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Défi n°235 proposé par Dominica "Mes Antidotes" pour les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

Consignes de Dominica :

"Faire dialoguer un personnage fictif (humain ou animal) avec son créateur."

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- Où en sommes-nous Machine ?

Comme chaque année, Créateur et Cyborg sa secrétaire mi-humaine, mi-robote, reçoivent les presque deux millions d'espèces vivantes connues et font le bilan.

Cyborg revisse les boulons de ses neurones et récite.

- Les annélides, c'est fait, les asines sont cochés, les arachnides, ovins, mollusques, vers, bovins, échinodermes, cnidaires, éléphantidés, crustacés...

- Euh, Machine ?... votre classification, c'est la pagaille, non ?

- Créateur, c'est la faute à un vilain courant d'air.

- Qui a mélangé les pinceaux de votre ordinateur...

- Créateur, je les ai notés dans l'ordre d'arrivée à vos rendez-vous :  félidés, équidés, amphibiens, ursidés, insectes, my... ah non, lui, là... j' peux paaaas...

 Machine stridule et crachote quelques vis.

- Eh Machine, ne faites pas la chochotte, descendez de cette chaise, c'est du Louis XV d'époque tout de même... Quelle est l'engeance qui vous effraie autant ? L' éléphantidé qui voudrait des oreilles de souris ? Le giraffidé qui se plaint d'avoir un cou de girafe ? L'hippopotame qui souhaite une silhouette de cygne ?

- Brr brebre... peux pas pro pro noncer son nom... Ça court aussi vite qu' un avion à réaction, ça se tortille comme un popotin de Folies Bergères, c'est surpeuplé de... de paaaattes brr et de pattesetencoredespattes ach brrrebre ça fait peuuur...

- Eh Machine, non ! On descend de la table...

- Un...un un (hoquet) un j... jour, j'ai c...cru quequeque (spasme) un de mes f... f... faux cils était tomb... tombé dans maaa baignoire, je je l'aiii att... attrapé... brre... c'était pas un faux cil, c'était vi vi vi vivaaaant... Na.

- Machine ! est-ce une petite scutigère véloce qui vous effraie de la sorte, un mille-pattes tout riquiqui ?

- Ah ! Vous l'avez dit vous même, ça fourmille de milliards de pattes, des  pattàfoison, des pattàgogo , des pattatis, des pattatas  ♪ des pâââttes ♫ des pâââttes ♪

- Machine ! ça suffit. Non, non on ne s'agrippe pas à la corniche de l'armoire, c'est dé-fen-du. Ma parole, elle perd le nord...

Créateur lui donna une frite. Machine retrouva le nord.

- Ça va Machine ?

- Très très très bien Créateur ! Pourquoi ?

- Par sympathie, tout simplement, mentit le Créateur. Le dernier élément de la journée devrait arriver dans une minute, quel est-il ?

- L'ornithorynque.

- Ah non, pas lui ! Catastrophe...

- Créateur, pardon de vous contredire, ornithorynque n'est pas classé dans " catastrophe" mais dans "mammifère ovipare."

- Je sais... Seulement, il y a un hic : dans le listing de création de ce mammifère, j'ai omis de cocher "mamelles".

- Et je vous en suis reconnaissant, Créateur, ça me permet d'avoir une silhouette totalement aérodynamique et mes petits peuvent trouver facilement mon lait puisqu'il sourd directement de mes poils.

- Oh !... Bonj... Bonjour ! Ah ! Te voilà donc cher orni ! Eh ! Je ne savais pas que tu étais déjà arrivé ! Quel impair plaisir de te revoir ! As-tu pu facilement te traîner arriver jusqu'ici ? Sais-tu que c'est à toi que j'ai entièrement consacré mon dernier soir de création ? J'étais si épuisé que je me suis affalé lourdement sur le canapé sans voir que tu y digérais, j'ai écrasé ta silhouette qui s'est retrouvée toute raplaplate heureux de t'avoir pétri de bric et de broc avec ce qu'il restait dans un fond de carton de façon aussi abracadabrantesque originale ! Si, si ! Ton gros bec en truelle spatule...

