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Défi n°308 proposé par Marie Sylvie pour les Croqueurs de mots

Publié le par François & Marie

Marie Sylvie nous dit :

DES GASTRONOMES DE L' INSTANT 
 
Plongez dans l'esprit des  " Bons Vivants  "
 et explorez la philosophie du moment présent à travers les mots.
Ce défi vous invite à écrire un texte inspiré par la citation de François Garagnon .

Laissez vos plumes célébrer les petits plaisirs et l'art de savourer la vie  ...

- Dis voir la Claudine, tu sais savourer la vie toi ? Parce que dans le bouquin de la patronne, y disent qu'il faut profiter du temps présent . 

- Houlà c'est quoi, c'te littérature  ? 

- Ben j'sais pas trop, ça doit être un manuel de cuisine, parce qu'i causent de gastronomes de l'instant et de moments présents...

- Ahhh oui d'accord, les moments , c'est les temps de cuisson et faut y faire attention ! surtout pour la pâtisserie, ça, faut pas se louper mais  les potées, les pot-au-feu : tu peux y aller : à mieux ça mijote, meilleur c'est . D'ailleurs c'est bien de s'y prendre la veille pour bien donner du gras au bouillon.

- Rhoo mais t'as tellement raison, la Claudine, de nos jours les gastronomes de l'instant c'est sandwich et compagnie. J'ai mon neveu qu'a une place chez un notaire à Lyon, eh ben i' mange comme ça lui : une espèce de brioche avec un bistek et une tranche de tomate dedans, tu parles d'un coup ! je me demande bien s'il savoure l'instant présent le gamin.

- Oh mais ça c'est rien ma pov' Ginette, maintenant t'as les gens qui se font livrer des légumes par la poste ! i' vont même plus au marché pour se faire la cuisine, ça c'est des beaux gastronomes de l'instant tiens ! Alors qu'un bon p'tiot mijoté de veau ! ou une bonne blanquette ed' d' poulet. 

- Ou d'la joue de bœuf, c'est bon ça !

- Ben oui mais qu'est ce que tu veux. Faut sortir la cocotte et faire mijoter tout ça en prenant le temps qui faut. 

- Ah ben ! Sans compter que ça sent drôlement bon dans la cuisine.
Moui... je sais pas trop ce que ça vaut son bouquin à la patronne mais ça doit pas donner la recette de l'osso-bucco à la milanaise. D'ailleurs elle est où, on l'a pas vue ce matin ? 

- On est jeudi, elle a sa réunion vegan avec son club de yoga. 

- Ah d'accord... i' vont déguster !

 

Publié dans Défis

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Défi 306 proposé par Jazzy : Les métiers imaginaires ...

Publié le par François & Marie

Et sinon, tu as des nouvelles de lucien ?

- Ben écoute, dernièrement il a retrouvé du boulot chez Peugeot, il est écraseur de champignon. Il est ravi, c'est le gars qui adore la vitesse le Lucien.

-  Ahhh ben c'est sûr que ça va le changer, avant il était freineur des quatre fers et il ne s'éclatait pas tellement.

- Moui, c'est comme l'époque où il était péteur de durites, il n'avait pas trop le moral, je sais pas si tu te souviens ?

- Si je m'en souviens ? Tu parles Charles, c'était juste après son stage de couleur de bielle aux usines Renault, il avait failli démissionner pour devenir sucreur de fraises à l'EHPAD des Marguerites, sacré Lucien ! Et le Dédé, qu'est-ce qu'il devient lui ?

- Alors Dédé, il bosse à la campagne en ce moment, il est poseur de lapin, c'est un poste qu'il a obtenu après un rendez-vous de carrière manqué. Il visait la place de donneur de confiture aux cochons mais c'était déjà pris .

- Poseur de lapin c'est bien aussi...c'est pas pire que tombeur dans les pommes.

- Un métier à risques !

- Ah ben ça...C'est comme metteur de pieds dans le plat, on n'est pas toujours le bienvenu … J'ai connu un gars qui était noyeur de poisson, eh ben il avait du mal le gars, il est donneur de langue au chat maintenant , il bosse avec un raconteur de salades , depuis ça va mieux.

- Bon, en même temps Dédé , il ne va pas en rester là , il voudrait bien devenir découvreur de pot aux roses, mais il faut s'accrocher et Dédé c'est pas trop le genre de metteur de main à la pâte si tu vois ce que je veux dire !

