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Défi n°99 proposé par "ABC. Détente en poésie" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"En quelques vers, vous parerez votre poisson d'avril d'une cravate et vous lui en expliquerez l'importance".

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poissons.jpg- Qu'est-ce donc que cette poignée d'oripeaux?

- Seulement quelques étoffes, pour te faire tout beau!

- Me faire beau, mais ne le suis-je déjà point?

- Mais si, mais si bien sûr, mon gentil marsouin.

- C'est assez! je ne suis pas un cétacé...

Quelle idée de vouloir cravater un poisson, elle m'en donne des frissons. 

Tout en tentant à l'anglaise de filer, je vogue et l'entend divaguer.

Elle me poursuit.

Elle dit,

- Une cravate ça fait aristocrate. Une cravate c'est smart. Tu t'imagines cravaté au menu d'un restaurant étoilé... la classe...

- La poisse!

- Toi qui, dans ton sommeil, a drossé jusqu'aux îles Canaries, avec une cravate lestée, tu dormirais au fond de l'océan sans dériver, paisiblement.

- (En appartée) Ach, les Canaries, à m'y enfuir j'avais presque réussi, ach...

- Accroches-y un hameçon, tu deviens le pêcheur du pêcheur, ça a du bon!

- C'est plein d'os et de cuissardes le pêcheur, j'aime pas, c'est pas bon.

Elle persiste et insiste,

- Laquelle siérait le mieux, voyons...Dans ton milieu clapoteux, s'imposerait la "régate" (de la cravate l'ancienne appellation), ou lui préférerais-tu le joli noeud papillon? Toi qui te rêvais exocet, ton voeu serait à demi exaucé.

Celle "de chanvre"? Heu...Oublions, oublions. A ces mots tu te rengorges, scandalisé, avec juste raison; tu te "poses dans ta cravate"...enfin...pour pouvoir t'y poser, encore faudrait-il que tu en aies...

Tu bougonnes? Tu dis que je te demande la lune, que d'une cravate tu n'as nulle utilité... Et si, justement, sa seule utilité était le plaisir de pouvoir l'enlever! Pour le savoir, il faudrait essayer... 

- Adieu, c'en est assez, je file.

- Reviens mon cétacé bien-aimé, c'était un poisson d'avril!

 

 

 

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Défi n°98 " Le langage des fleurs", proposé par Quichottine pour les "Croqueurs de mots".

Publié le par François & Marie

"Le langage des fleurs".

On dit que les fleurs ont un langage, mais qu'en font-elles quand elles sont au jardin?Imaginez un dialogue en tenant compte de ce qu'elles sont censées exprimer dans un bouquet. 

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- Flous, flous et reflous! tous mes clichés sont flous.

Sous le rideau noir on se lamente.

Le rideau noir de la chambre photographique.

La chambre photographique plantée dans le fouillis du jardin.

Du jardin à l'anglaise de Levôtre.

- Les jardins tirés au cordeau de Lenôtre m'auraient donné moins de fil à retordre, regrette encore la voix.

- Bah... mes fleurs sont des sauvageonnes. Elles ne tiennent pas en place, reconnaît placidement Levôtre.

Pourtant un souci point sous cette bonhomie. 

Levôtre ne peut point décevoir son ami Nicephore-Nadar.

Face au célèbre trépied du grand photographe en vogue, même les jardins ébouriffés se doivent de prendre docilement la pose.

Il y aura fort affaire. Ici, tout vibre, tout frissonne et délivre des messages de vie.

Ici, ça froufroute. Les tendres glycines enlacent les trompeuses clématites, les liserons importuns s'imposent aux rosiers grimpants, éternellement amoureux en les entrelaçant.

Là, ça crépite. Les capucines réveillent de leurs ardentes flammes la virginité des lys majestueux.

Par là, ça clapote. Les belles de jour si coquettes, se mirent dans le bassin où d'égoïstes narcisses sont à demi ployés.