- Si utile pour ramasser une belle provision de larves, de crevettes d'eau douce, merci Créateur !

- Tes maousses délicates pattes palmées, ta douce et incongrue fourrure, tes ridicules amusantes bajoues...

- Si pratiques pour stocker le produit de ma pêche. Imaginez que je n'en sois pas pourvu, il me faudrait nager en tenant deux sacs à provisions ! Lorsque mes bajoues sont pleines de petits poissons ou d'écrevisses, je remonte sur la berge et là, tranquillement, pendant une douzaine d'heures, je déguste ! C'est la belle vie, grâce à vous Créateur. Merci, à l'an prochain !

- Eh Créateur ! Asseyez-vous, vous avez l'air tout chose.

- Voyez-vous Machine, ce sont souvent les êtres les mieux pourvus qui font les difficiles alors que les moins gâtés se contentent de ce qu'ils sont...

-  Créateur... lorsque  vous vous affalâtes, j'ai cru percevoir comme un cri de patates, genre frites écrabouillées... Pouvez-vous vérifier ?

 

 

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Défi n°234 proposé par Durgalola pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Consignes de Durgalola :

" Écrire une courte histoire sur une ville, une région ou tout simplement un endroit que vous connaissez ou que vous aimeriez connaître.

Une contrainte : Mentionner le nom d'un poète ou d'une poétesse."

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Le pépé, l'oreille ventousée au poste de TSF, attend le verdict : le temps qu'il va faire lui permettra-t-il de "mettre son foin en bas" ?

Quelle va être la sentence de Radio Sottens, sa voisine suisse ? Pour les paysans de la haute Franche- Comté, cette station est une bible météo.

« Bla et blablabla... Demain, les bancs de brume stationneront au-dessus des vallées. Attendez-vous à des pluies battantes sur la haute Engadine. »

"Engadine"... quel drôle de nom se dit la fillette assise en tailleur sur le carrelage de la cuisine. "Engadine" a fait mouche et devient litanie égrenée à mi-voix alors qu'elle visse les écrous ; elle et son frère -  tellement concentré que le monde alentour n'existe plus pour lui - construisent une grue géante, avec tour, à mouvement giratoire. Ça rigole pas. Dans les années cinquante le Meccano c'est du sérieux.

♪ Engadi-neux ♫ Engadi-neux ♪ chantonne la petite fille.

Engadine... c'est léger, joyeux, ça tinte comme clarine...

Engadine, c'est rose- grenadine, c'est de la nougatine !

« Qu'est -ce don' qu' t'arrive ptiote ? L'Engadine a l'air de bin t' plaire !»

La voix du  pépé fait éclater la bulle du rêve engadin. Tiens ! il est assis avec sa pipe et son journal, la prophétesse Sottens a dû lui déconseiller d'entreprendre les foins.

« Dis pépé, c'est où l' ENGADINE ? »

« Pas bin loin d'chu nos, dans les Alpes suisses, r' garde don' dans l' Larousse !»

« "Engadine : vallée de la Suisse (Grisons), arrosée par l'Inn; sites très pittoresques". C'est quoi pépé "Grisons" ?»

« Y' est un canton. Nos atou (aussi), an fait partie d' in canton : c' tu d' Chaumergy.»

« Oui, j' sais, mais lui, il est pas gris... Et pis l'Inn ?»

« Y' est èn' riviér' que va jusqu'au Danube, qu'est bieusse...(bleu) y paraît.»

Moi, je connais surtout notre Seille née dans le jura et qui n'est pas vraiment bleue.

« Et "pittoresque" ? C'est quoi ?»

« Y' est quéqu'cheuse de surpregnant, d' étringe... J' sais qu' l' climat est pas bin facile là-bas, neuf mois d' hiver et trois mois d' froid ! Y' est la Sibérie des Alpes, y' a des neiges éternelles...»

« Alors, personne n'y habite ?»