- Oui, autant espérer devenir décrocheur de lune, il faut viser haut, c'est comme coupeur de cheveux en quatre, il faut un sacré doigté et le Dédé, si tu veux mon avis, il est plus doué pour devenir casseur de pieds ou  broyeur de noir.

- Je me souviens de la fois où il avait monté une affaire de metteur de charrue avant les bœufs , il n'avait pas eu beaucoup de clients à l'époque, faut dire qu'il s'était installé en face d'un vendeur de peau d'ours avant de l'avoir tué et ça n'a jamais marché !

- Heureusement que Jeannine sa femme était metteuse de beurre dans les épinards !

- C'est vrai, Jeannine n'a jamais été une coupeuse de poire en deux ! Tiens, et leur gamin , Hubert, qu'est qu'il fait comme boulot ?

-  Je crois qu'il est fonctionnaire au ministère du travail…

- Hein ? Et ça consiste en quoi au juste ?

- Alors ça, me demande pas, j'en sais rien du tout.

Publié dans Défis

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Défi n°304 proposé par Rose pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Le rôle de l'art dans la société : est-il encore pertinent aujourd'hui pour vous ?

L'art comme moteur économique et culturel

Et vivre avec son temps 

Évolution technologique et art numérique

................................................................................................................................

- Hé, Mahaut !
- Lulu ? Tu n'es pas rentrée chez toi.
- Non, je t'attends depuis une heure; tu n'arrêtais pas de gratter, gratter...
- Tu es sortie bien vite de la salle d'examen, le sujet ne t'a pas inspirée ?
- Bof... Plancher trois heures sur l'art, c'est pas ma tasse de thé.
- Lulu, c'était une épreuve du bac, tout de même... Ça n'est pas un jeu...
- T'inquiète, j'ai tout de même essayé de suivre le plan type : thèse, antithèse, synthèse. C'était compliqué puisque ma thèse était déjà une antithèse, j'ai galéré pour arriver à Saint Aise. Bref, j'ai plutôt traité l'antithèse, l'antithèse-bis et la synthèse-foutaise.
- Tu crois que ça va plaire aux correcteurs ?
- Ça va les faire rigoler !
- Tu as pensé à paralléliser art et artisanat ?
- Je veux mon n'veu ! Eh Mahaut... Pour qui que tu m' prends ? Je sais très bien que l'artisanat est un art mécanique qui débouche sur du concret; chez l'artisan l'idée précède l'action. Logique ! T'imagines un artisan-chausseur qui avale son jus de chaussette du matin, file à son atelier, sans réfléchir s'empare de ses outils et se retrouve en fin de journée face à un mocassin de chantier, alors qu'il espérait un vertigineux escarpin.
- Il s'est gouré de métier le mec !
- Fais gaffe Mahaut, tu causes comme bibi !
- En revanche, souvent, un artiste peintre ne présage pas ce qui va apparaître sur sa toile, l'idée va émerger petit à petit, c'est le produit fini qui compte. À bien y réfléchir, son œuvre est inutile, s'il ne l'avait pas créée, ça ne m'aurait pas empêchée de dormir...
- Lulu, lorsque tu observes le résultat final, soit il renforce ton attirance, soit il stimule ton aversion, tu ne peux rester indifférente. L'adhésion unanime n'existe pas. Le goût et la sensibilité varient selon la culture et le mode d'éducation.
- Pour toi c'est simple, tu es immergée dans le monde de l'art, la musique, la danse, le théâtre, les musées font partie de ton quotidien. N'es-tu pas choquée que l'art contemporain s'avilisse en produit financier ?
- Ça ne date pas d'aujourd'hui ma Lulu, et la géométrie fascinante de l'art fractal, ses algorithmes et ses équations…

- ... Et son chou romanesco, et bla et bla, je n'peux plus avaler, ce chou-fleur romain, j'ai trop la pétoche de croiser dans ses fractales le p'tit ET qui essaie vainement de retrouver sa maiiison...


 

Publié dans Défis

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défi n° 301

Publié le par François & Marie

 

Bonjour à toutes et à tous,  les Cabardouche prennent la barre de la quinzaine en proposant un sujet "à la manière de". Bonne inspiration ! 