Plus loin, ça susurre. Les discrètes belles de nuit murmurent des bluettes aux délicats bleuets sans jamais parvenir à les faire rougir.  

Par ici, ça chaperonne. Les marguerites au coeur simple et fidèle, offrent aux modestes violettes le rempart de leurs tiges, où elles aspirent à rester humblement cachées.

Dans un recoin ça implore. Les frêles myosotis supplient anxieux: ne nous oubliez pas!

En lisière de gazon, ça s'épaule. Les coquelicots aux sentiments fragiles recherchent le soutien des freezias, garants d'un amour résistant.

Dans le fouillis du coin à hérissons ça embaume. Les tendres et loyales lavandes mêlent leurs fragrances à l'ardeur poivrée des oeillets.

Sur le vieux mur de pierres, ça sauve sa peau. Les lierres attachants fuient la cruauté des urticantes orties.

A droite et à gauche, ça joue les conciliateurs. Le chèvrefeuille tricote des liens d'amour et d'amitié entre les froids et insouciants hortensias, les insensibles houx et les orgueilleux tournesols.

Par ses trémulations, la délicate petite gent ailée contribue à cette ambiance animée.

Les libellules jolies demoiselles, charment de leurs circonvolutions les géraniums aux sentiments contrariés.

Les papillons citron, virevoltent autour de mélancoliques jonquilles en quête d'affection.

Les rondelettes coccinelles titillent les amicales clochettes des campanules bleues et du muguet porte- bonheur. Bientôt elles sonneront l'heure du premier rendez-vous des glaïeuls!

Levôtre, assis dans les bruyères, gardiennes des rêveries solitaires, sourit béatement. Son jardin est heureux, au diable les floutages!

Nicéphor-Nadar, aussi nébuleux que ses images, s'est endormi dans les bégonias, fleurs de la cordialité, signifiant ainsi à son ami "l'amitié que je vous porte est sincère".

Il rêve qu'il est au Jardin des délices et en ronflote d'aise. 

...........

Le langage fleuri vu par François.

 guguss-copie-copieFX.jpg

  fillette-copiefx.jpg.

guguss3fx-copie-2


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Défi n° 97 "Faisons la part belle à nos envies" proposé par "Un soir bleu" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"Faisons la part belle à nos envies"

(Référence "La liste de mes envies" de Grégoire Delacourt.)

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 En-Vie-fx3.jpg

- J'ai envie!

- Ah! bonne nouvelle, ça signifie que tu es en vie!

................ 

Il n'a plus d'envies...

autant dire qu'il va perdre la vie...

Pas-en-vie-copie-fx1.jpg

.................. 

Avoir des envies,

mais sans être envieux,

c'est mieux.

.................. 

Tes loufoques envies,

Lili

dont le ventre s'arrondit,

n'adresseraient-elles pas

au futur papa

un message: eh! nous sommes là.

................... 

- Tu es bien jolie assise ainsi Flavie, parmi les papillons cramoisis.

- Approche! sors tes binocles de ta poche, tu verras voltiger des brioches.

- Ah! l'étourdi,  j'oublie que chacun a les yeux de ses envies...

................... 

- Ai envie! ai envie, ai enviiiiie, dit le petit.

- Attends un instant dit la maman.

- A y est! dit le petit,

sur le tapis

ai fait... pipiii!

..................... 

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Défi n° 96 "La rupture", proposé par Lilou Frédotte (Rêve d'écriture) pour Les croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"La rupture". 

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CoupleFXLightComme cul et chemise

nous étions mêlés en tricotage serré.

Et nous voilà comme chien et chat, 

ayant l'un l'autre maille à partir souvent. 

Nous avions fusionné,

il me soutenait ferme du temps

où je filais un mauvais coton.

Notre maillure, nous la rêvions éternelle,

mais notre relation a changé de ton.

Jugez-en. 