« Oh que si, y' a des chamois, des marmottes - bien au chaudot dans leurs terriers - des moutons noirs et pis des gens ! Au mois de mai, les armaillis (les vachers) font l'alpée, ils montent avec les troupeaux de vaches dans la montagne et, fin septembre, ils reviennent passer l'hiver dans la vallée, c'est la désalpe. C'est un moment bin émotionnant, surtout quand les pâtres chantent "Le Ranz des vaches."

                     ♪ Les armaillis des Colombettes de-e bon matin se sont levâs,

                                                      Lyoba, lyoba  ♫

« "Lyoba" c'est l'appel au troupeau. Nous ici, on dit Oyï - Oyï.»

Y' est tout ? T'en sais prou ? J' vas- ti pouvouèr lire mon journeau ? »

Merci pépé ! La marelle m'attend, oubliés la terre, le ciel, le paradis, l'enfer, chaque cloche-pied chante EN- GA- DI- NE- EN- GA- DI- NE.

Et dire que je ne suis jamais allée jusqu'à l' Engadine.

Jamais je n'ai humé la résine de ses mélèzes et de ses arolles, je me suis contentée de celles de mes épicéas.

Je n'ai jamais découvert ses grands lacs bleu majorelle, je craignais peut-être de trouver ensuite ceux d'ici, ombrés par les sapins, bien sombres et sans éclat.

J'ai goûté à son eau de Vals, mais jamais à ses bains thermaux, si bien vantés par Théophraste Paracelse (1496 - 1541), médecin philosophe théologien laïc (et sans doute poète !)

Peut-être ne voulais-je point effacer la magie de ce souvenir d'enfance, allez savoir...

 

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Défi n°233 proposé par Marie Chevalier pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

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Marie Chevalier nous dit :

" Il nous est arrivé, à toutes et à tous, d'être plongés dans un doux rêve et de nous réveiller en sursaut. Comme nous aurions aimé poursuivre ce rêve inachevé !

Décrivez-nous ce que vous ressentez et surtout parlez-nous de ce rêve dans un petit texte court."

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Clac clac clac! La bulle de bien-être vole en éclats...

Le monde de quiétude s'écroule en  assourdissant patatras !

On a osé fracasser mon rêve...

Je refuse, je me débats... nooon ! rêve, ne t'en vas pas... 

Je le rappelle : eh rêve, reviens ! Eh, je t'en prie, ne pars pas ! Tu étais si rassurant, léger comme une aigrette, douillet comme un duvet, moelleux comme une becquée joufflue de chamallow.

Le traître s'effiloche... La douceur de son aura s'amenuise, pourtant elle me ouate encore l'esprit.

Tenter d'en retenir quelques bribes, ne pas bouger, garder les yeux bien clos, se concentrer...

C'est confus... Dans ce rêve il me semble que j'étais un élément... important... Genre : cheffe ? présidente ? consultante dans le trending market des offshore society ? papesse ?

C'est nébuleux... On prenait grand soin de moi... J'étais dorlotée... j'étais mignotée... Par qui ? par des dames... une quinzaine de dames... ça y est ! par des Dames d'honneur ! Mais alors, j'étais... rei...? Oui ! j'étais reine !

Une reine exclusivement nourrie de gelée royale... J'étais donc... mais oui, j'étais la reine des neiges abeilles !

Je me souviens de tout à présent : je voulais révolutionner les treize métiers indispensables à la vie de la ruche.

Équiper d'une mono-brosse, d'un plumeau et d'un carré Hermès pour cheveux délicats, les "concierges", responsables des travaux domestiques.

Fournir un nœud pap' et une civière à roulettes aux "abeilles-croque-morts".

Munir les "nourrices" de biberons à cent soixante et une tétines (la "une" supplémentaire, c'est pour elles et non pour les faux bourdons qui sont de gros fainéants, cossards et tire- au- flanc).

Procurer des ventilateurs-chauffants- rafraîchissants, des éventails et des cônes glacés thermomètres aux "ventileuses" chargées de garder constante la température de la ruche, à trente cinq degrés.