Dans son livre intitulé Je me souviens, l’écrivain Georges Perec relate 480 petits souvenirs de la vie quotidienne, tels qu’ils lui reviennent à l’esprit, tout en invitant le lecteur à continuer cet inventaire.
[…]
Je me souviens comme c'était agréable, à l'internat, d'être malade et d'aller à l'infirmerie.
Je me souviens des postes à galène.
Je me souviens quand on revenait des vacances, le 1er septembre, et qu'il y avait encore un mois entier sans école.
[…]
Georges Perec, Je me souviens, collection P.O.L., © Hachette, 1978.

À la manière de G. Perec, faites l’inventaire de vos souvenirs d’enfance, tels qu’ils surgissent.
-----------------------------------------------------------------------------------------

Je me souviens que je suis née l'année où les femmes ont accédé au droit de vote.
Je me souviens que l'eau n'était pas encore installée dans la ferme.
Je me souviens que le premier mai les conscrits déposaient des branches de charmille devant la porte des charmantes filles.
Je me souviens être bercée par maman alors que papa chantait le "Rêve bleu" pour m'endormir.
Je me souviens des réclames à la radio et des actualités au cinéma.
Je me souviens des tartes du dimanche.
Je me souviens qu'à Paris on parlait de blousons noirs.
Je me souviens du rythme du houla hoop.
Je me souviens du petit coquelicot de Mouloudji, du Bambino de Dalida et du gorille de Brassens.
Je me souviens de la TSF, sa Famille Duraton et Sur le banc avec Raymond Souplex et Jeanne Sourza.
Je me souviens des lampes à pétrole dans chaque pièce de la maison.
Je me souviens qu'une abeille qui pique, meurt.
Je me souviens des timbales de lait mousseux bues directement à l'étable.
Je me souviens du col Claudine, des robes en vichy et des ballerines.
Je me souviens qu'il fallait s'équiper de "micas" avant d'enfourcher la moto Terrot conduite par papa.
Je me souviens que le Certificat d'études m'a enrichie de cinq francs déposés sur un carnet d'épargne.
Je me souviens de succulentes b
ûches de Noël décorées par maman et d'une mémorable bûche par-dessus le guidon du VéloSoleX, que mes genoux n'ont pas trouvée succulente.
Je me souviens des piqûres de taons, des ampoules aux mains pendant la saison des foins et de mes chevilles de treize ans agressées par les éteules des moissons.
Je me souviens avoir appris qu'un ciel pommelé est très souvent de courte durée.
Je me souviens du pensionnat laïc, de l'uniforme et béret bleu marine et des gants blancs.
Je me souviens de l'odeur du pain pétri dans la maie tous les quinze jours, à l'aube, et cuit dans "la chambre à four".
Je me souviens de Pat'Apouf détective.
Je me souviens avoir pédalé douze kilomètres aller-retour chaque jour par tous les temps pour aller au collège.
Je me souviens du déhanché Twist-Madison.
Je me souviens des glissades vertigineuses en sabots sur la mare gelée.
Je me souviens des cueillettes du muguet en famille, à trois sur le vélo de course de papa.
Je me souviens d'un cartable en peau de boa qui m'a accompagnée pendant quinze ans.

Je me souviens des goûters aux tartines de saindoux sur l'épais pain de ménage.
Je me souviens avoir appris à reconnaître le chant de l'oiseau messager de la pluie (fiable depuis mes dix ans.)

Pendant que je m'en souviens encore:  j'en suis à mon dixième Président de la République !

 

Publié dans Défis

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Défi n° 300 proposé par Lilousoleil pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Voici ce que Lilousoleil nous propose : 

Janvier n’est pas encore terminé et nous avons encore jusqu’à la fin d’année pour présenter nos vœux de bonne et heureuse année 2025.
Je vous propose donc, de vous mettre dans la peau du Loup ou de la Grand-Mère du petit Chaperon Rouge, d’écrire un petit texte sur le thème ci-dessous.