Dorénavant si d'aventure 

de la chaleur je viens à lui prodiguer, 

le voilà tout rétracté, au bord de la fracture.

Si de mes bouclettes je le frôle

il se distend lâchement le drôle... 

et ce matin, clac! il a craqué.

La rupture.

Totale et sans appel.

Et me voilà bien pauvre chose...

Pauvre chausse ridiculement tirebouchonnée,

accordéonnée sur un mollet velu,

trahie par ce fils de  ce  fil de latex,

larguée par Tic, un grossier caoutchouc

claqué tout mou, qui était mon étai.

Hélas! Tic m'a lâchée...    

Il vient de me laisser tomber, flasque 

comme vieille chaussette,

aussi maudite qu'une laide tarasque...

Moi, la mi-bas si fière d'avoir gravité

jusques à un humain poplité,

me retrouve bas jetée,

humiliée,

au rang de bonasse socquette régressée 

par un hypocrite élastique

désélastiqué.

Je ne décolère pas.

Le moral dans les chaussettes

ChaussettesFXlightje sanglote, ruisselante chaussette,

qui ne sera plus jamais, ni sèche chaussette, 

ni archi-sèche chaussette 

aux pieds d'une archi-duchesse en chaussettes...

Fâchée à tout jamais avec ce loustic

de Tic l'élastique,

je vais me reconvertir en joli bas-jarretière

et me consacrer toute entière

à une Duchesse altière,

sans tics.

Et toc!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Défi n°95 "Faisons la fête au vent" proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 "Faisons la fête au vent".

..................................................................................................................................................................................................................

angelot.jpgEn comptine.

 

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je t'enlèverai le Nord,

avec ou sans ton accord 

pour que la méchante bise

ne fasse pas mes oreilles cramoisir.

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

j'ôterai le Sud et l'Est sûrement

pour que mon étole résiste au vent d'autan

et que mon panama en fasse autant!

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je te conserverai à l'Ouest

surtout à l'heure de la sieste

où ton zéphyr doux et chaud

fera voleter le jupon de Margot.

Ne restera plus que l'Ange à trompette

en si jolie gi-rouette

qui ne cessera de mistral souffler,

sinon il se fe-ra plu-mer.

 

 

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Défi n°95 "La fête au vent" proposé par Lénaïg pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

 "Faisons la fête au vent".

..................................................................................................................................................................................................................

En comptine.

 

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je t'enlèverai le Nord,

avec ou sans ton accord 

pour que la méchante bise

ne fasse pas mes oreilles cramoisir.

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

j'ôterai le Sud et l'Est sûrement

pour que mon étole résiste au vent d'autan

et que mon panama en fasse autant!

Gi-rouette, si jolie gi-rouette,

je te conserverai à l'Ouest

surtout à l'heure de la sieste

où ton zéphyr doux et chaud

fera voleter le jupon de Margot.

Ne restera plus que l'Ange à trompette

en si jolie gi-rouette

qui ne cessera de mistral souffler,

sinon il se fe-ra plu-mer.

 

 

 

 

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Défi n°94 proposé par Hauteclaire ("Des mots et merveilles") : "Silence on tourne" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"Silence on tourne".

.............................................................................................................................................

affiche.jpgCe film?... Son titre m'échappe... 

"Le cerveau" pris dans un "étau", "j'ai la mémoire qui flanche", "la tête en friche". 

Côté neurones c'est "le grand silence"...sans doute "les risques du métier", trop longtemps j'ai vécu "de l'autre côté du périph".

Ce titre, tu vas bien finir par le retrouver, "aide-toi le ciel t'aidera", me gourmandais-je.

Puisque nous parlons gourmandises, serait-ce "les saveurs du palais"? Non!

Mais tout à coup "j'ai faim"! "Il reste du jambon"? 

"Vilaine", "mauvaise fille"! tu t'égares, me sermonnais-je.