Outiller de truelles les abeilles "cirières".

Pourvoir les "intendantes", qui comptabilisent les réserves, de tout petits crayons (tenir compte du fait que les abeilles ont de toutes petites oreilles n'ont pas d'oreilles pour y ranger leurs crayons, donc leur procurer un sac à mains, elles n'ont pas de mains... flûte alors, qu'elles les mettent dans leur poche... quoi ! elles n'en ont pas ! alors qu'elles se débrouillent...) et de petits carnets lignés.

Accoutrer de bavettes les abeilles "chimistes" qui reçoivent, par bouche à bouche, le nectar rapporté par les butineuses.

Offrir des klaxons et des mochetés de costumes d' Halloween aux "gardiennes" chargées d'effrayer les prédateurs (ça va bien faire rigoler les gros nounours !)

Équiper d'un Global Positioning System et de tutus en tulle bleu marine (les abeilles ne sont pas sensibles aux couleurs claires) les "éclaireuses" qui partent en repérage de fleurs - jusqu'à cinq kilomètres de la ruche - et qui, à leur retour, expliquent à leurs collègues, par une chorégraphie complexe, qu'elles ont été retardées par les embouteillages où se trouve le nectar.

Fournir des bouteilles isothermes aux "butineuses" qui rapportent dans leur jabot, le nectar à la ruche.

Doter de très seyants sacs à dos-filles-barbie, les "butineuses" qui récoltent le pollen et le roulent en petites pelotes basques.

Et enfin, permettre à la reine de s'offrir une pause quotidienne RBPSR (Ras le Bol de Pondre Sans Répit).

Ceci n'est qu'un rêve, pourtant les indications concernant les abeilles (qui ont une durée de vie  d'une trentaine de jours en été et la passent à travailler, sans Réduction du Temps de Travail ni congés de printemps, d'été ou d'hiver) sont bien véridiques.

De quoi regarder d'un autre œil notre cuillerée de miel qui est en train de se noyer dans notre tisane du soir...

 

 

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POÉSIE DU JEUDI 27 FÉVRIER 2020 proposée par Les Cabardouche pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Proverbes franc-comtois (à la manière de Sophie Barbaroux.)

( écrit à quatre mains par Marie & François)

 

La jeune année demande :
- Que fait janvier quand il commence en lion ?
Les années ainées lui répondent :
-  Il se termine en mouton.

La jeune année déplore : 
- Quel désastre un renard au poulailler !

Les années ainées la tranquillisent : 
- C'est mieux qu'un homme en chemise en février ...

 

La jeune année regrette  :
- La pluie de mars gâche le printemps !
Les années ainées la rassurent : 
- Elle n'est jamais passé pour mauvais temps.

- Et que fait-on en avril ?
- Mais enfin, on ne se découvre pas d'un fil.

- Et que fait-on en mai ?
- Mais voyons, on fait ce qu'il nous plait.

- Ah ! En juin je vais aimer les ciels pommelés ! jubile la nouvelle année. 
- Comme les femmes fardées, ils sont de courte durée... Lui rappellent les années ainées.

La jeune année s'inquiète alors :
" Et si en juillet le chat se débarbouille” ?
Les années ainées la renseignent :

"Bientôt le temps se brouille."

- Et au quinze août ?
- Marie ne laisse jamais le temps comme elle le trouve.

La jeune année curieuse : 
- Et si septembre est généreux en noisettes ? 
- Ce sera une année de fillettes

- Et s'il est généreux en noix ?
- Alors ce sera une année de p'tits gars !

La jeune année d'avance grelotte :
- J'ai peur de la gelée d'octobre.
Les années ainées compatissent :
- Elle rend le vigneron sobre.

La jeune année aime les arbres...
Quelle veine : en novembre, dès la Sainte Catherine,
tout bois prend racine.

La jeune année aime tant le blanc...
Les années ainées également : 

Décembre : de la neige les flocons,
sont les papillons de la saison.

BONNE ANNÉE !