« Le loup présente ses vœux à la grand-mère du chaperon rouge »

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Dès potron-minet, la maisonnette de Mère Grand a été réveillée par un joyeux tourbillon vermillon.
Chaperon rouge a tiré la chevillette et la bobinette chut.
- Coucou Mère-Grand ! C'est ton petit chaperon rouge ! J'ai un message à te transmettre de la part du loup, exulta la fillette en sautant sur le lit pour embrasser sa grand-mère.
- Le... le loup... murmura la vieille dame estomaquée. Dans un réflexe de défense, elle se cacha sous l'édredon. Que me veut ce carnassier ?
- Te présenter ses vœux, c'est une bonne nouvelle ! Nous serons là avant l'Angélus de midi. Je file !
Tremblante, Mère Grand cogita en sirotant une ou deux gnôles qui tuent les vers et estourbissent les idées noires.
Que lui veut cet hurluberlu ? La voler ? La dévorer ? Que dire pour être en phase avec ce sanguinaire ? Elle s'en émut et glissa dans son lit une grosse louche en olivier et un paquet de farine.
À l'heure dite le duo se présenta.
- C'est nous Mère Grand, annonça Chaperon Rouge

- Bavette d'aloyau - bienvenue ! Escalopez entrez donc !
- Madame Mère Grand, acceptez mes valérianes-scaroles vœux sincères.
- Marcassin merci le loup !
- Que vos artichauts articulations vous laissent en panais.
- Que la vie te sourie d'agneau et te régale de steacks saignants.
À ces mots le loup devint livide, fut pris de vertiges et s'affala sur l'édredon.
Mère grand, se croyant agressée, de sa farine aveugla le prédateur et l'assomma d' un grand coup de louche sur l'occiput.
Elle ignorait que le loup avait viré végétarien et tournait de l'œil à toute évocation carnée.

Ouh... la boulette ! (choux de Bruxelles et myrtilles vertes, off course, évidemment, bien sûr)


 

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Défi n° 299 proposé par Marie Chevalier pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Marie Chevalier nous dit :

Il y a vingt ans, vous avez connu un(e) ami(e) et vous vous êtes tout de

suite entendus. Vous êtes toujours en accord quand vous parlez des grands

problèmes de société. Il (ou elle) sait tout de vous et réciproquement ;  tous

vos petits secrets  mais nous ne vous êtes jamais rencontrés « en vrai ».

Comment ressentez-vous ou ressentiriez vous cette situation ?

Dites-le nous!

Une réflexion sur une situation donnée et il faudrait que ces cinq mots y

figurent : plaisir, joie, tendresse, film et gentillesse.
...................................................................................................................


Il y a vingt ans elle entamait une retraite bien méritée.
Elle venait de consacrer quarante ans à enseigner des classes de plus d'une trentaine d' adolescents.
Chaque jour, sauf le jeudi, dès huit heures, elle suractivait son propre tonus pour insuffler de l'énergie à sa petite troupe mal réveillée.
Cette mission qu'elle a affectionnée, et jamais reniée, prenait fin avec ce sentiment ambigu de hâte nostalgique.
Elle allait enfin reposer sa voix et vivre à son rythme.


Et vous, certes avec gentillesse, vous lui proposez de faire amie-amie avec une nouvelle personne qu'elle ne verrait pas ?
À l'époque le contact virtuel ne passait que par le téléphone (fixe, le plus souvent), par l'écriture ou les petites annonces du chasseur français !
Ne vous faites pas un film, il y a vingt ans le pianotage sur clavier n'était pas encore à la mode dans les foyers.

Un conseil, épargnez-lui le téléphone.
Elle a expérimenté la puissance du regard et n'éprouve aucune joie ni aucun plaisir à parler sans vis à vis. Elle a échangé avec tellement de publics, a répondu à tant de regards fixés sur elle, a distillé avec tendresse, rigueur et vigilance leur manne à tous ses oisillons, que la communication semi isolée lui paraît fade et sans vie.

La voie épistolaire ? Vous plaisantez, à oublier illico ! 
Elle vient à peine de se détacher de ses crayons. Ses amis les crayons, ses complices qui ont préparé des centaines de cours et rougi des milliers de copies... Qu'ils reposent en paix.

Laissez-lui du temps.
Laissez-la se retrouver avec elle-même.

Laissez-la respirer.
Si vous insistez, elle est capable de vous abonner là où vous savez.

