Défi n°197 (" les trois chaises ") proposé par Fanfan pour les Croqueurs de Mots.

Publié le par François & Marie

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Fanfan questionne :

Que vous inspirent ces chaises ?

Qu'attendent-elles ?

Qu'ont-elles vu ?

et nous demande de glisser dans le texte, deux fois, "CHOCOLAT ".

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- Aaaaaaaa tatata tchoum ! explose Chaisàdextre.

- Atchouououm ! réplique sobrement Sénestresiège.

- Aaaa... entame Chaisômitan, brusquement interrompue par ses deux congénères.

- Ah non ! Pas toi ! On te cale, on te protège des vents coulis, tu n'as pas droit d'éternuage !

- Mais... moi aussi je grelotte et...// (chlac//chlac !)

- Et ?... Ne pleurniche pas ! Ici, tu as toujours été la plus chouchoutée : en juillet,  tes quatre pieds au frais, ras le clapotis de l'onde claire bleutée, sous un léger parasol délicatement orienté suivant l'avancée d'Hélios et de Borée, excuse-nous du peu ! Qui donc, pendant ce temps poirotait dans la sombre remise entre bidons d'huile de vidange, vieux pneus puants et balais ébouriffés ? Sénestre et moi, la Dextre !

- Mais... c'était pour...//(chlac//chlac !)

- En août, relaie Sénestre, qui fut dé-li-ca-tement transportée-eue sous les feuilles-eus légères-eus des bouleaux, bien loin des mouches-eus et des moustiques-eus ? TOI ! Dans le même temps, qui attrapait un rhume de barreaux sous l'ombre glacée du grand noyer ?  Dextre et moi, la Sénestre.

- Mais... euh...// (chlac//chlac !)

- Et en septembre ? qui fut, par précaution, éloignée du vieux pommier incontinent qui laissait échapper des pommes aussi imprévisibles qu'assommantes ? TOI encore, la Chaisômitan.

- Eh là ! ça suffit ! explosa l'incriminée, ça n'était pas moi qu'on voulait protéger des moucherons, des vents mauvais et du cagnard, mais le chouchou de la maison, le loulou, le roudoudoux, le toutou, le chien-chien, le bijou de Madame ! Tout l'été j'ai été sa nounou, son joujou, son doudoux, son dodo, son dortoir favori. Sans répit, il a griffouillé, léchouillé, bavouillé, mâchouillé ma résine tressée. Alors // STOP ! // Ne m'accusez plus, ni de chouchouterie ni de dorloterie !

- Tout de même... rétorqua Sénestre d'un ton pointu, le chihuaha ne t'a pas exténuée avec ses quatre livres tout mouillé ! Moi, j'endurais le quintal de son maître, l'Ernest, affalé sur mes lanières, qui se sont retrouvées aussi distendues que l'élastique ramollo de ses vieilles chaussettes.

- Plaignez-vous ! renchérit Chaisadextre, tout l'été le coccyx pointu de la belle Lulu  m'a poinçonnée, trempolinée. Elle se trémoussait, levait son fessier pour vérifier le bien-être de son mamour-canichon, se rasseyait, en ressort se redressait,  à demi rassurée, reposait un bout de fesse vigilant, tout ça dans un tel nuage patchoulisé que les abeilles, leurrées, me butinaient en ami-pré-fleuri !

Les trois enneigées soupirent...

- Résultat : après avoir été de dociles et serviables strapontins, nous voilà toutes trois CHOCOLAT... sans personne pour nous réchauffer d'un bon CHOCOLAT chaud et parfumé... Bref, on nous a lâchement oubliées.

- Tsstss ! ça n'est pas un oubli. La dernière fois que nos deux répliques de Marie-Antoinette sont venues prendre le soleil dans leur Petit Trianon, l'Ernest a mollement proposé de nous remiser. Sa Lucienne a pouffé : t'inquiète mon loup, c'est de " l'étudié pour ", du mobilier " aoûtdehors " ! Lui, a presque tiqué (à défaut de penser) - bon sang d' bonsoir, j'y comprends rien, on est en octobre, alors faudrait p'têtre garer " ces trois trucs "... - Sa lucidité a été de courte durée, par flemmardise, il n'a pas insisté. D'ailleurs ça l'arrangeait de rentrer avant les embouteillages; ils seraient pile poil à l'heure, sa bière, son survêt' et lui dans le survêt', affalés de conserve devant Sainte Télé  glorifieuse de Sainte Finale de Saint Foot. Amen- Alléluia !

Les douze pieds des alexandrines claquent des dents. Dos au mur, c'est l'heure de la sentence :

- Condamnées à ne plus jamais être enfermées...

- Aliénées et pourtant, sans plus aucune araignée au plafond...

- Rançonnées à vie, pour cause d'estampillage qui les voue, dès janvierfévriermarsavril...maijuinjuillet... jusqu'en septembreoctobrenovembredécembre... à toujours demeurer en aoûtdehors ! (qui a dit : outdoor ?)

 

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Q
Excellent... et j'adore les noms donnés aux chaises... les pauvres !!!
bravo à vous deux. J'aime aussi ces défis que chacun relève à son idée.
Passez une douce journée.
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C
Super !!!! Bravo à vous deux !!! J'ai bien ri, en lisant : éloignée du vieux pommier incontinent qui laissait échapper des pommes ... hi ! hi ! hi ! Bonne poursuite de ce lundi !
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M
Merci Colette ! J'espère que mes vieux pommiers ne se vexeront pas !
J
Excellent , je me suis régalée à la lecture , un dialogue des plus savoureux , truffé d'humour j'adore .
Bonne journée
Bises
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Merci Jazzy, Marie s'y entend pour faire vivre les objets et leur prêter des dialogues savoureux. Merci pour votre amicale visite . Bises de nous deux.
A
Plume habile s'en est bien sortie, et Pinceau agile itoument... Hugh ! Andy a parlé . ];-D
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ah ben, si Andy a dit ... il est vrai qu' indien vaut mieux que deux 'tu-l'auras'
J
les contes du lundi j'aime aussi ,
Monsieur Daudet - Marie Merci pour cette histoire qui me laisse -sur le c...- assise d'admiration
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On ne pense pas assez au confort des chaises quand on y pose son séant . Bonne journée Josette.
M
Comme elles sont jalouses. J'ai aimé ce joli conte. Merci
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Merci pour votre visite Martine , ah il n'est pas facile de siéger toute l'année sans sourciller.
A
Bien jalouses et bavardes ces petites chaises frileuses, les voilà abandonnées à leur triste sort... pas si triste puisqu'elles sont rentrées à jamais dans le livre des contes de noël de la famille Cabardouche !
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Meuh non ce n'est pas si triste car elles ont le label 'Aout-dehors' qui doit bien réchauffer car c'est un label de Cadix.
J
Ah la complainte des chaises corses... autres temps autres contes, ,-) bien joué, bon lundi à vous deux, bises
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La situation n'est pourtant pas si corsée ! bises de nous deux.