 

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Défi n° 232 Pas de "i" pas de "o", proposé par Les Cabardouche pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Au pays de Padi Pado, on a supprimé tous les "i" et tous les "o" .

Racontez une visite au zoo.

Vous décrirez un ou plusieurs animaux, sans jamais utiliser ni "i" ni "o".

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Quelle belle balade d'agrément !

Ce grand parc peuplé de bêtes, mêlées ça et là, est un pur Éden !

C'est très amusant, des aras bleus, verts, jaunes se perchent sur le crâne des éléphants ! Des autruches aux plumes de cabaret, éventent des gazelles !

C'est très calme également. Dans les branches d'un catalpa, des panthères pas blanches, des guépards et de très grands chats à rayures, en écrasent !

Le club des Z, zèbres et zébus, déjeunent des mêmes herbes de la pampa. Les zèbres aux pelages élégants, bavardent du style des rayures à succès cet été. Les zébus aux barbes mal démêlées, la ferment et pacagent l'herbage plantureux, ne pensant qu'à augmenter leur entrelardé.

Dans les bras de la Déesse Nyx (parente de l'Autre, exclu de ce challenge...) un paresseux n'eut aucun réflexe quand un grand macaque plaça un ananas près de son nez. Déçu, le macaca l'a tendu à une bête tachetée, à la tête très haut perchée - sur seulement sept vertèbres. La quatre pattes à nuque élancée, très bêcheuse, l'a regardé et a bêlé « Eh freluquet, cet ananas appelé “parfum des parfums”, je ne le déguste que flambé au rhum, présenté sur une dague.»

Macaca jeta cet embarrassant présent dans l'étang aux lézards géants - avant que leurs peaux ne se tannent en sac à paluches.

Un peu abattu Macaca s'en alla s'épancher auprès du chef du parc, un général sympa, avec casquette bancale et jambe manquante (chute dans la fange des futurs sacs à bretelles), amateur de flammekueches et  de vers blancs  de verres de blanc.

Je suggère aux gens d'aller s'aérer dans ce parc, sans dépenser un seul franc !

 

Publié dans Défis

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Poésie à la manière de Jean Luc Moreau

Publié le par François & Marie

À la manière de Jean-Luc Moreau (voir plus bas), composez une poésie commençant par des " SI" et se concluant par un conditionnel enchanteur.

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Si Paris était en bouteille,

Si les choux étaient des groseilles,

Si midi sonnait à minuit,

Si les matous aimaient la pluie,

Si les patates se mangeaient crues,

Si l'ours s'habillait d'un tutu,

Si les poules réclamaient des dents

Si un nez poussait au serpent

Si je frisais comme un melon

Si j'étais un dodu dindon

D'un pays braque je serais roi

Et ne mangerais que des p'tits pois.

 

 

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Défi n°232 et poésies du jeudi, proposés par les Cabardouche pour Les Croqueurs de Mots (du 17 au 27 février.)

Publié le par François & Marie

Défi n°232

lundi 24 février

Au pays de PADI-PADO on a supprimé tous les "i" et tous les "o". ( c'est pour ça que le roi de là-bas s'appelle R ) . Racontez une visite au zoo de PADI-PADO sans jamais utiliser, ni la lettre "i" ni la lettre "o". Vous décrirez ainsi un ou plusieurs animaux.

Poésie du jeudi 20 février .
A la manière de Jean Luc Moreau.
Composez une poésie commençant par des "si" et se concluant par un conditionnel enchanteur.

Si la sardine avait des ailes;
Si Gaston s’appelait Gisèle
Si l’on pleurait lorsqu’on rit,
Si le pape habitait Paris,
Si l’on mourait avant de naître,
Si la porte était la fenêtre,
Si l’agneau dévorait le loup,
Si les Normands parlaient zoulou,
Si la mer noire était la mer blanche,
Si le monde était à l’envers,
Je marcherais les pieds en l’air,
Le jour je garderais la chambre,
J’irais à la plage en décembre,
Deux et un ne feraient plus trois…
Quel ennui ce monde à l’endroit  !

