François & Marie

Des vertes et des pas mûres.

Même si ces mots sonnent comme une trompette de sapeur, ils sont en fait bien innocents ! Voilà ce que l'on trouve dans le "grodico "...

Shih tzu  : Petit chien du Tibet.

Abrouti : bois dont les  pousses sont broutées par le bétail

Salpicon : ragoût

Scalope taupe musaraigne

Homoncule: homme miniature créé par les alchimistes

 

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En avent les ptiots ! #17

Publié le par François & Marie

Une bonne idée.

 

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En avent les ptiots ! #16

Publié le par François & Marie

Couleurs de Noël.

 

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Défi n°197 (" les trois chaises ") proposé par Fanfan pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Fanfan questionne :

Que vous inspirent ces chaises ?

Qu'attendent-elles ?

Qu'ont-elles vu ?

et nous demande de glisser dans le texte, deux fois, "CHOCOLAT ".

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- Aaaaaaaa tatata tchoum ! explose Chaisàdextre.

- Atchouououm ! réplique sobrement Sénestresiège.

- Aaaa... entame Chaisômitan, brusquement interrompue par ses deux congénères.

- Ah non ! Pas toi ! On te cale, on te protège des vents coulis, tu n'as pas droit d'éternuage !

- Mais... moi aussi je grelotte et...// (chlac//chlac !)

- Et ?... Ne pleurniche pas ! Ici, tu as toujours été la plus chouchoutée : en juillet,  tes quatre pieds au frais, ras le clapotis de l'onde claire bleutée, sous un léger parasol délicatement orienté suivant l'avancée d'Hélios et de Borée, excuse-nous du peu ! Qui donc, pendant ce temps poirotait dans la sombre remise entre bidons d'huile de vidange, vieux pneus puants et balais ébouriffés ? Sénestre et moi, la Dextre !

- Mais... c'était pour...//(chlac//chlac !)

- En août, relaie Sénestre, qui fut dé-li-ca-tement transportée-eue sous les feuilles-eus légères-eus des bouleaux, bien loin des mouches-eus et des moustiques-eus ? TOI ! Dans le même temps, qui attrapait un rhume de barreaux sous l'ombre glacée du grand noyer ?  Dextre et moi, la Sénestre.

- Mais... euh...// (chlac//chlac !)

- Et en septembre ? qui fut, par précaution, éloignée du vieux pommier incontinent qui laissait échapper des pommes aussi imprévisibles qu'assommantes ? TOI encore, la Chaisômitan.

- Eh là ! ça suffit ! explosa l'incriminée, ça n'était pas moi qu'on voulait protéger des moucherons, des vents mauvais et du cagnard, mais le chouchou de la maison, le loulou, le roudoudoux, le toutou, le chien-chien, le bijou de Madame ! Tout l'été j'ai été sa nounou, son joujou, son doudoux, son dodo, son dortoir favori. Sans répit, il a griffouillé, léchouillé, bavouillé, mâchouillé ma résine tressée. Alors // STOP ! // Ne m'accusez plus, ni de chouchouterie ni de dorloterie !

- Tout de même... rétorqua Sénestre d'un ton pointu, le chihuaha ne t'a pas exténuée avec ses quatre livres tout mouillé ! Moi, j'endurais le quintal de son maître, l'Ernest, affalé sur mes lanières, qui se sont retrouvées aussi distendues que l'élastique ramollo de ses vieilles chaussettes.

- Plaignez-vous ! renchérit Chaisadextre, tout l'été le coccyx pointu de la belle Lulu  m'a poinçonnée, trempolinée. Elle se trémoussait, levait son fessier pour vérifier le bien-être de son mamour-canichon, se rasseyait, en ressort se redressait,  à demi rassurée, reposait un bout de fesse vigilant, tout ça dans un tel nuage patchoulisé que les abeilles, leurrées, me butinaient en ami-pré-fleuri !

Les trois enneigées soupirent...

- Résultat : après avoir été de dociles et serviables strapontins, nous voilà toutes trois CHOCOLAT... sans personne pour nous réchauffer d'un bon CHOCOLAT chaud et parfumé... Bref, on nous a lâchement oubliées.

- Tsstss ! ça n'est pas un oubli. La dernière fois que nos deux répliques de Marie-Antoinette sont venues prendre le soleil dans leur Petit Trianon, l'Ernest a mollement proposé de nous remiser. Sa Lucienne a pouffé : t'inquiète mon loup, c'est de " l'étudié pour ", du mobilier " aoûtdehors " ! Lui, a presque tiqué (à défaut de penser) - bon sang d' bonsoir, j'y comprends rien, on est en octobre, alors faudrait p'têtre garer " ces trois trucs "... - Sa lucidité a été de courte durée, par flemmardise, il n'a pas insisté. D'ailleurs ça l'arrangeait de rentrer avant les embouteillages; ils seraient pile poil à l'heure, sa bière, son survêt' et lui dans le survêt', affalés de conserve devant Sainte Télé  glorifieuse de Sainte Finale de Saint Foot. Amen- Alléluia !

Les douze pieds des alexandrines claquent des dents. Dos au mur, c'est l'heure de la sentence :

- Condamnées à ne plus jamais être enfermées...

- Aliénées et pourtant, sans plus aucune araignée au plafond...

- Rançonnées à vie, pour cause d'estampillage qui les voue, dès janvierfévriermarsavril...maijuinjuillet... jusqu'en septembreoctobrenovembredécembre... à toujours demeurer en aoûtdehors ! (qui a dit : outdoor ?)

 

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