Qui pourrait m'aider? "Les Arnaud"? "Zion et son frère"? "Le petit Nicolas"? "Ces messieurs de la famille"? Essayons d'abord auprès de mon "bel ami".

- "Chéri", pourrais-tu me mettre sur la piste?

- "Sur la piste du Marsupilami"! Houba- houba! veux-tu du "chocolat"? 

"Carrément à l'ouest" mon "Alexandre le Bienheureux"! Depuis "le passage à l'heure d'été", son esprit baroque et lui -même se sont reconvertis en "intouchables" farfadets...

Face à mon désarroi, se voulant rassurant, il me tendit "le chocolat" et ajouta,

- "Pleure pas Pénélope"! Tu vas avoir le nez rouge et galvauder tous "les petits mouchoirs" comme le jour où je t'ai annoncé: "Caroline chérie" (je sais, il y avait erreur dans "le prénom"...) je vais te quitter puisque "l'amour dure trois ans" et comme "un bonheur n'arrive jamais seul", je t'annonce que "Camille redouble"...

J'ai dit "merci pour le chocolat", l'ai croqué aux larmes mêlé, me souvenant de  cet épisode où j'ai fui "la maison jaune" avec l'intention de passer "ma nuit chez Maud". "Le code a changé" a ricané "le concierge" pervers, sosie de "Belphégor le fantôme du Louvre".

Je me suis retrouvée comme une "potiche" devant chez "Max" et "Emmanuelle" qui m'ont proposé "et si on vivait tous ensemble"? J'ai déguerpi.

Et me suis décidée à mettre en scène "Silence, on tourne".

On est "hors les murs", bien "au delà des collines", dans le vallon "au cul du loup". 

"Mademoiselle Chambon" se marie, bien trop jeune pour se mettre "la corde au cou".

On s'interroge: pourquoi "la mariée était en noir"? On suppute: parce qu'elle épouse un "Tanguy"?

On fait dans "la délicatesse", on  parle d'"Amour", on va "se souvenir de belles choses", pour gommer la rugosité "de rouille et d'os" et atténuer l'âpreté "des vents contraires". 

On s'immisce au coeur d' "une affaire de famille", d'un matriarcat de "huit femmes", "Augustine", "Séraphine"," les femmes du sixième étage", "Thelma, Louise et Chantal". L'une d'elles "s'appelle Sarah" et aime en secret un "Alceste à bicyclette" qui sur sa selle, scelle ses lèvres sur un secret troublant, rythmant ses pédalages fous d'incantations à Eole - je veux "du vent dans mes mollets", je veux du vent dans mes mollets...jusqu'à générer la tempête. 

On plonge dans de mystérieux abysses.

Pourquoi "Manon des sources" boude-t-elle "la fille du puisatier"?

Pourquoi "la journée de la jupe" boycotte-t-elle "images de femmes ou le corset social"? ?

Pourquoi "la mouette" fiente-t-elle sur les " fauteuils d'orchestre"?

Pourquoi "Habemus papam" redoute-t-il l'ange de "la BM du Seigneur"?

....................

"Au cas où je n'aurais pas la palme d'or", je m'y serai au moins essayée.

 

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Défi n°94 proposé par Hauteclaire ("Des mots et merveilles") : "Silence on tourne" pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

"Silence on tourne".

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affiche.jpgCe film?... Son titre m'échappe... 

"Le cerveau" pris dans un "étau", "j'ai la mémoire qui flanche", "la tête en friche". 

Côté neurones c'est "le grand silence"...sans doute "les risques du métier", trop longtemps j'ai vécu "de l'autre côté du périph".

Ce titre, tu vas bien finir par le retrouver, "aide-toi le ciel t'aidera", me gourmandais-je.

Puisque nous parlons gourmandises, serait-ce "les saveurs du palais"? Non!

Mais tout à coup "j'ai faim"! "Il reste du jambon"? 

"Vilaine", "mauvaise fille"! tu t'égares, me sermonnais-je.