 

Publié dans Défis

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Défi n° 298 proposé par Martine pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Martine nous demande:
- créer au moins cinq mots valises
- les utiliser dans un texte court.
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Midimanche. J'ai très envictuailles.
Je filetdeboeuf chez mon bouchéri : fermésange... Quelle décontenansedepanier.
Adieu cervelastique, boudindon, pouletagère, rôtissage, cervélléité et autres escarpolettes...
Ne perdons pas le morâble, mon pâtisserand est tout prochéchevin, ça tombrelle bien !
Pas foultitude dans cette ruminante, seulevrette un chiendent beigelé me suitauprochainuméro.
Ne pouvant marchandîner, nous marchondulons avec espoirauxépices vers la vitrindenuit rosbonbec.
Chienperon arrivetàsixpans devant moi.
Il se met à fulminaboyer, hors de soiedechienne.
J'accourette, me précipice.

Cachastrophe... Chaboulement boulversifiant ...
Les babaroques sont épatés comme des nez camaraucanard.
Les meringardes, tocardiséés et écrabouillonnées.
Les volauventouses scotchés à la vitrinité, amen.
Les crèmanchocolat dégringoulinent sur les chocolatrines...
Des pots de confituretères, rangées par rangs de cystites, sont chambourdelées ; après avoir pris vessiepourlanterne, elles en pissotent de rage.
Au centre de cette bordéliose, un énorme chaminhérissonné, poissifié de nougratine, dort.
Chienperon impuissant s'est tu.
Je m'affalballe sur un banqueroute et rêve d'un bon cafsucre ou juste un jussette...
Chienperon s'active à déterriner de l'osséinerte dont il me fait dindon !
Quel chou, quel bijou ! J'en suis toute hiboujoujougenoucaillouetpoustoufflée.

 

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Défi n° 297 chez les croqueurs de môts… !!! ZAZA-RAMBETTE LE RETOUR

Publié le par François & Marie

Zaza nous dit : "Je vous propose de façon amusante, de nous décrire une paréoidolie de votre choix… Cherchez bien, dans la nature il en existe plein. "

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les Binettes

Depuis longtemps Marie capture des images qui lui évoquent des personnages, elle a un don pour ça ... 
Mais avant de rencontrer le mot savant de "paréidolie" elle les appelait "binettes".
Voici donc quelques "binettes" recueillies par Marie .

Pfuuu , le changement d'heure m'a complétement épuisé.

Au secours , je ne veux pas d'indéfrisable !

Ce grand vent m'a tourneboulé, j'ai maintenant la tronche en biais.

Eh éh mon gaillarrrd prrenez garrde , je vous ai à l'oeil !

Petit singe  vert

- Eh ben m'ame Michu vous avez pas l'air d'avoir chaud !

- Taisez vous donc, hier j'étais en "petit bras" dans le jardin et aujourd'hui je dois mettre un cache-nez, y a plus de saison !

- Ah ben ça, c'est à cause du trou dans la couche de la zone, ça chauffe en banlieue, qu'y disent au poste, mais en attendant on gèle à la campagne.

- J'ai pourtant un thermomètre sur moi qui dit 19 mais y doit être détraqué c't' affûtiau, tout comme le temps j'crois ben.

- Et vous allez voir qu'à Noël on n'aura même pas de neige ...

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Maison de caractère

Publié le par François & Marie

Défi n° 296 piloté par Josette qui nous demande :

Vous êtes une agence immobilière un peu spéciale proposant des habitations hors normes. Vous devrez rédiger une annonce pour attirer des clients Vous choisissez une ville, une région ou un pays …

Mots imposés : Agenda Arc en ciel Bilan Carbone Bottes Calendrier Cheminée Gouffre Inondation Résistance Usine

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- Madame de la Huchtu-Huch ? Soyez la bienvenue, je suis Olive du Moulin, Agence Logijoli, nous avons rendez-vous pour la visite du bien qui a retenu votre attention.

-Ah oui c'est vous la personne que j'ai eue au téléphone ? Dites moi si je me trompe mais il m 'a été demandé d'apporter des bottes pour la visite et je n'ai pas compris s'il s'agissait de santiag ou de bottes plus raffinées avec des talons, dans le doute j'ai pris avec moi plusieurs paires dont celles avec un arc en ciel ravissant sur la bride..

- Je vous félicite pour votre prévoyance mais les inondations récentes nous commandent plutôt des bon gros caoutchoucs d'usine à la résistance éprouvée.

- Allons bon, je n'avais pas marqué ce détail dans mon agenda .