 Jean-Luc Moreau

Poésie du jeudi 27 février

A la manière de Sophie Barbaroux. Composez une poésie  en utilisant des proverbes et des expressions connues.

Colin Maillard

 

Il est fort comme un turc

Et sourd comme un pot

Mais toujours

Tiré à quatre épingles

Il a un appétit d’oiseau

Et un cœur d’artichaut

Un œil de bœuf

Une taille de guêpe

Mais vraiment

Menteur comme un arracheur de dents

Devinez ?

C’est à vous maintenant

De suer

Sang et eau

 

Sophie Barbaroux/

Bonne quinzaine !

Marie & François

 

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jolie pendule

Publié le par François & Marie

Merci aux joyeux lecteurs qui ont eu la gentillesse de voter pour notre lettre du Père Noël. Grâce à eux et à notre Amirale Dim-Dom, une jolie surprise est arrivée par la poste ...

 

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Défi n° 231 proposé par ABC " Le Jardin des Mots" pour Les Croqueurs de Mots

Publié le par François & Marie

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ABC nous dit :

Changement d'horizon, j'emmène tous les matelots, en espérant qu'ils n'ont pas le vertige, faire un petit tour en montagne. Durant notre randonnée nous sommes attirés par un message envoyé du sommet du plateauVous devez, tout simplement, décrypter ce message et nous dire qui peut bien nous l'envoyer ?

ça fume !!!, défi 231  :

Tous les Croqueurs sont là.

Ils ont plus ou moins dévalisé les boutiques spécialisées en articles de sports montagnons-randonneurs.

Le nez en l'air, ils évaluent la hauteur de la falaise vertigineuse qui leur barre l'horizon - cinq cent vingt trois mètres pour les modestes, pas loin de deux mille mètres pour ceux qui se disent spécialistes.

Cheffe ABC, organisatrice attentive, a rassuré et encouragé ses troupes - non, ça n'est pas une compétition, non, personne ne sera distancé et lâchement abandonné, oui, les binômes choisis par chacun, s'entraideront.

Elle donne le signal du départ.

 - Et c'est partiii ! En avant !

 - Cheffe ABC !

 - Mouuuais...?

  - Euh... Le sommet... ?

  - C'est en haut.

   - Cheffe ABC 

   - (re-) Mouais ?

  - Euh... C'est ... loin ?          

  - Tais-toi et grimpe !

D'un pas de gazelle, chric...chrac... chric... chrac... Cheffe ABC arpente le sentier avec énergie

Pour donner la cadence, quelqu'un lança : ♪  DANS LA TROUPE ... ♫

Avec enthousiasme tous reprirent : ♫   Y' A PAS D' JAMBE DE BOIS... ♫

L'écho s'en mêla, les marmottes et les chamois en restèrent babas !  

Après avoir marié les nouilles et les jambes de bois, en boucle et re-boucle, les Croqueurs en étaient arrivés à vue de nez, à un "certain" dénivelé. Leur essoufflement modifia cadence et vocables de la canzonetta :

♫  DaNS la SOUpe J' veux PaS DE P'TiTS poiS...  ♪

Il y eut des marmonnages.

- ... D' puis des heures, à vue de nez, on n' fait que grimper ... C'est galère !

- ... Nos mollets sont flapis...

- ... Notre dos en compote...

- ... Nos cheveux? Ils frisotent et c'est moche... (quelques chauves, vengés, ricanèrent.)

- ... Notre nez tout pelé...

Il y eut des rognonnages.

- ... Mon oreille gauche est bouchée... Et la droite aussi.

- ... Et nos yeux... ils picotent...

- À la télé, y' z' avaient bien recommandé la deuxième paire de lunettes à un euro...

- J'ai pas un euro à perdre, moi, môsieu'...

- ... Nos orteils sont tout rabougris

- ... Et même pas un p'tit coin, pipi...

- Eh l'aut' ! N'y a pas d' coins, ni grand ni p' tit, y' a que d' la caillasse...