Qui pourrait m'aider? "Les Arnaud"? "Zion et son frère"? "Le petit Nicolas"? "Ces messieurs de la famille"? Essayons d'abord auprès de mon "bel ami".

- "Chéri", pourrais-tu me mettre sur la piste?

- "Sur la piste du Marsupilami"! Houba- houba! veux-tu du "chocolat"? 

"Carrément à l'ouest" mon "Alexandre le Bienheureux"! Depuis "le passage à l'heure d'été", son esprit baroque et lui -même se sont reconvertis en "intouchables" farfadets...

Face à mon désarroi, se voulant rassurant, il me tendit "le chocolat" et ajouta,

- "Pleure pas Pénélope"! Tu vas avoir le nez rouge et galvauder tous "les petits mouchoirs" comme le jour où je t'ai annoncé: "Caroline chérie" (je sais, il y avait erreur dans "le prénom"...) je vais te quitter puisque "l'amour dure trois ans" et comme "un bonheur n'arrive jamais seul", je t'annonce que "Camille redouble"...

J'ai dit "merci pour le chocolat", l'ai croqué aux larmes mêlé, me souvenant de  cet épisode où j'ai fui "la maison jaune" avec l'intention de passer "ma nuit chez Maud". "Le code a changé" m'a claironné avec perversité "le concierge", sosie de "Belphégor le fantôme du Louvre".

Je me suis retrouvée comme une "potiche" devant chez "Max" et "Emmanuelle" qui m'ont proposé "et si on vivait tous ensemble"? J'ai déguerpi.

Et me suis décidée à mettre en scène "Silence, on tourne".

On est "hors les murs", bien "au delà des collines", dans le vallon "au cul du loup". 

"Mademoiselle Chambon" se marie, bien trop jeune pour se mettre "la corde au cou".

On s'interroge: pourquoi "la mariée était en noir"? On suppute: parce qu'elle épouse un "Tanguy"?

On fait dans "la délicatesse", on  parle d'"Amour", on va "se souvenir de belles choses", pour gommer la rugosité "de rouille et d'os" et atténuer l'âpreté "des vents contraires". 

On s'immisce au coeur d' "une affaire de famille", d'un matriarcat de "huit femmes", "Augustine", "Séraphine"," les femmes du sixième étage", "Thelma, Louise et Chantal". L'une d'elles "s'appelle Sarah" et aime en secret un "Alceste à bicyclette" qui sur sa selle, scelle ses lèvres sur un secret troublant, rythmant ses pédalages fous d'incantations à Eole - je veux "du vent dans mes mollets", je veux du vent dans mes mollets...jusqu'à générer la tempête. 

On plonge dans de mystérieux abysses.

Pourquoi "Manon des sources" boude-t-elle "la fille du puisatier"?

Pourquoi "la journée de la jupe" boycotte-t-elle "images de femmes ou le corset social"? ?

Pourquoi "la mouette" fiente-t-elle sur les " fauteuils d'orchestre"?

Pourquoi "Habemus papam" redoute-t-il l'ange de "la BM du Seigneur"?

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"Au cas où je n'aurais pas la palme d'or", je m'y serai au moins essayée.

 

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Défi n°93 "Les âges de la vie" proposé par Jeanne Fadosi pour les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

année sage" Après de nombreuses années sans s'être rencontrées, deux personnes se retrouvent. La plus jeune a maintenant l'âge que la plus âgée avait à l'époque où elles se connaissaient."

Imaginez ce qu'elles se disent à haute voix et leurs réflexions (qu'elles n'expriment pas).

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Il plaça avec précaution ses pieds entre les deux cailloux blancs, agrippa son bâton de pèlerin comme il se serait affalé dans un fauteuil et fit face au lointain. Mission réussie, murmura le vieux Sage.

Comme s'il avait attendu cet instant avec impatience, un sautillant lutin guilleret, vif et léger, venu de nulle part, lui fit face.