- Ce n'est pas grave, ce n'est pas comme si nous devions descendre dans un gouffre ! Le bien se situe au fond d'une charmante prairie, éloignée des inconvénients d'un voisinage envahissant, mais cependant accessible aux commerces de proximité. C'est une bâtisse d'époque, le style est typique « Années folles » tout en respectant un classicisme médiéval. On retrouve des inspirations picardes dans l'ossature et bourguignonnes dans le poutrage. Tous les éléments sont d'époque bien entendu. C'est un bien unique !

- Y a t'il eu des aménagements modernes ?

- Les Monuments de France et la fondation Stéphane de Berne n'ont pas donné leur aval pour transformer la bâtisse. Elle doit conserver son apparence historique.

- Qui ça? Stéphane de Berne ?

- Mais non voyons, la bâtisse, qui est en passe d'ailleurs, d'être classée au patrimoine de … euh...de la région.

- Ah oui … Et dites moi y a t'il des cheminées d'époque ?

- Alors, dans un souci d'observer un bilan carbone raisonné inscrit dans un calendrier respectueux de lutte contre le dérèglement climatique, le système de climatisation est resté dans l'état ou il a été conçu.

- ?

- C'est une plus value !

- Et dites moi , le système sanitaire est il en état ?

- Aaah ! Mais complètement Chère madame de la Huchtu Huch, On pourrait même dire que l'ensemble du bâtiment dans sa conception, a été pensé autour de l'idée du confort sanitaire, ce qui est assez exceptionnel pour l'époque. On a rarement fait mieux jusqu'à aujourd'hui. Et croyez moi, pour 250 000 euros , vous ne trouverez pas l'équivalent dans toute la région !

- J'ai hâte d'y arriver !

- Mais justement : nous y voilà ! Laissez moi moi vous présenter votre futur chez-vous !

 

Publié dans Défis

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Défi n°295 piloté par la capitaine Domi.

Publié le par François & Marie

" J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle... "

Pour corser la chose, vous introduirez dans votre texte les mots suivants ...

Manivelle, ablation, poivre, anniversaire, boutons, vert, avion, flacon, explosion, mariage

La manivelle

 

- Bien le bonjour, voisine ! Alors ? L'automne est là , ça nous donne bien de l'ouvrage …

- Moui … enfin, surtout pour celles qui savent tenir un balai, je te ferai dire.

- Ah Capucine, toujours le mot pour rire.

 

Marie-Ange et Capucine sont voisines, elle ne manquent jamais une occasion pour papoter ou cancaner sur les derniers potins du bourg.

 

- Et à part me déranger, qu'est ce que tu racontes ?

- Eh bien figure toi que j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle...

- Ah ah … Vas-y voir pour la mauvaise nouvelle ?

- Ben tu sais l'Henri, le cousin du Manu, qu'est marié avec c'te vourie de Jeanne.

- La belle-sœur de Toine ?

- Voui, celui qui sait pas tenir une place à cause de la bouteille. Et ben l'Henri, y s'est pris un coup de manivelle dans les particules et il paraîtrait qu'il risquerait une ablation .

- Ah ben dis donc, c'est de famille, parce que le Claude Niflet, son grand-père du côté de sa mère...

- Les Niflet du Val-Dessous ? Qu'avaient fêté leur anniversaire de mariage chez l'Jeannot, même qu'il avait dû fermer quinze jours pour tout nettoyer ?

- Oui, et ben le Claude avait perdu l'usage de ses tubercules après une violente explosion à l'usine . On avait dû l'ablater sur place et sans anesthésie hein, encore heureux que le père Grondin avait toujours son flacon de gnôle au poivre sur lui.

- Le père Grondin du Val Dessus ?

- Celui qui peignait des petits avions verts sur le mur de la mairie, oui, la gnôle devait pas mal l'inspirer faut dire. Eh ben avec sa liqueur à 72 °, le Claude n'a pas senti grand chose, c'est a peine s'il se souvenait de l'explosion. Mais tu disais que l'Henri ... ?

- Un bon coup de manivelle, il essayait de démarrer l'auto et paf !

- Ah ben ça... il faudrait bien qu'un jour on n'ait plus qu'à appuyer sur des boutons pour mettre en route ces fichus engins...Et alors, la bonne nouvelle ?

- Ben, maintenant il a attrapé une voix tout aiguë et ça tombe bien parce qu'on manquait de monde à la chorale du dimanche.

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