- ... D' la caillasse qui monte et qui poussière, attention, y va y avoir de l'éternuation, j'ai pas pris mes gouttes.

- Ah ! y' m' semblait bien qu'il tombait des gouttes !

- C'est pas des gouttes, c'est du pipi d'oiseau.

- C'est des gouttes quand même.

- Ces gouttes de volatiles des montagnes sont peut-être caustiques... (avança quelqu'un)

-  Faut toujours se protéger d'un bob... De plus, un bob, c'est TELLEMENT BEAU... et je porte TRÈS BIEN le bob, m'a-t-on dit... (minauda quelqu'une.)

- ... Surtout çui tout roumoumou, avec la réclame du tour de France. Paraîtrait que son jaune canari attire les renards (ajouta un plaisantin qui avait conservé un minima d'énergie.)

Les derniers de la file, en dénivelé inévaluable à vue de nez, émettaient encore quelques ♪ ♫ fausses et poussives.

- ... Fait chaud... J'aurais pas dû mettre un Thermohabille..

- Moi, j'aurais bien dû en mettre un, Thermohabille... Fait plutôt fraîchôt à l'ombre.

- À l'ombre de quoi ? Y' a qu' des cailloux !

- Bin à l'ombre... d'un... d'un... d'un gros caillou, na !

Et bla et gna et bla gna gna, jérémiait la troupe des Croqueurs.

- Chrac... Chric faisaient les brodequins de Cheffe ABC.

- Cheffe ABC ! SOS !

- SOS Cheffe, "ça" ruisselle...

- Chric... Chrac... de son pas de Sherpa, Cheffe ABC progressait (en riant sous cape visière de casquette.)

- SOS, Cheffe, "ça" dégouline...

- SOS, Cheffe, j' dirais même que "ça" bavuche...

Cheffe ! Che-ffe ! Che--ffe ! Che---ffe !

- Chrich... Chrach... Imperturbable, Cheffe ABC crapahutait.

- Et dire qu'à cause de "ÇA", on doit prendre les deux bâtons dans la même main...

- ... L'autre main réquisitionnée pour transporter " ÇA"...

- ... ÇA , c'est à dire "LE PÉAGE"...

- ... Le péage, exigé par les signaux de fumée...

- ... Les signaux visibles en haut de la montagne...

- ... Les signaux décryptés par notre Cheffe ABC.

- ... Les signaux qui disaient :

PAGEE OBLAIGIROTE PUOR YTEI :  CETNORS GCALSE DUOBELS VLILANE FRSIAE, COTRIN CLOCOHAT.

Traduction 

- Alors nous, les benêts bien disciplinés, avons pris, d'une main nos deux bâtons et de l'autre un CORNET DE GLACE, DOUBLE. Le mien est vanille-fraise...

- Et le mien citron-chocolat, comme l'exigeait MÔSIEU' LE YÉTI.

- OUH OUH ! Qui vous a parlé de Môsieu' Yéti ? riait Cheffe ABC perchée sur un rocher.

- Ben... le message...

- Regardez-le "votre" Yéti, là, à cent pas sur votre droite, que voyez-vous ?

- REFUGE "LE YÉTI".

- Mais alors, le péage, en cornets ?

- C'était une petite blagounette, pour vous intriguer ! J'avais bien sûr prévu de vous proposer une pause dégustation, mais vous marchiez d'un si bon pas, entraînés par votre ritournelle, que je n'ai pas voulu casser votre rythme ! Et, si j'avais vendu la mèche trop tôt, vous auriez été déçus !

Pendant le discours de Cheffe ABC, l'écho répercuta, jusque dans la vallée, les slurp (pourtant discrets et distingués) des Croqueurs, dégustant avec grand plaisir leur péage parfumé.

Les chamois regrettèrent d'être herbivores lorsque l'écho leur parla d'un goûter partagé par les Croqueurs, ravis, chez LE YÉTI.