- Salut l'An -cien! J'avais hâte que tu arrives. 

- Deux, zéro, treize! je t'attendais gamin.

- Tu as l'air las, deux, zéro, douze. Tu viens de loin?

- Du cycle trois cent soixante cinq.

- Euh! mais...c'est plus de ton âge de faire du vélo...

- (soupir) Je suis plus véloce que tu ne le penses. Trois cent soixante cinq, sont les jours que j'ai parcourus pour achever le cycle solaire. Je viens peut- être de loin, mais je suis parti d'ici aussi pétillant que tu l'es, sans être las ! 

- Wow ! eh ben dis donc, tout ça sans vélo, tu m'épates quand même. Bon moi, de toute façon le cycle scolaire ça m'intéresse pas trop, ce que je veux c'est parcourir le Monde !

- Oh mais tu vas le parcourir le Monde crois- moi ! C'est justement pour ça que je t'attendais. Gamin! je suis ton passeur de relais.

- Pff! Pas besoin de cette grande canne, vois comme je suis souple et costaud lance le jeunot qui bombe le torse et se transforme en petit pois sauteur.

Le vieux Sage le laisse patiemment perdre le souffle dans son numéro d'étourneau effréné. Il songe qu'il y a quelques huit mille sept cents heures, cette même impétuosité l'habitait.

- Oh là gamin! N'escompte pas rafler mon compagnon de route. Ce bâton est mon carnet de bord. C'est lui qui va m'aider à rendre des comptes à la Grande Confrérie des années qui passent.  

- Ne me dites pas que ce banal bout de bois écrira l'Histoire! raille le damoiseau.

- Ah, jeunesse! si tu l'avais mieux observé tu aurais vu qu'il est fait de strates de bois qui varient selon les événements rencontrés. Approche. Considère-le de plus près. Il débute en peuplier léger mais vire vite à la dureté du chêne; à peine est-il revenu à la flexibilité du hêtre, qu'il passe au pin noueux, pour terminer robuste séquoia et enfin sapin de fin d'année.

- ...Une vraie carte d'identité de l'année qui s'écoule...Et ces petits tronçons par ci par là?

Tiens, tiens, galopin! on interroge, on s'intéresse enfin, note in petto l'An-cien.    

- ...Des traces d'instants de grâce, en acajou raffiné, en cèdre parfumé, en bouleau -clin d'oeil à la régression du chômage, en merisier pour les moments intimes qui  empourprent les fossettes...

- ...Tout un résumé des douze mois écoulés...rêvasse vingt treize soudain pondéré. 

- Tu verras gamin le temps passe vite. Toi, tu ne feras que proposer et l'Humanité disposera...En janvier...

- La galette! La galette avec la fève! le coupe fébrilement l'espiègle.

- En février, les crêpes! et les oeufs en mars, sourit le vieillard, moi aussi j'étais un loupiot gourmand! 

- Ah! ça s'annonce bien! J'ai hâte, j'ai vraiment hâte de te relayer, piaffe le disciple qui ajoute vaguement inquiet, dans un peu plus de trois cents jours, est-ce que je vais te ressembler? Ta barbe et tes cheveux...ça craint un peu,  mais ton manteau, y déchire grave! il est trop d' la balle, euh...il est vraiment somptueux, veux-je dire! Est-ce qu'un jour j'aurai le même? 

- Et comment! s'amuse le Sage, c'est ma houppelande des saisons. Chacune d'elles y a laissé sa trace coloriée et ses parfums.

- Tchiao! File te reposer, heureux de t'avoir rencontré, je cours vers l'avenir!

Ah, l'avenir...un avenir est toujours incertain... temporise tout bas l'An-cien.

- Belle et bonne route fiston et bon vent deux mille treize!

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Note de la traductrice:

Les décors sont de Roger Harth  François.

Les costumes sont de Donald Cardwell  François.

Sur une idée de François!

superbement mis en scène par Marie ( note du décorateur.)