 

Publié dans Défis

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Défi n° 230 proposé par Fanfan pour Les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

Fanfan, la joyeuse retraitée corse nous propose  :

- soit de compléter un texte à trous (Le Cid de Corneille, tirade de Don Diègue, acte premier, scène IV) pour le changer.

(Ici, les "trous" ont été remplacés par le texte original, en rouge

- soit de parodier une chanson.

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                                                                   Ici

*◄ ŒUVRE : LE CID.

AUTEUR : Pierre Corneille, dit "Corneille l'Aîné".

OCCUPATION : Cornélien.

REMARQUES PARTICULIÈRES : Champion en alexandrins. Médiocre en repassage.

                                                    devient :

•◄ ŒUVRE : AL'CIDE

AUTEUR : Alcide, dit "Raton laveur".

OCCUPATION : Agent de production linge.

REMARQUES PARTICULIÈRES : Champion en calandrage. S'estime bienfaiteur des alexandrins auxquels il ajoute des pieds : il vénère les mille pattes.

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* Ô  rage ! ô désespoir ! ô  vieillesse ennemie !

• Ô fâchage ! ô désespoir ! ô détresse ennemie !

 

                                    * N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

• N'ai-je donc tant dépensé d'écus que pour cette laverie ?

 

                                     * Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

• Et ne suis-je endurci dans les travaux de linge à décrasser

 

                                    * Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

• Que pour ne plus pouvoir en un jour déjaunir tant de taies d'oreillers ?

 

                                  * Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,

• Mon bras qu'en grandes expertes toutes les femmes admirent,

 

                                * Mon bras qui tant de fois a sauvé cet empire,

• Mes biscoteaux qui tant de fois ont repassé ce linge à aplatir,

 

                                * Tant de fois affermi le trône de son roi,

• Tant de fois affermi la trame de ces draps,

 

                              * Trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi ?

• Trahit donc la semelle de mon fer et ne fait rien pour moi ?

 

                              * Ô cruel souvenir de ma gloire passée !

• Ô virtuel souvenir de ma gloire passée !

 

                             * Œuvre de tant de jours en un jour effacée !

• Manœuvres de tant de jours en un jour bousillées !

 

                             * Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur !

• Nouvelle malignité, fatale à mon bonheur !

 

                            * Précipice élevé d'où tombe mon honneur !

• Précipice élevé d'où tombe mon chiffon mouilleur !

 

                            * Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,

• Faut-il de votre achat voir triompher le compte,

                          

                            * Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?

• Et le voir finir sans vengeance, ou vivre dans un rebut pour fonte ?

                              (Brrr...)

                          * Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;

• Centrale vapeur, sois de ma blanchisserie à présent la supérieure;

 

                           * Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur;

• Ce beau hareng n'admet point un jambonneau sans beurre (foi de raton laveur);

                     (Auteure frappée d'hypoglycémie galopante.)

 

                              * Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne,

• Et ton jaloux porte-feuilles, par cette acquisition insigne,

 

                            * Malgré le choix du roi, m'en a su se rendre indigne.

• Malgré le choix du mois, a su se rendre à Nîmes.

              ( Lons le Saunier ou Dunkerque eurent également convenu, mais, Nîmes, ça rime. Et  les soldes y débutaient.)

 

                           * Et toi, de mes exploits glorieux instrument,

• Et toi de mes exploits défripeux instrument,

 

                         * Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,

• Mais d'un corps tout de grâce inutile ornement,

                     (Comprenne qui pourra...)

                         * Fer jadis tant à craindre et qui, dans cette offense,

• Fer à repasser jadis tant à craindre et qui, dans cette dépense,

 

                         * M'as servi de parade et non pas de défense,

• M'as mis dans la panade... eh non ! pas de ristournence,

                        (La fatigue se fait sentir...)

                       * Va, quitte désormais le dernier des humains,

• Va, quitte désormais le grenier à grains,

                                           (?)

                     * Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

• Passe, pour te laver, sans être gaspilleur, les mains.

 

(Si vous réussissez à analyser les deux derniers paragraphes, prière de joindre la traductrice qui y a renoncé et se retrouve au chômage.)

 

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