 

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Défi n° 92 "la cuillerée de lait" proposé par Lilou Fredotte, pour Les Croqueurs de mots.

Publié le par François & Marie

Rendez-vous au musée pour l'exposition Marc Chagall.

Un tableau vous impressionne "La cuillerée de lait".

Vous racontez et vous placez les mots: 

- binocle

- bonsaï

- bénévole

- bistrot

- barrir

...................................................................................................................................................................................................................

marc-chagall-a-table-1- Qu'est c'est c'grribouillage qui t'serrt de d'sous d'plat Elina?

- Oh c'est rien Panfil, c'est l'Marco, l'p'tiot Chagall, comme d'habitude il avait plus un kopeck pour nous payer son loyer, alors y m'a dit tout fièrot qu'en compensation y nous avait tiré l'portrait.

- C'est nous ça? Ben dis donc, on peut pas dirre qu'on a bonne mine...On se crroirait sorrtis d'la Kolyma où l'hiver dure douze mois... Et pis toi ma pauvrre Elina, y t'a pas rratée, avec ton fichu et ton tablier! Oh dis donc t'as vu, y m'fait t'nirr un livre...

- Ouais, ça c'est sûr, ça t'arrive jamais!

- Nan pourr sûrr, mais c'est pas ça: comment c'est-y que j'vais lirre, y m'a pas fait d' binocles!

- Oh pis t'as vu, y t'a ôté ton chapska, y t'a casquetté à visière! Oh la tronche, tu ressembles à un videur bénévole du bistrot du vieux port!

- Eh, qu'est- ce tu fais?

- Moi? rien!

- Nigaude, surr l'tableau! Tu me donnes un trruc dans une cuillèrre, c'est-y du poison?

- Bêta, c'est du miroton tout pâlichon, c'est p't'être bin du lait...

- C'est bien c'que j'disais...tu veux m'empoisonner!...du lait... ça fait plus de septante cinq ans que j'en ai pas vu d'prrès.

- Il a d'ces idées c'Marco...Il est pas méchant mais y sait pas t'nir un pinceau c' gamin, r'garde l'mur tout gribouillé, on croirait qu'il a pas eu assez d' force pour ripoliner une deuxième couche...

- On voudrrait pas l'vexer, c'est quand même l'fils de mon meilleurr pote, mais qu'est ce qu'on va en fairre de c'te crroûte, Elina? On va quand même pas l'accrrocher au piton d'l'entrrée?

- Ah ben nan Panfil, ça f'rait fuir le monde. J'ai une idée. Comme y fait un peu frisquet, dans les moins quinze, j'm'en va bien bourrer c'truc à la place du carreau dans la vieille remise, pour camoufler les courants d'air qui font grelotter mon bonzaï.

- Bonne idée Elina, faudrra juste en couper un bout, y rrisque d'être un peu haut pour la f'nêtrre... on va scier le bas, là où le p'tiot a mis son nom...on sait bien qu'c'est lui, il avait pas b'soin d'signer. Allez, ma jolie petite cerrise rrouge, serrs -moi donc le bôôrrtch et pis, oublie pas la vodka!

Le lendemain Panfil ahuri déboule dans la cuisine, le sifflet presque coupé,

- Elina! halète le moujik, j'ai bien peurr que Chagall soit devenu brraque...J'l'ai vu de mes yeux vu, y longeait trranquillement le murr de la vieille rremise, tout parr un coup, y s'est figé, y s'est mis à rrugir, à glapirr, à barrir pis s'est enfui en courrant et en f'sant avec ses brras des grrands moulinets, on aurrait crru qu'il avait vu du diabolique! 

- Ach mon pauvr' vieux sucre d'orge, va donc comprendre les ados...et pis le Marco c'est pas Picasso, j'ai bien peur qu'y fasse pas grand chose de bien dans la vie, l'gamin...conclut Elina opinant du foulard. 

 

 

 

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